Archives de Catégorie: Histoire et passé

Google fête le 161e anniversaire de Julius Richard Petri

Né le 31 mai 1852 à Barmen en Allemagne, Julius Richard Petri étudia la médecine à l’académie militaire de Kaiser-Wilhelm ainsi qu’à l’hôpital la charité à Berlin

Il devient bactériologiste et inventa la boite de Petri en 1877 en tant qu’assistant de Robert Koch.

Il mourra le 20 décembre 1921 à Zeitz en Allemagne.

A l’occasion du 161e anniversaire de sa naissance, Google a créé un Google Doodle à l’effigie de l’invention de Julius Richard Petri.

La résistance aux antibiotiques depuis 30 000 ans

L’utilisation intense des antibiotiques par l’être humain ne serait qu’un simple révélateur d’une résistance non pas récente mais latente et fluctuante au fils des âges.

Des chercheurs franco-canadiens issus notamment de l’unité « Eco-Anthropologie et ethnobiologie » du CNRS et l’université McMaster ont démontré, grâce aux paléo-bactéries, que l’apparition des résistances aux antibiotiques date de bien avant l’utilisation clinique des antibiotiques.

Cela ne remet pas du tout en cause la montée puissante et progressive de l’antibio-résistance récente dû à la sur-consommation des antibiotiques. C’est en effet la sélection des souches résistantes qui renforce le phénomène de la montée de l’antibio-résistance.

« Pour déterminer si des facteurs de résistance étaient déjà là il y a des milliers d’années, VM D’Costa et coll. sont allés les rechercher dans le pergélisol (sous-sol gelé) du Pléistocène tardif. » explique Dr Jack Breuil du Journal International de Médecine (JIM). le Pléistocène débute il y a 2,588 million d’années et se termine il y a 11 430 ans. Afin d’être sûr d’avoir à faire à des bactéries de la période, les chercheurs se sont basés sur la présence, dans les prélèvements, d’ADN de mammouths, chevaux, bisons, Lagopus et même végétaux locaux, récupérés sur le territoire du Yukon, à l’Est de l’Alaska, témoins de la vie locale à cette période inter glaciale, il y a au moins 30 000 ans.

Après étude, les chercheurs ont découvert des séquences génétiques codant pour des résistances à plusieurs familles d’antibiotiques. Dr Jack Breuil (JIM) explique: « Les déterminants détectés incluaient la protéine Tet M (protéine de protection ribosomale conférant la résistance aux cyclines), des éléments de dipeptide hydrolase VanX D-Ala-D- Ala de résistance à la vancomycine, une b-lactamase Bla du groupe TEM ou une ribosome méthyltransferase Erm intervenant dans la résistance aux streptogramines B. »

TJP

Sources:

Antibiotic resistance is ancient NATURE

Des résistances aux antibiotiques… il y a 30 000 ans JIM 19/09/2011

Après les expériences mortelles au Guatemala et en Alabama, la bioéthique américaine se renforce…

source image: http://www.kellykite.com/590/syphilis.html

La bioéthique américaine tente de tirer les leçons de deux affaires scandaleuses qui ont pour lien un certain docteur John Culter,décédé en 2003.

Ces deux affaires concernent l’inoculation, à l’insu de milliers de cobayes, de maladies sexuellement transmissibles tel que la syphilis et la blenorragie.

La première affaire a lieu entre 1932 et 1972, au  Guatemala:

Des scientifiques américains lancent des expériences visant à déterminer si la pénicilline, dont on commençait à se servir, pouvait prévenir diverses maladies sexuellement transmissibles.

Durant 40 ans, 399 hommes noirs ont été contaminés par la syphilis dont 256 « participants » avaient été consciemment privés de traitement, même lors de l’arrivée de nouvelles thérapies, afin d’étudier l’évolution de la maladie. Les PHS avaient donc volontairement exposé et infecté des populations vulnérables aux maladies sexuellement transmissibles. . Des travailleurs saisonniers avaient été recrutés par les autorités médicales dans le cadre d’une recherche, les chercheurs leur avaient menti en leur disant les traiter pour d’autres problèmes de santé.

Cette étude est rejointe par le Dr John Charles Cutler dans les années 60.

Début octobre 2010, la présidence du Guatemala avait annoncé que le président Alvaro Colom allait diriger une commission spéciale d’enquête sur ces expériences, qu’il avait qualifiées de « crimes contre l’Humanité ».

La seconde affaire a lieu en Alabama entre 1946 et 1948:

L’ historienne Susan Reverby, du Wellesley College a découvert en 2010 des documents attestant qu’au cours des années 1946-1948, deux institutions sanitaires des USA (le département de santé publique, US-PHS, et l’institut national de la santé, NIH), l’organisation panaméricaine de la santé et le gouvernement guatémaltèque ont mené un projet de recherche secret sous l’égide de John Charles Cutler qui rejoindra dans les années 60 l’affaire précédente.

Au total, 5500 personnes auraient été concernées par ces expériences. Selon la présidente de la commission, Amy Gutmann, il s’agit là d’une « injustice historique » faite aux populations concernées. Elle a assuré que l’enquête en cours cherchait « à honorer les victimes et à nous assurer que cela ne se reproduira plus ».

Une commission d’enquête américaine se penche à ce jour sur les conséquences de ce drame. Cette commission a étudié plus de 125.000 documents liés à ces expériences et doit rendre ses conclusions finales en septembre.

Les chercheurs avaient choisi comme cobayes des personnes vulnérables, y compris des malades mentaux, et ne les ont informées ni de l’objet de leur recherche, ni de ce qui allait leur arriver. Pire : ils les ont encouragées à transmettre des maladies sexuelles et n’ont pas traité celles qui ont contracté la syphilis.

Le 1er octbre 2010, « Les USA s’excusent d’avoir inoculé sciemment des MST à des Guatémaltèques »

Aujourd’hui:

La Commission présidentielle américaine pour l’étude des questions bioéthiques travaille à la recommandation de normes de protection renforcées pour les personnes qui participent aux essais cliniques. La Commission américaine pointe aussi l’absence de fichier centralisant les participants aux études cliniques, du moins en ce qui concerne les recherches financées dans le monde, par les Etats-Unis. Une réflexion relayée dans l’édition du 2 septembre du British Medical Journal.

TJP

sources:

« Les USA s’excusent d’avoir inoculé sciemment des MST à des Guatémaltèques » dépêche AFP Karin ZEITVOGEL  du 01/10/2011

US commission recommends increased protection for people in research after reviewing 1940s syphilis study

autres sources:

http://www.santelog.com/modules/connaissances/actualite-sante-bioeacutethique-les-us-pour-des-normes-de-protection-accrue-des-participants-aux-essais-cliniques_6252_lirelasuite.htm#lirelasuite

http://lci.tf1.fr/monde/amerique/mortelles-experiences-americaines-au-guatemala-6663851.html