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Journée Thématique de l’ABE «Nouvelle Norme NFT 90-431 » 13 mars 2015

afnorLe vendredi 13 mars 2015, 35 participants ont assistés à la présentation du Dr LAWRENCE sur l ‘actualisation de la norme de recherche des légionelles T90 431. Ce public était constitué de praticiens en hygiène, de biohygiénistes, d’infirmière hygiénistes et de techniciens de laboratoire en provenance d’Avignon, Mâcon, Nantes, Bordeaux, Beaumont sur Sarthe, La Roche Guyon, Jossigny, Paris, Aulnay sous bois, Poissy, Nanterre, Créteil, Beauvais, Evron, Corbeil Essonnes, Poitiers, Montreuil. Garches.

 

Pour en savoir plus :

Page de l’ABE :  http://biohygieniste.forumactif.com/?pid=5

Documents de l’ABE « Légionelles – Norme NFT 90-431 » http://biohygieniste.forumactif.com/t15-apres-midi-thematique-legionelles-nouvelle-norme-nft-90-431-du-13-03-2015

 

 

 

 

 

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Session thématique sur la nouvelle NORME NFT90-431 de novembre 2014

gouteComme chaque année l’Association des biohygiénistes Européens propose des sessions thématiques en hygiène hospitalière accessible à tous.

Ces sessions permettent aux professionnels hygiénistes, (biohygiénistes, techniciens, infirmiers, cadres et praticiens en hygiène) ainsi qu’aux autres professionnels de santé notamment en endoscopie, dialyse, pharmacie… d’assister à des interventions assurées par un professionnel. C’est aussi un moment pour échanger vos expériences et poser directement vos questions à un spécialiste.

La prochaine session aura lieu le 13 mars sur la thématique : Recherche des légionelles dans les réseaux d’eau chaude sanitaire et plus particulièrement sur la nouvelle norme NF T90-431 (novembre 2014). Elle sera animée par le Dr Christine LAWRENCE, Praticien en hygiène, Microbiologiste à l’ Hôpital Raymond Poincaré.

Cette rencontre constitue une opportunité pour poser vos questions, pour vous aider à mettre en œuvre et à valider cette technique dans les domaines pré analytiques, analytiques et post analytiques.

Pour plus information rendez-vous sur : la page internet de l’ABE

Notons les prochaines sessions :

Juin 2015 : Les contrôles microbiologiques, chimiques et endotoxiniques en dialyse.

Octobre 2015 : Actualisation des recommandations sur les contrôles environnementaux en fonction des zones à risque.

Avril / Mai 2016 : 10e Congrès biologie et hygiène hospitalière

Octobre 2016 : session de formation thématique sur les contrôles microbiologiques en hygiène hospitalière

Les légionelles au coeur du combat laboratoires publics et géants privés

Hôpital-3La lutte contre la légionellose a été un fer de lance en hygiène hospitalière. Après de nombreux épisodes d’épidémies dans le milieu hospitalier avec près de 20% des cas de légionelloses en France à la fin des années 90, le milieu hospitalier concerne à ce jour environ 7% des cas en France par an à ce jour.

Cette lutte s’est largement améliorée avec l’implication des équipes d’hygiène hospitalière et la réalisation des contrôles microbiologiques pour recherche de légionelles par les techniciens biohygiénistes en interne à l’établissement de santé. Ces analyses ont évolués afin d’améliorer la sensibilité de la technique et les EOH se sont toujours adaptées à ces changements.

L’arrêté de février 2010, sous le lobby des grands laboratoires privés a imposé  la mise en place de l’accréditation COFRAC pour les laboratoires environnementaux en charge des analyses pour la recherche des légionelles. La mise en place de cette accréditation  a demandé un investissement financier supplémentaire de la part des hôpitaux pour maintenir cette force interne dans la lutte contre la légionellose et a obligé les laboratoires d’hygiène hospitalier à regrouper cette activité sur un seul laboratoire « territorial » dans l’optique des regroupements hospitaliers.

La nouvelle norme NFT 90-431 de décembre 2014, améliore principalement la sensibilité du résultat mais elle est sujet à des controverses telle que les délais et conditions d’acheminement des échantillons n’apportant que des contraintes pour des bénéfices techniques non scientifiquement prouvés ou publiés.

Au travers des adaptations sous les arguments d’amélioration continue se cache une bataille des marchés indiscutable dans les analyses environnementales. Les améliorations techniques, pour certaines sont plus des armes de découragement que de vrais points d’amélioration justifiés pour le terrain et la protection des patients.

Certains hôpitaux avaient déjà fait le choix lors de la mise en place de l’accréditation COFRAC depuis 2012, d’une externalisation de la prestation avec des expériences peu convaincantes en terme de réactivité lors de suspicions, de difficultés à obtenir les souches pour les comparaisons avec les souches cliniques, la programmation de prélèvements environnementaux en urgence suite à un cas.

La réalisation en interne avait pour force pour le professionnel biohygiéniste de bien connaitre les aspects morphologiques des souches du réseau de l’hôpital dans lequel ou pour lesquels le laboratoire exerçait l’analyse.  Et cette connaissance du réseau est un levier indispensable pour une bonne maîtrise du risque infectieux lié à l’eau dans nos hôpitaux.

Les évolutions prochaines de cette course au marché va rapidement concerner la recherche de légionelles dans les co-propriétés avec sans doute un renforcement de la legislation, l’obligation d’accréditation pour les contrôles microbiologiques d’endoscopes qui sont pourtant bien maîtrisés dans les hôpitaux publics à ce jour et enfin les contrôles d’air dans les zones accueillant du public.

TJP

Légionellose: L’INVS alerte sur la recrudescence de 28% en 2010

L’Institut de veille sanitaire alerte sur la recrudescence de la légionnellose, en 2010,en effet le nombre de cas est passé de 1206 cas en 2009 à 1540 cas pour 2010.

Cette augmentation d’environ 28% marque un coup dur pour le plan national de prévention de la légionellose qui a vu une baisse constante du nombre de cas depuis 2005.

L’INVS avait démarrer en décembre 2010 une enquête intitulée « EVALUATION QUANTITATIVE DU SYSTEME DE SURVEILLANCE DES LEGIONELLOSES EN FRANCE » dont le rapport final est attendu pour novembre 2011.

« L’augmentation a été plus importante pendant les mois d’août et septembre et dans les régions Est de la France. L’âge médian des cas était de 62 ans, le sexe-ratio homme/femme de 3,2 et la létalité de 11,7 %. La majorité des cas a été diagnostiquée par un test de détection urinaire et une souche a été isolée chez 282 cas (18 %). Une exposition à risque était rapportée pour 34 % d’entre eux. Aucune épidémie (plus de 10 cas) n’a été identifiée en 2010. Ce bilan des cas de légionellose de 2010 montre que la tendance à la baisse observée ces dernières années s’est inversée. Des études complémentaires sont en cours pour documenter cette augmentation. Les investigations rapides et systématiques ont probablement limité le nombre de cas groupés mais n’ont cependant pas permis d’identifier les sources de contamination de ces épisodes. Il est donc important de maintenir la sensibilisation de l’ensemble des partenaires afin de documenter les caractéristiques des sources de contamination et améliorer ainsi le contrôle de cette maladie par la mise en oeuvre rapide des mesures de contrôle et de prévention. » précise l’INVS dans le BEH n°29-30.

On notera que la mortalité n’a pas changé depuis 2002.

L’étau se ressert donc autour de la stratégie de contrôle des installations à risques et autour des moyens de prévention de la légionellose.

Concernant la capacité des laboratoires à réaliser la technique de recherche des légionelles dans les réseaux d’eau chaude sanitaire, le doute ne sera plus permis à partir de janvier 2012 la législation s’étant durcit avec l’arrêté du 1er février 2010. Les techniques de dénombrement des légionelloses sont elles aussi regardées de prêt par l’ANSES qui a proposé dors et déjà des études pour faire progresser les connaissances en vue de futures optimisations des méthodes de dénombrement comme nous l’avons repris dans notre article:  l’Anses passe en revue les méthodes de dénombrement des légionelles dans l’eau (fbhleblog 19 juillet 2011)

sources scientifiques et législatives:

http://www.invs.sante.fr/surveillance/legionellose/

http://www.invs.sante.fr/Publications-et-outils/BEH-Bulletin-epidemiologique-hebdomadaire/Derniers-numeros-et-archives/Archives/2011/BEH-n-29-30-2011

http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=F1848CA8AA012B16EDAFA8C45D6CF0CB.tpdjo10v_2?cidTexte=JORFTEXT000021795143&dateTexte=20110720

l’Anses passe en revue les méthodes de dénombrement des légionelles dans l’eau

Le deuxième plan national santé environnement 2010-2013 (PNSE2) a placé au rang de ses priorités l’amélioration de l’investigation des cas de légionelloses, la prévention de la survenue de cas de légionelloses liés aux contaminations des réseaux d’eau chaude sanitaire ainsi que la poursuite des efforts de recherche. L’Anses est notamment identifiée comme partenaire au titre de cette action du PNSE2.

Dans ce contexte, l’Agence a été saisie le 29 juillet 2009 par la Direction générale de la santé (DGS) et la Direction générale de la prévention des risques (DGPR) concernant les méthodes de dénombrement.

L’objectif était de répertorier et décrire l’ensemble des méthodes disponibles pour le dénombrement spécifique de légionelles dans l’eau et d’étudier la pertinence de leur mise en oeuvre pour le contrôle des eaux chaudes sanitaires et des tours aéroréfrigérantes.

En premier lieu, le groupe de travail chargé de l’expertise, prenant appui sur la littérature scientifique, ainsi que les données disponibles de surveillance des cas de légionellose en France a considéré que les méthodes de dénombrement à retenir devaient porter, d’un point de vue sanitaire, sur Legionella pneumophila dans les eaux chaudes sanitaires et les eaux des circuits de refroidissement des tours aéroréfrigérantes. Il a par ailleurs, défini les critères à prendre en compte pour évaluer la pertinence d’une méthode de dénombrement de légionelles à des fins de contrôle des eaux chaudes sanitaires et des tours aéroréfrigérantes dans la perspective d’une adaptation de la réglementation.

Les deux seules techniques retenues par l’agence comme étant les plus pertinentes sont la culture selon la norme NF T90-431 et la PCR quantitative selon la norme NF T 90-471 . (La NF EN ISO 11731-2 n’est pas citée sans doute en raison de son application uniquement pour les eaux à faibles teneur en bactéries.)

Une réflexion a également été menée sur les critères d’interprétation des résultats obtenus à partir de ces deux méthodes, aboutissant à proposer des valeurs cibles de dénombrement adaptées aux différents contextes réglementaires.

Des pistes d’études et de recherches ont enfin été proposées pour faire progresser les connaissances en vue de futures optimisations des méthodes de dénombrement de bactéries du genre Legionella dans l’eau et de l’interprétation de leurs résultats.

source: Dénombrement des légionelles dans l’eau : l’Anses passe en revue les méthodes disponibles / http://www.anses.fr/ 18 juillet 2011