Archives de Catégorie: manuportage

La solution hydroalcoolique victime à tort d’une étude testant son mesusage en présence de bisphénol A

Aucune solution hydro-alcoolique (SHA) commercialisée en France ne contient de Bisphenol A.

« Selon une étude publiée dans la revue « Plos One », les solutions hydroalcooliques seraient dangereuses pour la santé, car favorisant l’absorption par la peau de bisphénol A, un perturbateur endocrinien nocif. Des arguments infondés, explique Pierre Parneix, président de la Société française d’hygiène hospitalière. »

Mais alors serait-on atteint de phobie compulsive face aux solutions hydro-alcooliques pourtant en place outre Rhin avec une dizaine d’années d’avance sur nous ?

Toutes les théories ont fusé sur les SHA depuis leur mise en place alors que pourtant elles ont véritablement révolutionné la médecine moderne face à la diffusion de bactéries multi-résistantes en prenant pour exemple majeur la baisse net de l’incidence du Staphylocoque doré résistant à la méticilline dans nos hôpitaux depuis la mise en place de la friction hydro-alcoolique.

Cette étude ne teste que le risque d’un mésusage grossier et absurde des SHA. Aucune personne dans la vie professionnelle ou dans la vie courante ne pourrait reproduire par inadvertance les conditions expérimentales de cette expérience.

« les chercheurs ont demandé dans ce cas précis aux volontaires de mettre une grosse dose de gel antibactérien sur leurs mains sans exercer de friction, puis leur ont collé un ticket de caisse dessus et observé si du bisphénol A (contenu dans ces bouts de papier) pénétrait dans la peau au bout de quatre minutes. » explique l’article du nouvelobs.

Le manque de culture scientifique serait-elle la cause d’une inquiétude exagérée ? Où la confiance envers les études alarmistes serait plus facile dans notre société moderne ?

Quoi qu’il en soit on ne le rappellera jamais trop que les solutions hydro-alcooliques s’utilisent dans des conditions précises d’utilisation :

– mains visiblement propres, sèches et sans bijoux

– ongles courts, sans vernis

– la friction doit avoir lieu au moins pendant 30 secondes et ne pas s’arrêter jusqu’à l’obtention complète de mains sèches.

 

On comprend bien vite que personne ne se présentera à la cafétéria avec les mains trempées de SHA pour récupérer la facturette et la tenir avec les mains dégoulinante de SHA avant de boire son café.

Sources : http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1400719-le-gel-antibacterien-nocif-pour-la-sante-faux-et-il-ne-contient-pas-de-bisphenol-a.html

 

 

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#safeHANDS

A l’occasion de la Journée Mondiale de l’Hygiène des Mains du 05 mai 2015, le Forum des Biohygiénistes en soutient à l’action de l’OMS modifie sa bannière avec le marqueur de métadonnées #safeHANDS

FBHSAFEHANDS

 

 

Les liens internet de l’opération organisée par l’OMS sont diffusés aux membres du forum retrouvez les également dans cet article:

1) WHO campaign webpage: http://www.who.int/gpsc/5may/EN_PSP_GPSC1_5May_2015/en/
2) Where to post your pictures: http://www.CleanHandsSaveLives.org/safehands/
3) The safeHANDS campaign promotion clip: http://tinyurl.com/safeHANDSclip
4) The Hand Sanitizing Relay – possible Guinness World Record explanatory clip: http://tinyurl.com/HHRelay

 

http://biohygieniste.leforum.eu/t618-campagne-2015-save-lives-clean-your-hands-de-l-OMS.htm#p1301

 

 

 

Quand les médias abordent des sujets qu’ils ne maîtrisent pas.

hygiene mainsCette fois-ci c’est à titre personnel que je publie cet article …

Après mon article en 2011 sur le thème Les médias mènent la vie dure à l’hygiène hospitalière… je ne peux m’empêcher à nouveau de réagir au discours apporté par la chroniqueuse Laurence Ostolaza. En effet, France 2 se lance sur le sujet de l’hygiène des mains en milieu communautaire le mardi 8 janvier dernier dans l’émission Télé Matin. L’idée part d’une bonne intention , le sujet demeure plutôt complet et pourtant j’attire mon attention sur l’utilisation des mots… qui est très important lorsque l’on s’adresse au grand public quand il s’agit de problème de santé publique.

Pour commencer ma critique il aurait été intéressant d’entendre un vrai médecin hygiéniste pour aborder les problématique d’hygiène des mains … Il existe de vrais spécialistes pourquoi ne pas en avoir invité un …

Ensuite plusieurs erreurs ont été dites.

Tout d’abord affirmer que le type de savon n’est pas important… Faux !!! Chaque savon n’a pas la même efficacité et surtout, il vaut mieux préférer les savons liquides que les savons sous forme de blocs où tout le monde dépose ses bactéries pour les partager avec les utilisateurs suivants …

Ensuite expliquer je cite:  « Les gels hydroalcooliques, sont utiles dans la rue quand on a rien d’autre avant de manger quelque chose, mais en revanche il ne remplace pas le lavage au savon … Pourquoi ? Parce que certains germes sont résistants à ces gels hydroalcooliques. Donc ce n’est pas la panacée » fin de citation. Grave erreur … et il faut faire attention car ce qui est valable en milieu hospitalier ne l’est pas en milieu communautaire. En milieu hospitalier certains germes sporulants tel que Clostridium spp sont effectivement résistants à l’action des solutions et gels hydroalcooliques lorsqu’ils se trouvent sous leur forme sporulée.

Dans le cas d’une prise en charge d’un patient infecté par ce type de germe on préconise au personnel soignant un lavage au savon doux pour éliminer les spores de Clostridium puis après séchage des mains de terminer par une friction hydro-alcoolique pour éliminer les autres bactéries qui sont pour la majorité d’entre elles restées sur les mains après l’utilisation du savon… Ce qu’il faut savoir, c’est que le nombre de patient infectés par Clostridium sont très minoritaires à l’hôpital ce qui est la raison pour laquelle on utilise majoritairement les solutions et gels hydroalcooliques pour une efficacité optimale.  Ces patients sont très minoritaires à l’hôpital … ils le sont encore plus en milieu communautaire … c’est donc bien une grave erreur que de dire aux gens de préférer le savon aux solutions et gels hydro-alcooliques.

La seule vraie raison qui pourrait être mis en avant dans un  défaut d’efficacité de la friction hydroalcoolique pour Mr et Mme tout le monde c’est l’utilisation des solutions hydroalcooliques et du gel avec la bonne technique (gestuelle) comme indiqué dans un de mes précédents articles de 2009 au moment de la pandémie de grippe A sur le thème L’utilité de la solution hydro-alcoolique chez monsieur, madame tout le monde.

Technique de la friction hydro-alcoolique: http://www.dailymotion.com/video/x5i6w4_visionner-la-friction-hydro-alcooli_lifestyle

Jean-Philippe TABUT.

Le passage des aînés aux urgences augmente le risque infectieux

Au Canada,  une enquête réalisée lors de l’épidémie de H1N1 par le Dr Caroline Quach , pédiatre à l’Hôpital de Montréal pour enfants, avait montré que,  contrairement à ce que croyaient les chercheurs, chez les enfants, une visite à l’hôpital n’avait pas d’incidence sur le nombre d’infections respiratoires ou de gastro-entérites.

Une nouvelle étude, menée par des chercheurs de Montréal, Rivière-du-Loup et Toronto qui ont examiné les conditions de vie des aînés établis dans des CHSLD (Centre d’Hébergement de Soins de Longue Durée), a permis de comparer les taux d’infection entre les patients ayant visité les urgences et ceux qui ne s’y sont pas rendus. Ainsi le Dr Quach s’est entourée de plusieurs collègues connaissant bien population.

L’étude a été financée par l’Institut canadien pour la sécurité des patients (ICSP), le ministère de la Santé du Québec et les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC).

Ainsi, 1200 personnes de 65 ans et plus vivant dans 22 CHSLD de Montréal, Québec, Rivière-du-Loup et Toronto ont été suivies durant deux ans. parmi elles, 424 personnes ont dû se rendre aux urgences pour traiter autre chose qu’une infection respiratoire ou gastro-intestinale. En les comparant avec celles qui n’étaient pas allées aux urgences, les chercheurs ont découvert les risques associés pour les personnes âgées. Ainsi ces personnes sont trois fois plus à risque de souffrir d’une infection respiratoire ou gastro-intestinale dans la semaine qui suit leur visite aux urgences.

Les résultats de cette recherche ont été publiés dans la revue scientifique Journal de l’Association médicale canadienne.

«C’est tout à fait différent pour les personnes âgées, explique la Dre Quach. Cette étude démontre l’importance d’améliorer la prévention des infections dans les hôpitaux, notamment par le lavage des mains. Ça démontre aussi l’importance de l’aménagement de chambres individuelles dans les établissements. Quant aux CHSLD, il est clair qu’ils doivent prendre des précautions quand une personne revient des urgences. Il reste à définir comment.»

TJP

Références:

Do Pediatric Emergency Departments pose a Risk of Infection?  Quach C, Moore DL, Ducharme F, Chalut D.  BMC Pediatrics 11:2, 2011.

Risk of infection following a visit to the emergency department: a cohort study Caroline Quach MD MSc, Margaret McArthur RN, Allison McGeer MD MSc, and colleagues

sources internet vulgarisées:

http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/sante/201201/24/01-4488757-les-visites-aux-urgences-risquees-pour-les-personnes-agees.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_lire_aussi_4488848_article_POS1

http://www.cyberpresse.ca/la-tribune/actualites/201201/24/01-4488848-infections-la-salle-durgence-mise-en-cause-selon-une-etude.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_lire_aussi_4488757_article_POS1

Le Cuivre solution écologique et économique de lutte contre les infections nosocomiales ?

Le centre hospitalier de Rambouillet dans les Yvelines teste actuellement pendant une période d’un an l’efficacité du cuivre dans la lutte contre les infections nosocomiales. La stratégie est simple éliminer tout d’abord le risque d’infections manuportées qui représentent 70 à 90% des infections nosocomiales. Ainsi du cuivre a été mis en place sur les poignées de portes, le portes battantes, les interrupteurs, les tablettes de lit, les robinets labellisés Antimicrobial Copper … Le cuivre est capable de tuer 90 à 100% des bactéries, virus ou champignons déposés sur une surface cuivré. Le cuivre oxydé (vert de gris) et encore plus efficace que le cuivre à l’état brute.

Rien ne sert d’astiquer et d’entretenir ce cuivre pour le rendre brillant… plus l’aspect du cuivre est gris plus sa surface est microbicide.

« Tout couvrir de cuivre ne servirait à rien. Nous avons ciblé, avec les équipes des services concernés, les objets les plus fréquemment touchés » explique Dr Patrick Pina praticien hygiéniste à Rambouillet dans un article du quotidien METRO du 25 novembre 2011.

Le Député Hervé FERON a interrogé dans l’hémicycle, le 28 juin 2011, au cours de la séance publique des questions orales sans débat, la Secrétaire d’Etat en charge de la Santé, Nora BERRA sur le sujet d’une généralisation du cuivre à l’hôpital afin de de lutter contre les infections nosocomiales. 1

Le 4 avril dernier, l’Institut européen du cuivre (ECI) et l’Université de Southampton ont présenté une expérience en direct sur Internet, montrant l’efficacité naturelle du cuivre contre des germes tels que le staphylocoque doré, en comparaison avec l’inox. « Dans des espaces intérieurs et à une température ambiante de 22°C, une surface en cuivre détruit 99,9 % des staphylocoques dorés résistants à la méticilline qui se trouvent à son contact, tandis que l’inox n’a aucune incidence « , expliquait Dr William Keevil, chercheur en microbiologie et directeur de l’Unité de santé environnementale à l’université de Southampton. 2

Mais qu’en est il du coût financier ?

Hervé Féron député PS de Meurthe-et-Moselle interrogé par le quotidien METRO (25/11/2011) estime que le coût d’un équipement équivalent à celui réalisé à Rambouillet serait inférieur au coût total des infections nosocomiales manuportées limitées. L’investissement à l’hôpital de Rambouillet aurait été de 1500 € auxquels s’ajoutent 10 000€ de frais d’installation. Le Cigma de Laval, premier établissement en France à expérimenter le cuivre, a déboursé 35.000 €. 3

Au mois de juillet, les premiers résultats d’une étude américaine ont été présentés à la première Conférence Internationale sur la Prévention et le Contrôle des Infections (ICPIC) de Genève. Il a été affirmé que le cuivre permettrait de réduire in situ de 40% le nombre d’infections nosocomiales. Un rapport du Sénat sur les politiques de santé publique, estimait en 2006 entre 730 millions et 1,8 milliard d’euros le surcoût lié aux infections nosocomiales par an. On voit bien l’économie réelle annuelle qui pourrait se concrétiser si la baisse de 40% des infections nosocomiales se confirmait avec l’utilisation du cuivre dans nos hôpitaux.

TJP

Sources scientifiques récentes:

– “Role of copper in reducing hospital environment Contamination”. A.L. Casey, D. Adams, T.J. Karpanen, P.A. Lambert, B.D. Cookson, P. Nightingale, L. Miruszenko, R. Shillam, P. Christian and T.S.J. Elliott. Journal of Hospital Infection (2010); 74 (1): 72-77.

– “Inactivation of Influenza A Virus on Copper versus Stainless Steel Surfaces”. J.O. Noyce, H. Michels and C.W. Keevil. Applied and Environmental microbiology (2007); 73 (8): 2748–2750.

– “Potential use of copper surfaces to reduce survival of epidemic methicillin-resistant Staphylococcus aureus in the healthcare environment”. J.O. Noyce, H. Michels, C.W. Keevil. Journal of Hospital Infection (2006); 63: 289.

Autres sources:

1: Vidéo:  Hervé FERON interroge la Secrétaire d’Etat en charge de la Santé – le cuivre, antimicrobien dans la lutte contre les infections nosocomiales – 28 juin 2011

2: Institut européen du cuivre (ECI) et l’Université de Southampton “Antibiotic-Resistant Germs Eliminated by Copper in Live Global Broadcast”, http://www.antimicrobialtouchsurface.com/

3Assemblée Nationale, 13e legislature, Question N° : 1538 de M. Hervé Féron