Archives de Catégorie: hygiène communautaire

Expérimentation de la transparence en matière d’hygiène dans la restauration

CARTE HYGIEN REST2Le 18 février dernier le décret « 2015-189 relatif à l’expérimentation de la mise en transparence des résultats des contrôles officiels en sécurité sanitaire des aliments dans le secteur de la restauration commerciale à Paris et Avignon » est publié mais concrètement où en sommes nous ?

« L’article 45 de la loi d’avenir pour l’agriculture, l’alimentation et la forêt (LAAAF) prévoit que les résultats des contrôles officiels mis en œuvre au titre de la sécurité sanitaire des aliments dans les établissements agroalimentaires, commerces de détail compris, soient rendus publics. »

Depuis le 1ier juillet, une phase expérimentale de mise en transparence des résultats des contrôles officiels dans le domaine de la sécurité sanitaire des aliments pour la restauration commerciale est mise en place à Paris et à Avignon.

Ces résultats sont peut être trop simplifiés, pour certains, par le biais d’une échelle de 3 valeurs Bon, Acceptable, ou A améliorer pour ne pas dire de façon politiquement incorrecte « Mauvaise ».

Ainsi 2 cartes sont publiées chacune pour une des 2 villes.

Une application smartphone permet également d’accéder à l’information par l’intermédiaire d’affiches collées sur le devantures des restaurants volontaires.

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Sources officielles et législatives :

http://agriculture.gouv.fr/experimentation-de-la-mise-en-transparence-des-controles-officiels-en-restauration-commerciale-paris

Décret n° 2015-189 du 18 février 2015 relatif à l’expérimentation de la mise en transparence des résultats des contrôles officiels en sécurité sanitaire des aliments dans le secteur de la restauration commerciale à Paris et Avignon

Un « cadenas » biologique pour empêcher les micro-organismes artificiels de s’échapper

brins-d-adn-helice-duelle-17352206« Des biologistes américains ont conçu un « cadenas » biologique permettant d’éviter la propagation dans l’environnement d’une bactérie génétiquement modifiée, en la rendant dépendante d’une molécule artificielle. » explique un article du Journal de la Science (JS).

En effet, à l’image de certaines bactéries à substrat naturel obligatoire telle que Legionella pour la cystéine qui ne peut se multiplier qu’en présence de cette molécule, les scientifiques ont imaginé et conçu des bactéries à substrat « artificiel » obligatoire. C’est un type de substrat entièrement inventé par les scientifiques que l’on ne retrouve pas dans l’environnement naturel.

Beaucoup de précautions sont prises par les laboratoires pour éviter que des germes artificiels ne se retrouvent dans la nature. JS explique que « toutefois, le risque demeure, indéniablement. » et que « c’est précisément pour réduire le risque d’une contamination de l’environnement par des organismes génétiquement modifiés que le professeur de génétique Robert Church (Harvard Medical School, Etats-Unis) et ses collègues ont ni plus ni moins mis au point un code génétique capable d’éviter tout risque de contamination de ce type. »

 En modifiant sont code génétique, c’est une souche d’Escherichia Coli que les chercheurs ont décidé de rendre dépendante à un aminoacide (acide aminé) complètement inventé par ces derniers.

Pour le moment cette avancé démontre qu’il pourrait être possible de développer des « systèmes » de protection pour empêcher une diffusion de micro-organismes génétiquement modifiés dans la nature.

L’article n’aborde cependant pas les risques de mutation. Car le monde microbien fait sans nul doute parti des espèces vivantes les plus mutantes.

Sources :

http://www.journaldelascience.fr/biologie/articles/chercheurs-inventent-code-genetique-pour-proteger-organismes-artificiels-4512

La cartographie microbienne du métro new-yorkais

pathomap2Des chercheurs de l’université américaine de Cornell ont publié vendredi 06 février la première carte des microbes trouvés dans les 960 km du métro new-yorkais.

La majorité des 637 espèces de bactéries, virus et champignons qui y ont été recensées ne présentent pas de danger. Mais les chercheurs ont fait une autre découverte : près de la moitié des séquences d’ADN collectées ne correspondait à aucun organisme connu, selon Cornell.

Une carte interactive (http://www.pathomap.org/map/) en ligne, du projet «PathoMap» qui avait été lancé en juin 2013, permet de visualiser l’étendue de la colonisation bactérienne quasiment station par station et par grandes familles bactériennes.

Une équipe composée de nombreux étudiants, avait collecté de l’ADN sur les tourniquets, les sièges, les portes, les poignées et autres surfaces du métro. Sur 4200 échantillons collectés, 1457 avaient ensuite été séquencés.

12% des bactéries retrouvées sont liées à des pathologies humaines, des bactéries multi-résitantes aux antibiotiques sont retrouvées dans 27% des prélèvements collectés. Les chercheurs ont même mis en évidence la présence de fragments d’ADN de Bacillus anthracis (agent de l’anthrax) dans 2 échantillons et de plasmide de Yersinia pestis (agent de la peste bubonique) dans 3 échantillons sans pour autant pouvoir retrouver ces germes en culture.

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Le Parisien indique: « La station de métro South Ferry, inondée durant l’ouragan Sandy en novembre 2012 et qui, à l’époque du projet n’avait pas rouvert, ils ont trouvé dix espèces de bactéries correspondant à un environnement marin. Elles ne se trouvaient dans aucune autre station. »

Sources sûres :

http://weill.cornell.edu/news/pr/2015/02/researchers-produce-first-map-of-new-york-city-subway-system-microbes-christopher-mason.html

http://www.pathomap.org/2015/02/05/interactive-viz-south-ferry-station/

http://www.cell.com/pb/assets/raw/journals/research/cell-systems/do-not-delete/CELS1_FINAL.pdf

Sources médias:

http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/2015/02/06/cartographie-des-microbes-du-metro-new-yorkais/

http://www.leparisien.fr/sciences/des-centaines-d-especes-de-bacteries-dans-le-metro-new-yorkais-07-02-2015-4514291.php

http://newyork.cbslocal.com/2015/02/05/pathomap-breaks-down-bacteria-other-microorganisms-at-citys-subway-stations/

Déclaration de guerre, contre la résistance aux antibiotiques par la World Alliance Against Antibiotic Resistance

Le docteur Carlet a publié tout récemment « The PARIS declaration of WAAAR (World Alliance Against Antibiotic Resistance).

C’est donc dans son intégralité, que nous publions cette déclaration afin de soutenir cette association dans son effort titanesque afin de proposer des axes majeurs de réflexion pour faire face aux échecs de la « médecine antibiotique » d’aujourd’hui.

Pour information: La liste des membres de la World Alliance Against Antibiotic Resistance présente dans la publication ci-dessous n’est pas exhaustive celle-ci évoluant chaque jour.

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The PARIS declaration of WAAAR (World Alliance Against Antibiotic Resistance).

Jean Carlet, Viviana Rodriguez, Gérard Bapt, Benoit Schlemmer, Gérard Nitenberg, Joel Leroy, Patrice Nordman, Jean François Pittet, Amani Alnimr, Jennifer Grant, Yvon Barlavie, Andrew Morris, Grant Waterer,  Antonio Torres, Jordi Mancebo, John McGowan, Sanjeev Singh, Jon Cohen, Jonathan Theodore, Yvana Balter, Pierre Parneix, Josette Raymond, Steve Opal, Michael Niederman, Thomas Gottlieb, George Dimopoulos, Garyphallia Poulakou, Abdul Ghafur, Ricardo Durlach, Jose Arthur Paiva, Massimo Antonelli,  Otto Cars, Petra Gastemeier,Bernard Castan, Jos van der Meer, Jean Daniel Chiche, Lynora Saxinger, Trish Perl, Fatma Amer, Yehuda Carmelli, Fernando Luis Lopez Cardozo, Pierre Dellamonica, Françoise Leblanc-Jouffre, Jacques Acar, Didier Pittet, Susan Huang, Ibrahim Yusuf, Emile Zein, Ling Moi Lin, Shahen Mehtar, Babacar N’Doye, Peter Collignon, Claude Rambaud, Céline Pulcini, Christain Rabaud, Philippe Berthelot, René Courcol, Don Goldman, Sanjay Gupta, Cruz Cordero, Philip Dellinger, Michel Baussier, Xavier Lescure, Antoine Andremont, Jean-Pierre Hermet, Patrick, Coloby, Dominique Peyramond, Jacques Gilquin, Andreas Voss, Jan Kluytmans, Peter Pronovost, Jean Louis Vincent, Ethan Rubinstein, Vladimir Rudnov, Sophie Matheron, Remy Gauzit, Anny Poursinoff, Garance Upham, Xiao Yonghong, Rafael Canton, Mathias Pletz, Manuel Guzman, Gabriel Levy-Hara, Jesus Rodriguez-Bano, Lindsay Grason,  Andrew Morris, Chistian Chidiac, Alain Michel Ceretti, Claude Carlet, Philippe Thevenot, Bruno Housset, Pierre Weinbreck, Didier Payen de la Garanderie, Bruno Marchou, François Tremolières, Gilbert Mouthon, Michel Troadec, Olivier Romain, Robert Cohen, France Cazenave-Roblot, Marc Veilly, Nicholas Terzi, Benoit Guery, Dominique Valla, Claude Attali, Jean Pierre Aubert, Philippe Vanheims, Cecile Mourlan, Catherine Guignabert, Catherine Cordonnier, Louis Gazagne, Jean Brami, Bernard Garo, Alain Bousquet-Melou, Christian Brun-Buisson, Thierry Calandra, Stephane Harbarth, Fabienne Tamion, Ian Gould, Romain Carlet, Camille Carlet, André Cabié, Michel Dupont, Fernando Baquero, Serge Alfandari, Thierry Mayet, Emmanuelle Varon, Anne Lotthé, Gérard Larroussinie, Thierry Lavigne, Jean-Paul Mira, Françoise Ballereau, Marin Kollef, Elisabeth Heisbourg, Hajo Grundman, Paul Richman, James Hughes, Tim Walsh, David Vaughan, Pierre-François Laterre, Jessica Minion, Tatiana Galperine, Jean-Luc Schmit, Marie-Laure Joly-Guillou, Jacques Birgé, Konrad Reinhart, Thi Anh Thu Le, Vincent Jarlier, Marces Cyrillo, James Johnson, Naima Elmdaghri, Philippe Eggimann, Donald Craven, Agnes Riche, Olivier Lehiani, Jea-Paul Stahl, Alain Lepape,Laurent Thiriet, Mercedes Palomar, Alvaro Villanueva, Jean Christophe Lucet, Jean Yves Madec, Lucy Palmer, Eli Perencevich, Bruno Hoen, Daniel Floret, Pierre Tattevin, Bernard Page, Olivier Jonquet, Anne savey, Fabrice Bruneel, Bernard Garo, Aidan Hollis, Bertrand Guidet, Robert Weinstein, Dominique Jean, Benoit Misset, Maité Garrouste-Orgeas,Hervé Lelouet, Jean Luc Mainardi, Apostolos Armaganidis, Thierry May, Irène Frachon, Bernard Chanfreau, Antoine Andremont, Fredérique Benhourry, Nicolas Terzi, Pascal Chavanet, Jacques Fabry, Franck Mansour-Adeoti, Florian Carlet, Badreddine Kilani, Virginie Vitrat, Fekri Abroug, Keith Klugman, Claude Martin, Marthe Than Lecompte, Stephen Zinner, Joséphine  Zoungrana, Jordi Rello Condomines, Christelle Miquel on behalf of the WAAAR (World Alliance Against Antibiotic Resistance)

Supporting medical societies

International Society of Infectious diseases (ISID), -Société Française de Médecine Générale (SFMG), Société de Pathologie Infectieuse de Langue Française (SPILF), Société Française de Microbiologie (SFM), Société Française d’Hygiène Hospitalière (SF2H), Société Française de Santé Publique (SFSP), Société de Réanimation de Langue Française (SRLF), Société Française d’Anesthésie Réanimation (SFAR), Société de Pneumologie de Langue Française (SPLF), Société Libanaise de Médecine Interne (SLMI), Société Française de Greffe de Moelle (SFGM), Société Française de Gériatrie et Gérontologie (SFGG), Association Tunisienne de Réanimation (ATR), Société Tunisienne de Pathologie Infectieuse (STPI), Sociedale Paulista de Infectiologia-Brazil, Société Belge de Microbiologie Clinique (BVIKM/SBIMC), Société Marocaine de Maladies Infectieuses (SMMI), Société Française de Dermatologie (SFD), Australasian Society for Infectious Diseases (ASID), Australian Society for Antimicrobials (ASA), Austrian Antibiotic Stewardship Group, Hellenic Society of Intensive Care, Société Française de Médicine Interne (SFMI), European Society of Intensive Care Medicine (ESICM), Israel Society for Infectious Diseases, Brazilian Society of Infectiology, Sociedad Española de Medecina Intensiva , Critica y Unidades Coronarias Sociedad Española de Enfermedades Infecciosas y Microbiologia Clinic, Sociedad Española de Enfermedades Respiratorias ( SEPAR )

« The Infectious Diseases Society of America (IDSA) supports the principles contained in the World Alliance Against Antibiotic Resistance’s (WAAR) 2012 statement published in Antimicrobial Resistance and Infection Control »

Other groups or associations

– Association Le LIEN, Association Le CISS, Fédération des Spécialités Médicales (FSM), Association pour la chimiothérapie anti-infectieuse (ACAI),Observatoire National d’épidémiologie de la Resistance Bactérienne aux antibiotiques (ONERBA),Collège National des Généralistes Enseignants (CNGE), Collège national de médecine générale (CNMG), Fédération Française de pneumologie (FFP), Groupe de Pathologie Infectieuse en Pédiatrie (GPIP), Collège des Enseignants de Maladies Infectieuses (CEMIT), Fédération Française d’Infectiologie (FFI), Collège National de Pathologie Infectieuse (CNPI), Institut Maurice Rapin (IMR), Medqual (F. Ballereau), Antibiolor (C Rabaud), Observatoire du Risque Infectieux en Gériatrie (ORIG, Réseaux de surveillance des antibiotiques et des bactéries multi-résistantes du Sud Est), Le Forum des bio-hygiénistes, Arab Alliance for a prudent use of antimicrobials (Ar-Apua), Association Phagespoir, Programme National de lutte contre l’infection nosocomiale (PRONALIN, Senegal), Réseau International pour la Planification et l’Amélioration de la Qualité, et de la Sécurité dans Services de Santé en Afrique (RIPAQS), Infection Prevention and Control African Network (IPCAN), Association des médecins coordonnateurs en EHPAD, Association de Lutte contre les Infections Associées aux Soins (ALIAS), Ligue Africaine des Associations pour la Sécurité des patients (LIASEP), Portuguese alliance for the preservation of the antibiotic, ESGAP working group ( ESCMID), Association des victimes d’infection nosocomiale (ADVIN), Comité de pilotage des réseaux de surveillance ATB et BMR Sud EST. Hellenic Sepsis Study Group.

After saving countless lives, antibiotics are in danger of losing their effectiveness. The reasons are an alarming increase in bacterial resistance combined with an almost complete absence of new drugs in the antibiotic pipeline. Treatment failures are already occurring in patients with community acquired infections whose only unusual feature is causation by multidrug-resistant (MDR) bacteria. Hospital acquired infections are often due to multi-resistant bacteria, some of which are resistant to all available antibiotics. These failures will become increasingly common, some representing life-threatening situations. In addition, risks will increase sharply in patients who require procedures associated with high risks of infections if antibiotics are ineffective (e.g., major abdominal surgery, organ transplantation, and immunosuppressive treatments).

Antibiotics are unique medications in that their targets (bacteria) are living organisms capable of adapting by developing or acquiring mechanisms that confer resistance to antibiotics (e.g., mutations and the acquisition of resistance-gene vehicles). Despite this feature, which is shared by no other medication, antibiotic prescription is viewed as a trivial act, both in humans and in animals. Worldwide the volumes of antibiotics used in people, animals, aquaculture and even horticulture are huge, and in most countries continueto rise. The risk for the environment is paramount.

Clearly, there is a pressing need to protect the effectiveness of antibiotics (and of anti-infectious medications in general) via proactive strategies similar to those used to save endangered species, in keeping with the concept of sustainable development. Antibiotic drugs deserve to be put on the UNESCO list of intangible cultural heritage. Antibiotics are unique medications and must be prescribed only with good reason and when they will be effective. Each prescription should be thought through carefully, and the short-term benefits to the patient (which obviously deserve priority in the event of a bacterial infection) should be weighed against two categories of deleterious effects: short-term adverse effects on the patient – such as manifestations of intolerance or allergies, which are unacceptable if the antibiotic is not indispensable – and the negative medium-term effects on bacterial ecology, with the selection of MDR organisms. Selected MDR organisms subsequently cause infections in the community, of which that same patient is a member. The objective of achieving rational antibiotic prescribing practices requires an orchestrated effort by both the healthcare system users and the prescribers. Other strategies should be implemented concomitantly, such as campaigns to promote immunizations known to exert antibiotic-sparing effects (e.g., against influenza, measles, and pneumococcal disease…).

WAAAR is a cross-sectional action plan designed by a large  group of professionals and by the patient-support group of consumers to deal with the current emergency. This plan involves healthcare providers (in hospitals and private practice), veterinary medicine professionals, and environmental specialists. It is of immediate significance for current and future users of the healthcare system, as well as for all of us in the general population.

WAAAR is a group of about 510 individuals coming from 43 different countries representing all the key stakeholders ( MDs, Veterinarians, pharmacists…) including healthcare system users (LIEN, CISS, Patients for Patient Safety [WHO], and the Association for the defense of Victims of Nosocomial Infections [ADVIN] in Quebec). The Alliance receives support from 60 learned societies or professional groups in France and throughout the world. It is a nonprofit organization (French law of 1901) open to professionals and users worldwide. WAAAR has no conflict of interest, and does not receive resources from the industry.

SAFEGUARDING ANTIBIOTICS requires an orchestrated effort carried out jointly by healthcare system users and prescribers (in the broad sense of the term). Therefore, WAAAR has chosen as its primary objective to raise awareness among all stakeholders of the urgency and magnitude of the threat. The Alliance must lobby actively for antibiotics preservation beyond the circle of insiders in order to raise awareness among policy-makers, international health organizations, and the entire population. Such are the purposes of the Paris WAAAR declaration against antibiotic resistance.

The Alliance advocates a number of immediate measures:

  • A much more cautious and controlled approach to the use of antibiotics, in all areas (Antibiotic safety).
  • Relentless efforts to prevent cross-transmission of MDR organisms both in hospitals and in private practice.
  • Expansion of basic and applied research efforts in human and veterinary medicine.
  •  Development of new antibiotics.
  • Development of antibiotics or treatment strategies for veterinary medicine that have the smallest possible ecological impact (antibiotic safety).
  • Development of new vaccines.
  • Widespread  use of diagnostic tests, aiming to limitprescription of antibiotics to proven bacterial infections.
  • Ban of broad spectrum antibiotic (prophylaxis) use without an attempt to diagnose the cause of the infection, or the targeted micro-organisms (meta-phylaxis, surgery…).
  • Increased surveillance of antibiotic resistance and use, with regular feedback to healthcare professionals and public.
  • Education and training programs for healthcare professionals and consumers

The WAAAR declaration will be launched with the following methodology. A multidisciplinary international scientific committee will be set up, in order to define priorities. The first step of the process will be a meeting organized during the annual congress of the European Society of Intensive Care Medicine (ESICM), in Paris, in October 2013. Next an evidence based assessment of the literature will be made, and communication will be established between members of Waaar, representatives of all the large international and national medical societies, including the animal world, and environment specialists, by way of a Delphi system (step two). The third step will be the organization of a large one or two day- meeting, before or after the ESCMID meeting, in Barcelona, in May 2014. During this meeting, open to all stakeholders, the prepared document will be discussed by a few working groups, and a final session will come-up with the semi final document. This document will be sent to all people and societies participating in the Waaar declaration, and to all other  stakeholders, including politicians, international agencies like ECDC, OIE, European commission, European Parliament, CDC, FDA, and various agencies and structures in the countries involved in the Waaar declaration, for their approval and support. The final document will be launched during a press conference organized in September 2014.

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Pour plus d’informations:

Le site officiel de WAAAR:  http://www.waaar.org/

Quand les médias abordent des sujets qu’ils ne maîtrisent pas.

hygiene mainsCette fois-ci c’est à titre personnel que je publie cet article …

Après mon article en 2011 sur le thème Les médias mènent la vie dure à l’hygiène hospitalière… je ne peux m’empêcher à nouveau de réagir au discours apporté par la chroniqueuse Laurence Ostolaza. En effet, France 2 se lance sur le sujet de l’hygiène des mains en milieu communautaire le mardi 8 janvier dernier dans l’émission Télé Matin. L’idée part d’une bonne intention , le sujet demeure plutôt complet et pourtant j’attire mon attention sur l’utilisation des mots… qui est très important lorsque l’on s’adresse au grand public quand il s’agit de problème de santé publique.

Pour commencer ma critique il aurait été intéressant d’entendre un vrai médecin hygiéniste pour aborder les problématique d’hygiène des mains … Il existe de vrais spécialistes pourquoi ne pas en avoir invité un …

Ensuite plusieurs erreurs ont été dites.

Tout d’abord affirmer que le type de savon n’est pas important… Faux !!! Chaque savon n’a pas la même efficacité et surtout, il vaut mieux préférer les savons liquides que les savons sous forme de blocs où tout le monde dépose ses bactéries pour les partager avec les utilisateurs suivants …

Ensuite expliquer je cite:  « Les gels hydroalcooliques, sont utiles dans la rue quand on a rien d’autre avant de manger quelque chose, mais en revanche il ne remplace pas le lavage au savon … Pourquoi ? Parce que certains germes sont résistants à ces gels hydroalcooliques. Donc ce n’est pas la panacée » fin de citation. Grave erreur … et il faut faire attention car ce qui est valable en milieu hospitalier ne l’est pas en milieu communautaire. En milieu hospitalier certains germes sporulants tel que Clostridium spp sont effectivement résistants à l’action des solutions et gels hydroalcooliques lorsqu’ils se trouvent sous leur forme sporulée.

Dans le cas d’une prise en charge d’un patient infecté par ce type de germe on préconise au personnel soignant un lavage au savon doux pour éliminer les spores de Clostridium puis après séchage des mains de terminer par une friction hydro-alcoolique pour éliminer les autres bactéries qui sont pour la majorité d’entre elles restées sur les mains après l’utilisation du savon… Ce qu’il faut savoir, c’est que le nombre de patient infectés par Clostridium sont très minoritaires à l’hôpital ce qui est la raison pour laquelle on utilise majoritairement les solutions et gels hydroalcooliques pour une efficacité optimale.  Ces patients sont très minoritaires à l’hôpital … ils le sont encore plus en milieu communautaire … c’est donc bien une grave erreur que de dire aux gens de préférer le savon aux solutions et gels hydro-alcooliques.

La seule vraie raison qui pourrait être mis en avant dans un  défaut d’efficacité de la friction hydroalcoolique pour Mr et Mme tout le monde c’est l’utilisation des solutions hydroalcooliques et du gel avec la bonne technique (gestuelle) comme indiqué dans un de mes précédents articles de 2009 au moment de la pandémie de grippe A sur le thème L’utilité de la solution hydro-alcoolique chez monsieur, madame tout le monde.

Technique de la friction hydro-alcoolique: http://www.dailymotion.com/video/x5i6w4_visionner-la-friction-hydro-alcooli_lifestyle

Jean-Philippe TABUT.

E. Coli s’emballe dans les steaks hachés

Les magasins Intermarché et Netto ont appelé à la vigilance, samedi 23 juin,  pour 16 départements du Sud-Ouest en raison d’un risque possible d’infection à la bactérie pathogène Escherichia coli. Les départements concernés sont les suivants 12, 16, 17, 19, 24, 31, 32, 33, 40, 46, 47, 64, 65, 81, 82, 87 (Aveyron, Charente, Charente-Maritime, Corrèze, Dordogne, Haute-Garonne, Gers, Gironde, Landes, Lot, Lot-et-Garonne, Pyrénées-Atlantiques, Hautes-Pyrénées, Tarn, Tarn-et-Garonne et la Haute-Vienne).

Les steaks hachés en cause sont de la marque JEAN ROZE – NETTO – TOP BUDGET chez INTERMARCHE / NETTO (Quart Sud Ouest), du numéro d’identification vétérinaire: FR – 47.091.002 – CE dont la date limite de consommation est du 28 mai au 15 juin 2012 ils ont étaient vendus sous la dénomination «steak haché frais 15% de matière grasse» et «steak haché frais 20% de matière grasse»

4 enfants et un adulte ont été admis la semaine dernière aux CHU de Bordeaux et de Pau. Ils souffraient des symptômes liés à  la bactérie E.Coli. Trois enfants sont toujours hospitalisés ce lundi à Bordeaux.

– sources officielles:

http://www.rappelsproduits.fr/retour-securite/rappel-produit-JEAN-ROZE-NETTO-TOP-BUDGET-chez-INTERMARCHE-NETTO-Quart-Sud-Ouest-Steak-hache-Frais-Steak-hache-frais-15-matiere-grasse-steak-hache-frais-20-matiere-grasse,1310.html

sources:

http://poitou-charentes.france3.fr/info/2-enseignes-rappellent-des-steacks-haches-suspects-74664383.html

http://www.europe1.fr/France/Bordeaux-un-cas-d-E-coli-confirme-1144447/

http://www.leparisien.fr/societe/bordeaux-trois-enfants-hospitalises-apres-une-infection-a-la-bacterie-e-coli-25-06-2012-2064653.php

http://www.francesoir.fr/actualite/sante/bacterie-ecoli-des-steaks-haches-intoxiques-trois-enfants-hospitalises-239427.html

les hôtels, nids à bactéries ?

La méthodes HACCP ( Hazard Analysis and Critical Control Points ) couramment employée dans la gestion des risques dans le milieu de la restauration collective pourrait bien remettre en cause les standards de l’hôtellerie.

En effet, c’est une étude américaine présentée au dernier congrès de l’American Society for Microbiology (Société américaine de microbiologie) qui vient de lancer le pavé dans la mare.

Couramment, les techniciennes de surfaces prennent en charge le bionettoyage de 14 à 16 chambres pour 8 heures de travail, près de 30 minutes de travail est consacré pour une chambre (certains hotels pousseraient le rendement à un temps de 10 minutes maximum par chambre).

Des chercheurs de l’Université de Houston avec des chercheurs de l’Université Purdue et  de Caroline du Sud ont réalisé des séries de prélèvements de surfaces dans des chambres d’hotels dans plusieurs états américains, afin de déterminer le niveau de contamination bactérienne (bactéries aérobies et coliformes dans le cadre de cette étude).

Contrairement au milieu hospitalier dans les lesquels les sanitaires sont très maîtrisés, dans les hotels testés les points les plus contaminés sont les toilettes et les lavabos.

La télécommande de télévision et l’interrupteur de la lampe de chevet sont également source d’une contamination microbiologique importante.

La maîtrise de la biocontamination des surfaces passe aussi par une bonne maîtrise du chariot ménage. Là encore, l’étude démontre que de nombreux articles de ménage qui passent de chambre en chambre sont aussi très contaminés. On parle de transmission croisée entre les chambres. Il s’agit là d’un vecteur majeur dans la transmission des agents infectieux et la diffusion des épidémies.

On pourrait s’interroger sur la nécessité de mettre en place des équipes d’hygiène dans le milieu hôtelier à l’image du milieu hospitalier. Si l’infirmière hygiéniste possède une vraie spécialisation hospitalière en lien avec le soin, le technicien biohygiéniste pourrait quand à lui trouver le moyen d’intégrer la filière comme cela s’est déjà vu pour le milieu de la blanchisserie.

source scientifique:

http://gm.asm.org/index.php/component/content/article/48/313-the-most-contaminated-surfaces-in-hotel-rooms

Les punaises de lit, une invasion en France qui se confirme.

Les punaises de lit ou Cimex lectularius voir Cimex hemipterus arrivent en France:

« Les punaises de lits sont devenues un problème mondial depuis 10 ans dans tous les lieux d’hébergement. La grande difficulté de cet insecte qui pique l’homme, est qu’elles ne vivent que la nuit. La lutte contre les punaises de lits est extrêmement complexe et toute son efficacité dépend de sa détection. »

« Après avoir infesté New York, les punaises de lit font leur retour en France. Cachées dans les draps, les matelas et sommiers, elles attaquent la nuit et sucent le sang des dormeurs, qui ont bien du mal à s’en débarrasser. » 2

« Longtemps tenu pour exterminée, on assiste actuellement au retour de la punaise des lits dans les zones métropolitaines. Elle peut se retrouver partout tels hôtels, dortoirs, hôpitaux, gîtes et résidences privées. Contrairement à la croyance populaire, sa présence n’indique pas un manque de propreté. Son corps est large, plat et son abdomen est de forme ovale. Brun-rouge et sans ailes, un adulte à jeun mesure environ 6 à 10 mm de long. Elles sont actives et visibles la nuit, et on les trouve généralement le long des coutures des matelas. Elles se nourrissent du sang des humains. Les punaises des lits dérangent les gens sans poser de risque important pour la santé. Comme pour le moustique, certaines personnes sont allergiques à leur morsure, qui cause une enflure, des cloques et parfois même une infection. Toutefois, la punaise n’est pas vectrice d’une quelconque maladie véhiculée par le sang. La punaise des lits est déplacée vers les habitations pour y pénétrer ensuite par le biais de meubles ou d’articles de literie infestés. On l’amène également à l’intérieur par la voie des bagages ou des vêtements »3

la Ville de Montréal et la Direction de santé publique de l’Agence de la santé et des services sociaux de Montréal (DSP), avaient lancé  conjointement en octobre 2010 un guide pratique Les punaises de lit : Mieux les connaître pour mieux les combattre. 4

En milieu hospitalier, le sujet fait débat depuis quelques années au coeur des Journées Techniques CS3D de Bordeaux. 5

Ce petit animal peut vivre en 3 et 15 jours entre 2 repas, une femelle adulte peut pondre 5 à 15 oeufs par jour et entre 200 à 500 oeufs au cours de sa vie, la durée de vie d’un individus est de 6 à 24 mois, le cycle de vie d’oeuf à oeuf est de 40 à 70 jours.

Les punaises sont soupçonnées de transmettre des agents infectieux, mais on ne retrouve aucune étude démontrant qu’elles sont vecteurs de maladies infectieuses. 45 agents infectieux sont soupçonnés d’utiliser les punaises de lit comme vecteur.6

A Toulouse, depuis quelques mois, une nouvelle méthode de traque est mise en place par une micro-entreprise pour le milieu communautaire à l’aide d’un chien (Lévrier Whippet) dressé à la détection de ces insectes.7

TJP

Sources scientifiques ou références officielles:

(lien uniquement accessible aux membres du forum) http://biohygieniste.leforum.eu/t239-Lancement-d-un-guide-sur-les-punaises-de-lit-a-Montreal.htm?q=punaises

5 https://docs.google.com/open?id=0BwnwRx4DEFCEODZlM2MyMTYtNTJlZS00ZGI3LWFmYWYtYTgzMDcwMTkyYjBk

« Bedbugs and Infectious Diseases » Pascal Delaunay, Véronique Blanc, Pascal Del Giudice, Anna Levy-Bencheton, Olivier Chosidow, Pierre Marty1, Philippe Brouqui

sources:

http://etablissements.fhf.fr/annuaire/hopital-actualite.php?id=803

2 http://www.lejdd.fr/Societe/Sante/Actualite/Les-punaises-debarquent-en-France-234238/

3 http://www.abcgp.ca/fr/bibliotheque-parasites.asp?parasite=57

7 http://www.20minutes.fr/article/822494/punaises-lit-tapis

Fast-foods l’hygiène commerciale ou une vraie prise de conscience ?

Depuis les derniers cas de toxi-infections alimentaires en fast-food, on sent de la part des grands groupes un besoin important de rassurer le consommateur dans la maîtrise des règles d’hygiène de la restauration.

« Permettre aux employés des établissements de restauration rapide (Fast-Food) de comprendre et suivre l’hygiène alimentaire au quotidien dans son établissement.Sensibilisation aux contrôles et aux surveillances à réaliser pour assurer la sécurité sanitaire des produits. Comprendre la réglementation et l’intérêt de la méthode HACCP » indique un spécialiste de la formation HACCP

La méthode HACCP ( Hazard Analysis Critical Control Point) est le nerf de la guerre dans la mise en place d’un système qualité dans l’ensemble de la restauration collective. Parmis les axes majeurs de cette méthode: la mise en place de circuits respectant le principe de la marche en avant, la maîtrise de l’hygiène des mains (technique et opportunés), le respect de la tenue vestimentaire (tunique/chemise manches courtes, pantalon, charlotte, gants, masques pour les gens malades), la maîtrise de la contamination des surfaces de travail et des locaux (bionettoyage, contrôles microbiologiques de surfaces, sensibilisation du personnel au bionettoyage)

En parallèle il est important de mettre en place une cartographie des risques par une méthode type 5M ou diagramme d’Ishikawa voir une méthode AMDEC ( Analyse des Modes de Défaillances et de leur Criticité). Ainsi prendre en compte dans ces risques la maîtrise des températures, de l’huile de friture,  des matières premières à la réception, de la décongélation des produits, des dates limites de consommation et de la traçabilité totale des produits.

Un grand axe d’action est celui de la formation des employés, leur inculquer des règles d’hygiène de base que beaucoup n’ont pu bénéficier et ensuite leur transmettre une culture générale sur l’écologie bactérienne et les agents pathogènes responsables de Toxi-Infections Alimentaires Collectives.

La campagne publicitaire du géant des fast-food indique avoir mis en place un système de qualité récemment.

Mais est ce une véritable prise de conscience?

On ne peut que l’espérer, le site internet du géant Mc Donald’s reprend l’ensemble des principes de l’HACCP. Les vidéos de la campagne montrent de façon esthétique des gens travaillant dans les règles strictes d’hygiène.

Le groupe Quick lui indique sur son site également un engagement aux différents principes HACCP mais n’aborde pas les problèmes d’hygiène des mains et de tenue de travail au jour de publication de notre article.

KFC reste encore plus mystérieux sur ce sujet, là encore au jour de publication de notre article.

On ne peut que commenter ce manque de réactivité par la désignation de  la parution du Décret n°2011-731 du 24 juin 2011 relatif à l’obligation de formation en matière d’hygiène alimentaire de certains établissements de restauration commerciale. JORF du 26/06/2011 qui rend obligatoire la formation en hygiène pour la restauration commerciale qu’à partir du 1er octobre 2012.

Rappelons enfin les premiers résultats de « l’Enquête Nationale menée dans la restauration rapide et la vente à emporter » publiés par le ministère de l’agriculture sur son site: « 

Entre le 27 juin et le 1er juillet, les services des directions départementales chargées de la protection des populations ont procédé au contrôle de 1725 établissements de restauration rapide et de vente à emporter qui ont donné lieu à 140 mises en demeure de faire procéder à des travaux, 9 fermetures d’établissements, 43 procès verbaux et 40 saisies d’aliments non conformes..

Les différents rapports constatent une maîtrise insuffisante de la règlementation, notamment dans les établissements indépendants hors enseigne. Cette méconnaissance concerne plus particulièrement le non-respect des températures et de la chaîne du froid, les bonnes pratiques d’hygiène et l’insuffisance de formation du personnel.

Ces contrôles se poursuivront jusqu’au 31 août pour assurer la sécurité des populations dans le cadre de l’Opération Alimentation Vacances. Cette opération qui décline le volet « sécurité et hygiène alimentaire » du plan interministériel de renforcement des contrôles pendant la période estivale (opération interministérielle vacances) mettra prioritairement l’accent sur la surveillance des entreprises spécialisées dans des produits saisonniers, des restaurants situés en zone touristique ou de restauration rapide et des centres de loisirs. »

TJP

sources :
http://www.mcdonalds.fr/qualite/les-filieres/fournisseurs.html#Coulisses

http://group.quick.fr/lu-fr/quick-sengage/qualite

http://www.kfc.fr/#/you_faq/

Décret n°2011-731 du 24 juin 2011 relatif à l’obligation de formation en matière d’hygiène alimentaire de certains établissements de restauration commerciale. JORF du 26/06/2011

http://www.formation-haccp.com/hygiene-haccp-fast-food-restauration-rapide.html

http://agriculture.gouv.fr/Premiers-resultats-de-l-enquete

Fish-pédicure mise en garde de l’Agence de protection de la Santé britannique.

Le principe est simple, tremper ses pieds dans un aquarium rempli de poissons qui se chargent de manger les peaux mortes…

Cette pratique vient de Turquie et s’est largement développée en Asie et aux Etats-Unis et arrive tout récemment en Europe.

Face l’arrivée massive de cette pratique au Royaume Uni, l’agence de protection de la santé britanique (HPA Health Protection Agency ou Health Protection of Scotland) met en place un guide destiné à fournir des conseils fondés sur des preuves, ou des consensus d’experts, sur les risques potentiels de santé publique liés à la pratique de la fish-pédicure et les mesures pratiques qui devraient être prises pour les atténuer.

Ce document a été produit par un groupe d’experts comprenant des représentants de l’Agence de protection de la santé, Health Protection Scotland, le Laboratoire de santé et de sécurité et les autorités locales. Il a été validé par le ministère de la Santé, services sociaux et de la sécurité publique en Irlande du Nord et de Santé Publique du Pays de Galles, et a été approuvé par le Chartered Institute of Environmental Health et le Royal Institut de santé environnementale de l’Ecosse.

Le risque de transmission potentielle de germe semble bien réel. L’Agence recommande au différents centre dans lequel cette pratique a cours, de surveiller la santé de leurs clients.

On comprends rapidement les problèmes d’hygiène:

– Impossibilité de stériliser les instruments de soins qui sont des poissons vivants.

– Changement de l’eau du bac et désinfection du bac entre chaque client.

La pratique est déjà interdite dans certains états de l’Amérique du nord.

« Autre problème majeur : certains établissements, faute de Garra Rufa [le poisson turc traditionnellement utilisé], utilisent des Chin-chin Tilapia. Les propriétés exfoliantes de ces poissons sont similaires à celles de leurs cousins turcs… si ce n’est qu’ils possèdent des dents. Très vite, ils grossissent » et deviennent inutilisables.

 » Rejetés dans la nature, ces carnivores présentent un danger pour les autres espèces. Certaines études estiment que ces carpes esthéticiennes pourraient aider à traiter le psoriasis, et les salons de beauté ne manquent pas de s’en vanter. Pourtant, le ministère de la Santé interdit officiellement la publicité à vocation thérapeutique sans autorisation expresse de l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps).  » trouve t’on sur rue89.com

TJP

  source:

New Guidance on the Management of the Public Health Risks From Fish Pedicures  18 octobre 2011

http://www.passeportsante.net/fr/Actualites/Nouvelles/Fiche.aspx?doc=2006120686&xtor=EPR-2

http://www.rue89.com/2010/07/09/la-fish-pedicure-donnez-vos-peaux-mortes-aux-poissons-157917