Un « cadenas » biologique pour empêcher les micro-organismes artificiels de s’échapper

brins-d-adn-helice-duelle-17352206« Des biologistes américains ont conçu un « cadenas » biologique permettant d’éviter la propagation dans l’environnement d’une bactérie génétiquement modifiée, en la rendant dépendante d’une molécule artificielle. » explique un article du Journal de la Science (JS).

En effet, à l’image de certaines bactéries à substrat naturel obligatoire telle que Legionella pour la cystéine qui ne peut se multiplier qu’en présence de cette molécule, les scientifiques ont imaginé et conçu des bactéries à substrat « artificiel » obligatoire. C’est un type de substrat entièrement inventé par les scientifiques que l’on ne retrouve pas dans l’environnement naturel.

Beaucoup de précautions sont prises par les laboratoires pour éviter que des germes artificiels ne se retrouvent dans la nature. JS explique que « toutefois, le risque demeure, indéniablement. » et que « c’est précisément pour réduire le risque d’une contamination de l’environnement par des organismes génétiquement modifiés que le professeur de génétique Robert Church (Harvard Medical School, Etats-Unis) et ses collègues ont ni plus ni moins mis au point un code génétique capable d’éviter tout risque de contamination de ce type. »

 En modifiant sont code génétique, c’est une souche d’Escherichia Coli que les chercheurs ont décidé de rendre dépendante à un aminoacide (acide aminé) complètement inventé par ces derniers.

Pour le moment cette avancé démontre qu’il pourrait être possible de développer des « systèmes » de protection pour empêcher une diffusion de micro-organismes génétiquement modifiés dans la nature.

L’article n’aborde cependant pas les risques de mutation. Car le monde microbien fait sans nul doute parti des espèces vivantes les plus mutantes.

Sources :

http://www.journaldelascience.fr/biologie/articles/chercheurs-inventent-code-genetique-pour-proteger-organismes-artificiels-4512

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Rouxiella chamberiensis, nouvelle bactérie identifiée par l’Institut Pasteur

« En décembre 2013, à la suite de la mort de trois nourrissons grands prématurés et de l’infection d’un quatrième à l’hôpital de Chambéry, la Cellule d’intervention biologique d’urgence (CIBU) de l’Institut Pasteur, dirigée par Jean-Claude Manuguerra, avait été fortement sollicitée pour identifier la bactérie retrouvée en grande quantité dans six poches de nutrition parentérales ayant servi à alimenter les nouveau-nés. Les chercheurs avaient alors pu conclure à l’implication d’une nouvelle bactérie et, fait rare, appartenant à un genre jusqu’alors non décrit.

Après le séquençage de l’intégralité de son génome et sa caractérisation complète, cette bactérie, baptisée par les chercheurs Rouxiella chamberiensis, vient d’être officiellement reconnue par le Comité international de taxonomie bactérienne. Les résultats de ces travaux sont publiés dans la revue de référence en taxonomie : International Journal of Systematic and Evolutionary Microbiology. »
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« Le nom du genre de la bactérie rend hommage à Emile Roux, médecin bactériologiste et immunologiste qui cofonda l’Institut Pasteur aux côtés de Louis Pasteur. Le nom de l’espèce a été attribué en référence à Chambéry, lieu de l’apparition de la nouvelle bactérie. »
« Les chercheurs de la CIBU poursuivent aujourd’hui leurs investigations, en collaboration avec d’autres équipes de l’Institut Pasteur ou d’institutions extérieures. Ils travaillent notamment à la mise au point d’un test de détection spécifique à Rouxiella chamberiensis. Par ailleurs, ils doivent également apporter leur expertise dans le cadre de l’enquête judiciaire, qui devrait permettre d’établir le scenario de contamination des poches de nutrition, et de comprendre d’où provient cette bactérie, quel est son mode d’action. »
Sources :
Publication :
Anne Le Fleche-Mateos, Marion Levast, Fabienne Lomprez, Yolande Arnoux, Clément Andonian, Michel Perraud, Véronique Vincent, Meriadeg Ar Gouilh, Jean-Michel Thiberge, Mathias Vandenbogaert, Laure Diancourt, Valérie Caro, Ana Maria Burguiere, et Jean-Claude Manuguerra, Rouxiella chamberiensis gen. nov., sp. nov., a new Enterobacteriaceae isolated from parenteral nutrition bags, Int J Syst Evol Microbiol ijs.0.000179; published ahead of print March 6, 2015
Articles historiques :

Journée Thématique de l’ABE «Nouvelle Norme NFT 90-431 » 13 mars 2015

afnorLe vendredi 13 mars 2015, 35 participants ont assistés à la présentation du Dr LAWRENCE sur l ‘actualisation de la norme de recherche des légionelles T90 431. Ce public était constitué de praticiens en hygiène, de biohygiénistes, d’infirmière hygiénistes et de techniciens de laboratoire en provenance d’Avignon, Mâcon, Nantes, Bordeaux, Beaumont sur Sarthe, La Roche Guyon, Jossigny, Paris, Aulnay sous bois, Poissy, Nanterre, Créteil, Beauvais, Evron, Corbeil Essonnes, Poitiers, Montreuil. Garches.

 

Pour en savoir plus :

Page de l’ABE :  http://biohygieniste.forumactif.com/?pid=5

Documents de l’ABE « Légionelles – Norme NFT 90-431 » http://biohygieniste.forumactif.com/t15-apres-midi-thematique-legionelles-nouvelle-norme-nft-90-431-du-13-03-2015

 

 

 

 

 

Bourbon : nouveau virus dû à la tique

INSEKTEN, PARASIT, EKTOPARASIT, INFEKTION, BLUTSAUGER, KRANKHEITSUEBERTRAEGER, KRANKHEIT, UEBERTRAEGER, HAUT, BISS, FUTTERUn nouveau virus, transmis par les tiques, aurait causé la mort d’un homme aux Etats Unis au printemps 2014.

Les autorités sanitaires américaines ont fait la découverte d’un nouveau virus. Ce virus, de la famille des thogotovirus, a été responsable du décès d’un homme au printemps 2014, dans le Kansas, , d’après le centre de contrôle et de prévention des maladies (CDC) dans son étude de cas publiée, en fin de semaine dernière, dans la revue EIDJ.

Les thogotovirus sont déjà associés à des transmissions par les tiques et les moustiques en Afrique, en Asie et en Europe,

Selon l’étude ; il est tombé malade quelques jours après plusieurs morsures de tiques, avec de la fièvre et des maux de tête. Malgré la prise d’antibiotiques, l’état de l’homme s’est aggravé, notamment ses fonctions rénales. Il ne pouvait pas non plus respirer de façon autonome puis il est décédé d’un arrêt cardio-pulmonaire, onze jours après l’apparition des symptômes.

Suite à de nombreux tests négatifs, un échantillon du sang de l’homme décédé a alors été envoyé à un laboratoire afin de procéder à des analyses approfondies. Par la technique Abbott Molecular Diagnostics (AMD) il a été déterminé qu’il s’agissait d’un nouveau virus. Ce virus est baptisé Bourbon, du nom du comté où il a été découvert.

Source scientifique :

http://wwwnc.cdc.gov/eid/article/21/5/15-0150_article

Autres sources :

http://www.allodocteurs.fr/actualite-sante-bourbon-le-nouveau-virus-mortel-decouvert-aux-usa-15652.asp?1=1

http://www.ouest-france.fr/etats-unis-bourbon-une-nouveau-virus-mortel-identifie-3207980

La cartographie microbienne du métro new-yorkais

pathomap2Des chercheurs de l’université américaine de Cornell ont publié vendredi 06 février la première carte des microbes trouvés dans les 960 km du métro new-yorkais.

La majorité des 637 espèces de bactéries, virus et champignons qui y ont été recensées ne présentent pas de danger. Mais les chercheurs ont fait une autre découverte : près de la moitié des séquences d’ADN collectées ne correspondait à aucun organisme connu, selon Cornell.

Une carte interactive (http://www.pathomap.org/map/) en ligne, du projet «PathoMap» qui avait été lancé en juin 2013, permet de visualiser l’étendue de la colonisation bactérienne quasiment station par station et par grandes familles bactériennes.

Une équipe composée de nombreux étudiants, avait collecté de l’ADN sur les tourniquets, les sièges, les portes, les poignées et autres surfaces du métro. Sur 4200 échantillons collectés, 1457 avaient ensuite été séquencés.

12% des bactéries retrouvées sont liées à des pathologies humaines, des bactéries multi-résitantes aux antibiotiques sont retrouvées dans 27% des prélèvements collectés. Les chercheurs ont même mis en évidence la présence de fragments d’ADN de Bacillus anthracis (agent de l’anthrax) dans 2 échantillons et de plasmide de Yersinia pestis (agent de la peste bubonique) dans 3 échantillons sans pour autant pouvoir retrouver ces germes en culture.

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Le Parisien indique: « La station de métro South Ferry, inondée durant l’ouragan Sandy en novembre 2012 et qui, à l’époque du projet n’avait pas rouvert, ils ont trouvé dix espèces de bactéries correspondant à un environnement marin. Elles ne se trouvaient dans aucune autre station. »

Sources sûres :

http://weill.cornell.edu/news/pr/2015/02/researchers-produce-first-map-of-new-york-city-subway-system-microbes-christopher-mason.html

http://www.pathomap.org/2015/02/05/interactive-viz-south-ferry-station/

http://www.cell.com/pb/assets/raw/journals/research/cell-systems/do-not-delete/CELS1_FINAL.pdf

Sources médias:

http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/2015/02/06/cartographie-des-microbes-du-metro-new-yorkais/

http://www.leparisien.fr/sciences/des-centaines-d-especes-de-bacteries-dans-le-metro-new-yorkais-07-02-2015-4514291.php

http://newyork.cbslocal.com/2015/02/05/pathomap-breaks-down-bacteria-other-microorganisms-at-citys-subway-stations/

Session thématique sur la nouvelle NORME NFT90-431 de novembre 2014

gouteComme chaque année l’Association des biohygiénistes Européens propose des sessions thématiques en hygiène hospitalière accessible à tous.

Ces sessions permettent aux professionnels hygiénistes, (biohygiénistes, techniciens, infirmiers, cadres et praticiens en hygiène) ainsi qu’aux autres professionnels de santé notamment en endoscopie, dialyse, pharmacie… d’assister à des interventions assurées par un professionnel. C’est aussi un moment pour échanger vos expériences et poser directement vos questions à un spécialiste.

La prochaine session aura lieu le 13 mars sur la thématique : Recherche des légionelles dans les réseaux d’eau chaude sanitaire et plus particulièrement sur la nouvelle norme NF T90-431 (novembre 2014). Elle sera animée par le Dr Christine LAWRENCE, Praticien en hygiène, Microbiologiste à l’ Hôpital Raymond Poincaré.

Cette rencontre constitue une opportunité pour poser vos questions, pour vous aider à mettre en œuvre et à valider cette technique dans les domaines pré analytiques, analytiques et post analytiques.

Pour plus information rendez-vous sur : la page internet de l’ABE

Notons les prochaines sessions :

Juin 2015 : Les contrôles microbiologiques, chimiques et endotoxiniques en dialyse.

Octobre 2015 : Actualisation des recommandations sur les contrôles environnementaux en fonction des zones à risque.

Avril / Mai 2016 : 10e Congrès biologie et hygiène hospitalière

Octobre 2016 : session de formation thématique sur les contrôles microbiologiques en hygiène hospitalière

2014 sur le FBH

Les lutins statisticiens de WordPress.com ont préparé le rapport annuel 2014 de ce blog.

En voici un extrait :

Un métro New-Yorkais contient 1.200 personnes. Ce blog a été visité 5 300 fois en 2014. S’il était un métro New-Yorkais, il faudrait faire 4 voyages pour les déplacer tous.

Cliquez ici pour voir le rapport complet.

Les légionelles au coeur du combat laboratoires publics et géants privés

Hôpital-3La lutte contre la légionellose a été un fer de lance en hygiène hospitalière. Après de nombreux épisodes d’épidémies dans le milieu hospitalier avec près de 20% des cas de légionelloses en France à la fin des années 90, le milieu hospitalier concerne à ce jour environ 7% des cas en France par an à ce jour.

Cette lutte s’est largement améliorée avec l’implication des équipes d’hygiène hospitalière et la réalisation des contrôles microbiologiques pour recherche de légionelles par les techniciens biohygiénistes en interne à l’établissement de santé. Ces analyses ont évolués afin d’améliorer la sensibilité de la technique et les EOH se sont toujours adaptées à ces changements.

L’arrêté de février 2010, sous le lobby des grands laboratoires privés a imposé  la mise en place de l’accréditation COFRAC pour les laboratoires environnementaux en charge des analyses pour la recherche des légionelles. La mise en place de cette accréditation  a demandé un investissement financier supplémentaire de la part des hôpitaux pour maintenir cette force interne dans la lutte contre la légionellose et a obligé les laboratoires d’hygiène hospitalier à regrouper cette activité sur un seul laboratoire « territorial » dans l’optique des regroupements hospitaliers.

La nouvelle norme NFT 90-431 de décembre 2014, améliore principalement la sensibilité du résultat mais elle est sujet à des controverses telle que les délais et conditions d’acheminement des échantillons n’apportant que des contraintes pour des bénéfices techniques non scientifiquement prouvés ou publiés.

Au travers des adaptations sous les arguments d’amélioration continue se cache une bataille des marchés indiscutable dans les analyses environnementales. Les améliorations techniques, pour certaines sont plus des armes de découragement que de vrais points d’amélioration justifiés pour le terrain et la protection des patients.

Certains hôpitaux avaient déjà fait le choix lors de la mise en place de l’accréditation COFRAC depuis 2012, d’une externalisation de la prestation avec des expériences peu convaincantes en terme de réactivité lors de suspicions, de difficultés à obtenir les souches pour les comparaisons avec les souches cliniques, la programmation de prélèvements environnementaux en urgence suite à un cas.

La réalisation en interne avait pour force pour le professionnel biohygiéniste de bien connaitre les aspects morphologiques des souches du réseau de l’hôpital dans lequel ou pour lesquels le laboratoire exerçait l’analyse.  Et cette connaissance du réseau est un levier indispensable pour une bonne maîtrise du risque infectieux lié à l’eau dans nos hôpitaux.

Les évolutions prochaines de cette course au marché va rapidement concerner la recherche de légionelles dans les co-propriétés avec sans doute un renforcement de la legislation, l’obligation d’accréditation pour les contrôles microbiologiques d’endoscopes qui sont pourtant bien maîtrisés dans les hôpitaux publics à ce jour et enfin les contrôles d’air dans les zones accueillant du public.

TJP

Certification des sites de santé Honcode payant.

hon-code« La fondation Health On the Net, depuis 18 ans certifie les sites Web de santé dans le monde entier sur la base de huit principes destinés à améliorer la confiance dans la qualité des informations de santé. Plus de 8 000 sites sont actuellement certifiés et plus de 7,4 millions de pages Web arborent actuellement le logo HONcode. Depuis sa création en 1996, grâce à l’aide des agences gouvernementales et des organisations publiques, la certification HONcode, y compris sa réévaluation annuelle, a été un service complètement gratuit. » indique Celia Boyer directrice de la fondation Health On the Net dans son message destiné aux webmasters de sites certifiés.

« Nos sponsors gouvernementaux nous ont encouragés à devenir financièrement indépendants pour faire face au volume constamment croissant des informations de santé ainsi que des échanges électroniques » déclare Célia Boyer, Directrice de la Fondation. C’est pourquoi HON demande désormais aux sites certifiés, une participation pour le fonctionnement de la certification. L’évaluation initiale restant, quant à elle, gratuite. « Les sites certifiés contribueront ainsi à créer un vaste espace d’informations fiables sur la santé et accessible à tous sans aucune restriction » précise ce même mail.

Il est également expliqué que « Cette contribution financière permettra de pouvoir continuer à offrir un service de qualité incluant l’évaluation par des experts, une amélioration des échanges et une meilleure disponibilité auprès de ses membres, mais aussi d’assurer la pérennité de la certification HONcode. »

Enfin les prix annoncés sont de 50 € pour les sites à but non lucratif à 325 € pour les sites à but lucratif.

Il est bien évident que le Forum des Biohygiénistes doit rester un site internet gratuit. Ainsi il n’est pas envisageable de financer cette situation d’une manière que ce soit.

Au travers de cela, si effectivement la certification possède un coût … pourquoi ne pas exiger une accréditation COFRAC du système Honcode ? En tant que client n’avons nous pas le droit à un vrai système qualité de la certification des sites de santé sur la toile internet ?

TJP

Résistance aux antibiotiques : Appel de La Grande-Bretagne à une guerre internationale

Présentation1Comme s’il s’agissait d’un écho, suite à l’appel de la World Alliance Against Antibiotic Resistance du 23 juin (voir article « Résistance aux antibiotiques : l’appel de la World Alliance Against Antibiotic Resistance ».), le premier ministre britannique appelle à une action mondiale pour lutter contre la menace croissante de la résistance aux antibiotiques.

Le Figaro explique, La fondation Wellcome Trust contribuera pour 500 000 livres (630 000 euros) à l’initiative de David Cameron. « Ce n’est pas seulement un défi médical et scientifique, souligne le directeur du Wellcome Trust, le Dr Jeremy Farrar, mais aussi un défi économique et social ».

C’est à ce jour, la première puissance à prendre conscience de l’enjeu majeur de ce combat, à en prendre acte et à appeler les autres nations à rejoindre cette guerre à mener de manière mondiale. Ce combat ne peut être qu’efficace que si des actions internationales sont menées.

Il est important que d’autres nations (grandes et petites) rejoignent ce premier pas courageux britannique.

sources :

http://www.bbc.com/news/health-28123025

http://sante.lefigaro.fr/actualite/2014/07/02/22556-david-cameron-declare-guerre-mondiale-lantibio-resistance

https://fbhleblog.wordpress.com/2014/06/23/la-declaration-de-guerre-contre-la-resistance-bacterienne/

http://www.carevox.fr/sante-maladies/article/la-declaration-de-waaar-contre-la