Archives de Catégorie: Epidémies

Un « cadenas » biologique pour empêcher les micro-organismes artificiels de s’échapper

brins-d-adn-helice-duelle-17352206« Des biologistes américains ont conçu un « cadenas » biologique permettant d’éviter la propagation dans l’environnement d’une bactérie génétiquement modifiée, en la rendant dépendante d’une molécule artificielle. » explique un article du Journal de la Science (JS).

En effet, à l’image de certaines bactéries à substrat naturel obligatoire telle que Legionella pour la cystéine qui ne peut se multiplier qu’en présence de cette molécule, les scientifiques ont imaginé et conçu des bactéries à substrat « artificiel » obligatoire. C’est un type de substrat entièrement inventé par les scientifiques que l’on ne retrouve pas dans l’environnement naturel.

Beaucoup de précautions sont prises par les laboratoires pour éviter que des germes artificiels ne se retrouvent dans la nature. JS explique que « toutefois, le risque demeure, indéniablement. » et que « c’est précisément pour réduire le risque d’une contamination de l’environnement par des organismes génétiquement modifiés que le professeur de génétique Robert Church (Harvard Medical School, Etats-Unis) et ses collègues ont ni plus ni moins mis au point un code génétique capable d’éviter tout risque de contamination de ce type. »

 En modifiant sont code génétique, c’est une souche d’Escherichia Coli que les chercheurs ont décidé de rendre dépendante à un aminoacide (acide aminé) complètement inventé par ces derniers.

Pour le moment cette avancé démontre qu’il pourrait être possible de développer des « systèmes » de protection pour empêcher une diffusion de micro-organismes génétiquement modifiés dans la nature.

L’article n’aborde cependant pas les risques de mutation. Car le monde microbien fait sans nul doute parti des espèces vivantes les plus mutantes.

Sources :

http://www.journaldelascience.fr/biologie/articles/chercheurs-inventent-code-genetique-pour-proteger-organismes-artificiels-4512

Rouxiella chamberiensis, nouvelle bactérie identifiée par l’Institut Pasteur

« En décembre 2013, à la suite de la mort de trois nourrissons grands prématurés et de l’infection d’un quatrième à l’hôpital de Chambéry, la Cellule d’intervention biologique d’urgence (CIBU) de l’Institut Pasteur, dirigée par Jean-Claude Manuguerra, avait été fortement sollicitée pour identifier la bactérie retrouvée en grande quantité dans six poches de nutrition parentérales ayant servi à alimenter les nouveau-nés. Les chercheurs avaient alors pu conclure à l’implication d’une nouvelle bactérie et, fait rare, appartenant à un genre jusqu’alors non décrit.

Après le séquençage de l’intégralité de son génome et sa caractérisation complète, cette bactérie, baptisée par les chercheurs Rouxiella chamberiensis, vient d’être officiellement reconnue par le Comité international de taxonomie bactérienne. Les résultats de ces travaux sont publiés dans la revue de référence en taxonomie : International Journal of Systematic and Evolutionary Microbiology. »
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« Le nom du genre de la bactérie rend hommage à Emile Roux, médecin bactériologiste et immunologiste qui cofonda l’Institut Pasteur aux côtés de Louis Pasteur. Le nom de l’espèce a été attribué en référence à Chambéry, lieu de l’apparition de la nouvelle bactérie. »
« Les chercheurs de la CIBU poursuivent aujourd’hui leurs investigations, en collaboration avec d’autres équipes de l’Institut Pasteur ou d’institutions extérieures. Ils travaillent notamment à la mise au point d’un test de détection spécifique à Rouxiella chamberiensis. Par ailleurs, ils doivent également apporter leur expertise dans le cadre de l’enquête judiciaire, qui devrait permettre d’établir le scenario de contamination des poches de nutrition, et de comprendre d’où provient cette bactérie, quel est son mode d’action. »
Sources :
Publication :
Anne Le Fleche-Mateos, Marion Levast, Fabienne Lomprez, Yolande Arnoux, Clément Andonian, Michel Perraud, Véronique Vincent, Meriadeg Ar Gouilh, Jean-Michel Thiberge, Mathias Vandenbogaert, Laure Diancourt, Valérie Caro, Ana Maria Burguiere, et Jean-Claude Manuguerra, Rouxiella chamberiensis gen. nov., sp. nov., a new Enterobacteriaceae isolated from parenteral nutrition bags, Int J Syst Evol Microbiol ijs.0.000179; published ahead of print March 6, 2015
Articles historiques :

Premier rapport de l’OMS sur la menace mondiale des résistances aux antibiotiques.

9789241564748_eng-45678c5Très rapidement,

Ce document était publié depuis quelques temps sur la page A LA UNE du Forum, mais celle-ci évoluant vite il devenait important de publier un court article pour un accès à ce rapport et avant qu’il ne disparaisse de LA UNE du forum en raison des nouvelles actualités.

Vous trouverez ci-joint Le rapport de l’OMS en question en anglais et en français « WHO’s first global report on antibiotic resistance reveals serious, worldwide threat to public health »

 

 

 

 

 

 

 

– En anglais:

http://www.who.int/mediacentre/news/releases/2014/amr-report/en/

– En français:

http://www.who.int/mediacentre/news/releases/2014/amr-report/fr/

 

 

 

 

 

Foyer de Grippe A en Haute Savoie faut-il encore s’alarmer ?

stop-grippe-aTous les médias s’empressent encore d’inquiéter la population avec ce nouveau foyer épidémique et certains osent dors et déjà lancer des titres cataclysmiques « La Grippe A revient » …

Pour autant que chacun des scientifiques du Réseau des Groupes Régionaux d’Observation de la Grippe (GROG) le sachent, la grippe A n’a jamais complètement disparu de notre territoire … En effet il suffit de visiter le site internet http://www.grog.org/ et se diriger sur la page « situation en France » pour vite comprendre qu’elle est même majoritaire encore dans certaines régions telle que l’Ile de France …

grippe A france

Le GROG expique pour la semaine 50 une situation nationale classique:

– La fréquence des consultations pour infection respiratoire aigüe (IRA) en médecine générale et en pédiatrie poursuit sa lente progression.

– Les détections de virus grippaux A et B dans les prélèvements effectués par les vigies du Réseau des GROG deviennent plus fréquentes.

– L’épidémie de bronchiolite à VRS (virus respiratoire syncytial) du jeune enfant se poursuit mais semble atteindre son pic.

– Il ne faut plus tarder pour vacciner contre la grippe les personnes à risque et ceux qui les prennent en charge.

– Les mesures barrières (lavage des mains, aération des locaux, port du masque, mettre son coude devant sa bouche ou son nez pour tousser ou éternuer, éviter les embrassades, etc.) sont particulièrement de mise.

Pourquoi une telle médiatisation ?

Il s’agit en fait d’une épidémie localisée dans une clinique de convalescence et touchant 35 individus incluants patients et personnel. Ce type de foyer est complètement classique dans une période qui précède l’épidémie annuelle de grippe. Et c’est parce que ce foyer touche un établissement de soins qu’il a été administré à l’ensemble des individus infectés et contacts un traitement au Tamiflu(r).

Rappel:  Il est encore temps de vous vacciner… l’épidémie est attendue dans environ 15 jours. Mais sachez qu’il n’est jamais trop tard pour se vacciner contre la grippe, même en situation épidémique le bénéfice est reconnu.

Sources:

http://www.grog.org/bullhebdo_pdf/bull_grog_50-2012.pdf

http://www.radinrue.com/article7815.html

Les prions, propulseurs de l’évolution.

Le mot prion fait appel pour la grande majorité des personnes aux mauvais souvenirs de la crise de la « vache folle » ou encore fait appel à la maladie de Creutzfeld-Jacob. En quelques mots l’agent infectieux le moins connu à ce jour et qui est source des plus grandes angoisses.

Les angoisses sont belles est bien présentes parmi le personnel en charge de la maîtrise du risque infectieux dans le milieu de la santé et les procédures se maintiennent encore à ce jour ( INSTRUCTION N° DGS/RI3/2011/449 du 1er décembre 2011 relative à l’actualisation des recommandations visant à réduire les risques de transmission d’agents transmissibles non conventionnels lors des actes invasifs. )

C’est dans ce contexte que la revue Science et Vie dans son numéro 1138 de juillet 2012 nous lance l’article « Prion pour le pire … et le meilleur ».

En effet, Susan Lindquist tente depuis 10 ans de faire reconnaitre le prion comme molécule utile pour la biologie.

Pour comprendre, il faut s’interesser à l’histoire de la recherche sur le prion.

Les maladies à prions sont connues depuis les années 1920 (Hans-Gerhard Creutzfeldt (1920)  et Alfons Jakob (1921)) , sans à l’époque en connaître véritablement ni l’origine, ni l’agent en cause. Ce n’est que dans les années 60, 70, 80 que la protéine se dévoile à petit puis que les modes de transmission sont identifiés (David Haig, Tikvah Alper, Carleton Gajdusek  [1972],   Stanley Prusiner). Dans les années 90, en pleine crise de la « vache-folle » de 1986 en Grande Bretagne, on affine la détermination des modes de transmission (Clarence Gibbs [1993])

Depuis on a cessé d’étudier la protéine pour améliorer le diagnostique médical d’une part et imaginer de futurs traitements.

Quand on parle du prion on parle de protéines naturellement présentes à la surface membranaire de nos cellules. C’est l’introduction d’une protéine de forme anormale (forme prion) dans un orgainsme qui enclenche un effet boule de neige  provoquant la modification sous forme anormale des autres protéines de la même classe dans l’organisme contaminé. La généralisation de l’anomalie dans l’organisme provoque des défaillances neurologiques à ce jour irreverssibles.

Est-ce une anomalie du vivant, un boeg biologique ? C’est en tout cas ce que pense beaucoup de scientifiques.

Mais ce n’est pas l’avis de Susan Lindquist, qui a découvert (Nature, February 16, 2012 ) chez des dizaines de souches de levures de boulanger (parmi 700 souches sauvages) la présence de protéines ayant une configuration prion. La chasse aux prions dans des souches de levures sauvages a commencé dans le laboratoire où Lindquist Jarosz, Randal Halfmann, un étudiant diplômé du MIT et récemment un homme de l’Université du Texas Southwestern Medical Center ont rassemblé des centaines de souches sauvages venant du monde entier. Ils ont ensuite réalisé une recherche ciblée sur le prion [PSI +] qui a été retrouvé dans 10 souches sauvages. Les manipulations génétiques ont confirmé son statut de prion vrai sur ces souches. Ils ont ensuite observé les effets de [PSI +] sur les traits biologiques en neutralisant la conformation du prion dans ces souches puis en exposant ces dernières à des contraintes naturelles, tels que l’acidité élevée et la présence d’agents antifongiques. Dans une souche isolée à partir de vin Beaujolais, le prion a enclenché l’apparition de caractères qui pourraient être favorables ou préjudiciables, selon les conditions de l’environnement.  Un autre prion bien connu, [MOT3 +] a été trouvé dans six souches sauvages.

Pour déterminer si les levures sauvages pourraient receler d’autres éléments prions inconnus, Jarosz et Halfmann ont exposé toutes les cultures sauvages au même protocole chimique qui permet déjà d’obtenir des prions bien connus [PSI +] et [MOT3 +] . En tout, 255 souches ont démontré différents phénotypes liés à des prions dû aux divers stress subits par ce traitement. Les scientifiques ne s’attendaient pas à obtenir cette diversité de phénotypes liés aux prions. Ils ont également découvert qu’environ 40 % des traits de caractère produits par des prions sauvage se seraient avérés favorable à la croissance dans la douzaine de conditions environnementales testées.

Convaincu de l’impact des prions sur l’évolution de levure, Lindquist suppose que ces protéines changeant de forme pourraient être “les restes des premières apparitions de la vie” à l’époque où elle était essentiellement représentée par une base de protéine plutôt que d’acide nucléique.

Elle pense aussi que les prions peuvent jouer les même rôles bénéfiques chez d’autres cellule que les levure et son laboratoire a l’intention de d’investiguer des approches semblables dans la chasse pour aux prions dans d’autres organismes.

Sources scientifiques:

« Prions play powerful role in the survival and evolution of wild yeast strains » CAMBRIDGE, Mass. (February 15, 2012)

http://web.wi.mit.edu/lindquist/pub/

http://ansm.sante.fr/Dossiers-thematiques/Creutzfeldt-Jakob-et-produits-de-sante/Protocole-Standard-Prion/(offset)/0

Sources Législatives

http://circulaire.legifrance.gouv.fr/pdf/2011/12/cir_34277.pdf

Biographie:

http://www.wi.mit.edu/research/faculty/lindquist.html

Sources Importantes:

http://georges.dolisi.free.fr/Les%20prions/les_prions0.htm#Historique

Historique chronologie de la « Vache-Folle »:  http://www.inra.fr/dpenv/vfol___2.htm

Tuberculose: vers un nouveau vaccin ?

La Tuberculose est la 2e cause de mortalité parmi les maladies infectieuses après le SIDA. Elle tue une personne dans le monde toutes les 20 secondes dont 200 enfants par jour. 10% des personnes contaminées par le bacille de Koch (Mycobacterium tuberculosis) développe la maladie. En 2010, elle a tué 1,4 million de personnes, dont l’immense majorité résidait dans un pays pauvre.

On observe que le nombre de co-infections tuberculose / HIV reste élevé. Cette co-infection est responsable de 13% des décès de personnes atteintes du SIDA.

Enfin le nombre de souches de Mycobacterium tuberculosis résistantes aux antibiotiques est potentiellement en croissance constante et fait l’objet d’une surveillance draconienne. 450 000 nouveaux cas de tuberculoses résistantes sont recensés chaque année et on distingue, dors et déjà 2 types de tuberculoses ultra-résistantes. La tuberculose-MR, est une forme résistante au moins à l’isoniazide et la rifampicine, les deux médicaments anti-tuberculeux les plus puissants. La tuberculose-UR est une TB qui est résistante à n’importe quel fluoroquinolone, et au moins un des trois médicaments injectables de deuxième-ligne (capreomycine, kanamycine, et l’amikacine), en plus de la tuberculose-MR.

Chaque cas de tuberculose résistante, oblige, lorsque c’est possible, à recourir à un traitement de « seconde ligne ». Des médicaments moins efficaces, entraînant de graves effets secondaires, qui nécessitent d’être administrés pendant près de deux ans et coûtent près de 10 000 euros par personne dans les pays en développement (tarifs négociés par les ONG), alors que le coût du traitement d’une tuberculose simple n’excède pas 15 euros.

Si le vaccin classique BCG (Bacille de Calmette et Guérin) préparé à partir d’une souche atténuée de bacille tuberculeux bovin (Mycobacterium bovis) est efficace pour protéger les enfants il l’est beaucoup moins pour les adultes d’après l’Institut Pasteur. « L’efficacité du vaccin BCG est estimée entre 75 et 85% pour les formes graves du nourrisson et du jeune enfant, notamment méningite et tuberculose disséminée », selon le ministère de la Santé. Le niveau de protection assuré par le BCG descend entre 50% et 75% pour la tuberculose de l’adulte et est insuffisant pour empêcher la transmission de la maladie et d’enrayer l’épidémie mondiale.

Des chercheurs de l’Unité de régulation immunitaire et vaccinologie (Institut Pasteur/Inserm) ont réussi à modifier le génome du bacille responsable de la tuberculose pour en obtenir « une souche non virulente chez la souris », selon un communiqué commun de Pasteur et de l’Inserm.

Ces équipes coordonnées par le Dr Laleh Majlessi et le Pr Claude Leclerc ont pu établir que « les souris immunisées par la souche atténuée sont protégées très efficacement contre l’infection par Mycobacterium tuberculosis« .

Cette souche mutée provoque « une réaction immunitaire plus forte que le vaccin BCG chez la souris ».

C’est donc avec un grand espoir que ce vaccin est en voie de développement.

Pour autant notons que les thérapies curatives eux aussi tentent d’évoluer afin de faire face aux résistances. En effet, une étude co-financée par la National Institute of Allergy and Infectious Diseases (NIAID-NIH) a été présentée le 26 mars 2012 lors de la réunion annuelle de l’American Chemical Society et met en avant l’espoir porté par une combinaison de 2 médicaments déjà disponibles pour le traitement de la tuberculose (TB). Ainsi, le méropénème et le clavulanate, tous deux combinés parviennent non pas à « ralentir la croissance mais parvient à tuer la bactérie en laboratoire » explique le Pr Blanchard, professeur de biochimie à l’Ecole de Médecine Albert Einstein de l’Université Yeshiva de New York.

C’est en étudiant la beta-lactamase de Mycobacterium tuberculosis, que cette équipe a trouvé l’idée de la combinaison. Le Clavulanate (Acide Clavulanique) permet ainsi d’inhiber l’enzyme produite par Mycobacterium tuberculosis afin de protéger l’action du méropénème.

Dépêche AFP:

http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5ibRZGyfMDiQjbUkidklka7K95-Iw?docId=CNG.a3e7fc4ee748727fee33617a43df3bed.31

Autres sources:

Two drugs already on the market show promise against tuberculosis March 26, 2012

 http://www.santelog.com/news/allergies-pneumologie/tuberculose-une-bitherapie-efficace-contre-les-resistances_7950_lirelasuite.htm

Articles récents sur la tuberculose:

http://www.lepoint.fr/chroniqueurs-du-point/anne-jeanblanc/la-tuberculose-tue-une-personne-toutes-les-20-secondes-23-03-2012-1444308_57.php

http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/03/24/la-tuberculose-de-plus-en-plus-resistante_1675109_3244.html

Autres sources scientifique:

Foire aux questions sur la tuberculose ultra-résistante:  http://www.who.int/tb/challenges/xdr/faqs/fr/index.html

Les punaises de lit, une invasion en France qui se confirme.

Les punaises de lit ou Cimex lectularius voir Cimex hemipterus arrivent en France:

« Les punaises de lits sont devenues un problème mondial depuis 10 ans dans tous les lieux d’hébergement. La grande difficulté de cet insecte qui pique l’homme, est qu’elles ne vivent que la nuit. La lutte contre les punaises de lits est extrêmement complexe et toute son efficacité dépend de sa détection. »

« Après avoir infesté New York, les punaises de lit font leur retour en France. Cachées dans les draps, les matelas et sommiers, elles attaquent la nuit et sucent le sang des dormeurs, qui ont bien du mal à s’en débarrasser. » 2

« Longtemps tenu pour exterminée, on assiste actuellement au retour de la punaise des lits dans les zones métropolitaines. Elle peut se retrouver partout tels hôtels, dortoirs, hôpitaux, gîtes et résidences privées. Contrairement à la croyance populaire, sa présence n’indique pas un manque de propreté. Son corps est large, plat et son abdomen est de forme ovale. Brun-rouge et sans ailes, un adulte à jeun mesure environ 6 à 10 mm de long. Elles sont actives et visibles la nuit, et on les trouve généralement le long des coutures des matelas. Elles se nourrissent du sang des humains. Les punaises des lits dérangent les gens sans poser de risque important pour la santé. Comme pour le moustique, certaines personnes sont allergiques à leur morsure, qui cause une enflure, des cloques et parfois même une infection. Toutefois, la punaise n’est pas vectrice d’une quelconque maladie véhiculée par le sang. La punaise des lits est déplacée vers les habitations pour y pénétrer ensuite par le biais de meubles ou d’articles de literie infestés. On l’amène également à l’intérieur par la voie des bagages ou des vêtements »3

la Ville de Montréal et la Direction de santé publique de l’Agence de la santé et des services sociaux de Montréal (DSP), avaient lancé  conjointement en octobre 2010 un guide pratique Les punaises de lit : Mieux les connaître pour mieux les combattre. 4

En milieu hospitalier, le sujet fait débat depuis quelques années au coeur des Journées Techniques CS3D de Bordeaux. 5

Ce petit animal peut vivre en 3 et 15 jours entre 2 repas, une femelle adulte peut pondre 5 à 15 oeufs par jour et entre 200 à 500 oeufs au cours de sa vie, la durée de vie d’un individus est de 6 à 24 mois, le cycle de vie d’oeuf à oeuf est de 40 à 70 jours.

Les punaises sont soupçonnées de transmettre des agents infectieux, mais on ne retrouve aucune étude démontrant qu’elles sont vecteurs de maladies infectieuses. 45 agents infectieux sont soupçonnés d’utiliser les punaises de lit comme vecteur.6

A Toulouse, depuis quelques mois, une nouvelle méthode de traque est mise en place par une micro-entreprise pour le milieu communautaire à l’aide d’un chien (Lévrier Whippet) dressé à la détection de ces insectes.7

TJP

Sources scientifiques ou références officielles:

(lien uniquement accessible aux membres du forum) http://biohygieniste.leforum.eu/t239-Lancement-d-un-guide-sur-les-punaises-de-lit-a-Montreal.htm?q=punaises

5 https://docs.google.com/open?id=0BwnwRx4DEFCEODZlM2MyMTYtNTJlZS00ZGI3LWFmYWYtYTgzMDcwMTkyYjBk

« Bedbugs and Infectious Diseases » Pascal Delaunay, Véronique Blanc, Pascal Del Giudice, Anna Levy-Bencheton, Olivier Chosidow, Pierre Marty1, Philippe Brouqui

sources:

http://etablissements.fhf.fr/annuaire/hopital-actualite.php?id=803

2 http://www.lejdd.fr/Societe/Sante/Actualite/Les-punaises-debarquent-en-France-234238/

3 http://www.abcgp.ca/fr/bibliotheque-parasites.asp?parasite=57

7 http://www.20minutes.fr/article/822494/punaises-lit-tapis

Pourquoi la rougeole est elle si contagieuse ?

Depuis le début de l’année, les autorités alertent sur l’épidémie de rougeole qui évolue sur le pays.

En effet, le nombre de cas estimés de rougeole pour les 3 premiers mois dépassaient déjà le nombre total de cas de l’année 2010.

La contagiosité du virus est connue, toute la prévention est basée sur le programme vaccinal.

Mais pourquoi le virus de la rougeole est il autant contagieux ?

Une collaboration internationale de chercheurs dont ceux de l’équipe de  Marc Lopez à l’INSERM unité 891 (Centre de recherche en cancérologie) à Marseille, a permis de mieux comprendre comment ce virus de la famille des Paramyxoviridae se transmet si facilement d’individus en individus.

Les chercheurs ont mis en évidence l’affinité du virus envers un récepteur cellulaire (protéine transmembranaire) « nectin-4 » qui est connu pour être un biomarqueur dans certains cancers comme ceux du sein, de l’ovaire et du poumon.

« nectin-4 » se trouve également au niveau de la trachée  favorisant ainsi la transmission par voie aérienne du virus.

On a longtemps cru que le virus se multipliait dans les cellules de l’épithélium des voies respiratoires, il a été récemment démontré que le virus infecte en réalités les macrophages et les cellules dendritiques du système respiratoire. Ces cellules infectées traversent ensuite l’épithélium des voies respiratoires et transmette le virus aux organes lymphatiques où le virus se multiplie amplement.  Le récepteur « nectin-4 » permet aux cellules infectées de traverser aisément l’épithélium.

TJP

Sources scientifiques:

http://www.inserm.fr/espace-journalistes/pourquoi-le-virus-de-la-rougeole-est-il-si-contagieux

Adherens junction protein nectin-4 is the epithelial receptor for measles virus, Nature 02 november 2011

Sources:

http://www.sante.gouv.fr/dossier-de-presse-rougeole.html

http://biohygieniste.leforum.eu/t304-ALERTE-EPIDEMIE-DE-ROUGEOLE.htm

L’Europe fait face aux épidémies imprévisibles

« Bruxelles, le 9 août 2011 –  La Commission européenne a décidé de consacrer 12 millions d’euros supplémentaires provenant du programme-cadre de recherche de l’UE au renforcement de la capacité de l’Europe à combattre des agents pathogènes comme la virulente bactérie Escherichia coli (E.coli), qui a récemment intoxiqué près de 4 000 personnes en Europe et en a tué 46. » annonce la commission européenne hier.

Mme Máire Geoghegan-Quinn, membre de la Commission européenne responsable de la recherche, de l’innovation et de la science, a déclaré: «Notre politique vise à concentrer les fonds de la recherche et de l’innovation de l’UE sur les enjeux les plus importants pour les Européens, et la santé figure évidemment en haut de la liste. Je suis donc très satisfaite que nous ayons pu allouer ces fonds supplémentaires à une nouvelle consolidation de la capacité européenne à détecter les épidémies et à y faire face».

Ainsi dès cet automne l’Europe mettra en route deux projets « ANTIGONE » et « PREDEMICS ».

Antigone (ANTIcipating the Global Onset of Novel Epidemics) aura pour objectif de parvenir à mieux connaitre la souche d’ECEH qui a infecté près de 4.000 personnes en Europe et causé 46 décès, dont 45 en Allemagne. Le budget réservé à Antigone sera de 2,1 millions d’euros avec lequel les chercheurs devront développer des méthodes de diagnostic rapide mais aussi de prévention pour faire face à ces nouvelles bactéries et autres agents pathogènes virulents qui pourraient menacer la santé humaine. Antigone devrait compter 14 partenaires provenant de 7 pays et rassembler des experts spécialisés dans un large éventail de virus et de bactéries.
Predemics (Preparedness, Prediction and Prevention of Emerging Zoonotic Viruses with Pandemic Potential using Multidisciplinary Approaches), un autre projet qui a déjà bénéficié d’un financement, avancera en collaboration avec Antigone. Ce projet se concentre sur 4 familles de virus qui peuvent être à l’origine d’une épidémie en Europe: l’influenza, l’hépatite E, la rage et les maladies causées par les lyssavirus (apparentés à la rage) ainsi que les infections dues au virus de l’encéphalite japonaise ou au virus du Nil occidental.

Le projet prévoira une «clause de flexibilité» qui permet une réaction rapide à toute menace d’épidémie future imprévue sans que la Commission ne doive publier un nouvel appel à propositions.

« L’ensemble des activités de recherche sur les nouvelles épidémies bénéficie d’un budget de plus de 170 millions d’euros dans le cadre du 7e PC (2007-2013), et comprend des travaux pour améliorer la capacité à détecter de nouveaux virus inconnus (projet EMPERIE), pour élaborer des médicaments contre les virus (projet SILVER ) et pour limiter la transmission de plusieurs nouvelles maladies à vecteur (projet EDENext), comme la fièvre du Nil occidental ou la dengue, le chikungunya, etc. » indique la commission.

Sources:

Commission européenne – Communiqué de presse 09/08/2011

L’UE investit plus de 170 millions dans la lutte contre les VIRUS INCONNUS – Commission européenne blog.santelog.com

Sida menaces et espoirs

A Rome ce jour, à l’occasion de la « Conference on HIV pathogenesis treatment and prevention »,

Médecin sans Frontière dénonce dans son rapport publié ce jour, un déséquilibre d’accès aux anti-rétroviraux entre les pays riches, les pays pauvres ayant droits aux aides et les pays intermédiaires n’ayant aucune aide. « Dans les pays les plus pauvres, les prix continuent de baisser, explique Nathan Ford, directeur médical de la Campagne d’Accès aux Médicaments Essentiels de MSF. Mais un nombre important de personnes vivant avec le VIH/sida habitent dans des pays à revnus intermédiaires exclus par ces réductions de prix. »

« Les programmes de réduction du coût des ARV mis en place par les compagnies pharmaceutiques ne sont pas une solution à long terme, explique Janice Lee, pharmacienne spécialiste du VIH/sida à La Campagne d’accès aux médicaments essentiels de MSF. Lorsque les brevets constituent un obstacle à l’accès et que les producteurs refusent de diminuer les prix, les gouvernements sont obligés de contourner les brevets afin de garder en vie les personnes atteintes du VIH dans leurs pays ».

« Nous observons que lorsque les brevets n’entravent pas l’utilisation de médicaments génériques, le coût des médicaments diminue, poursuit Janice Lee. Or, ces baisses de prix laissent espérer d’atteindre le nouveau objectif des Nations Unies : mettre 15 millions de personnes sous traitement d’ici 2015 ».

Cependant, beaucoup d’espoirs commencent à être récompensés par la mise en lumière de résultats de travaux,  démontrant l’efficacité du rôle préventif des anti-rétroviraux . En effet, le traitement précoce d’une personne infectée par le virus empêche dans plus de 96% qu’elle ne transmette l’infection.

Le premier essai, mené par le Centre international de recherche clinique de l’Université de Washington, baptisé Partners sur la  prophylaxie pré-exposition a  été conduit au Kenya et en Ouganda auprès de 4758 couples sérodifférents. trois groupes de sujets on été constitués : dans le premier, le partenaire non infecté par le VIH  recevait un comprimé de Ténofovir par jour , dans le deuxième il était « traité » par Ténofovir/Emtricitabine, tandis que dans le troisième un placebo lui était administré. Le nombre d’infections par le VIH retrouvé  était inférieur de 62 et  73 % pour les deux premiers groupes par rapport aux sujets ayant reçu un  placebo.

Dans un essai réalisé au Bostwana chez 1 200 hommes et femmes hétérosexuels non séropositifs (mais pas nécessairement en couple). Menée par le Center of Disease Control d’Atlanta (CDC), l’étude TDF2 a révélé que la prise de  Ténofovir/Emtricitabine a permis de réduire le risque de contracter le virus du Sida de 63 % par rapport aux patients ayant reçu pendant la même période d’un an  un placebo. Ces résultats s’ajoutent à ceux d’une étude présentée en mai concernant des couples homosexuels sérodifférents et aboutissant à des résultats semblables.

L’étude a été arrêtée au niveau des résultats intermédiaires qui étaient suffisamment concluant pour rendre la poursuite de l’étude impossible sur le plan de l’étique vis à vis des personnes prennant le placebo.

Ces découvertes devraient encourager les personnes à se faire dépister. Le complément d’autres moyens de contraception, tel que l’usage du préservatif parait plus ce que jamais essentiel cependant.

sources scientifiques:

http://www.nejm.org/doi/full/10.1056/NEJMoa1105243?query=featured_home&

http://www.anrs.fr/content/download/3721/20211/file/CP%2013%20mai%202011%20-%20HPTN%20052.pdf

sources presse:

http://www.msf.fr/2011/07/18/10201/sida-lacces-a-des-arv-a-prix-modere-menace/

http://www.msf.fr/2011/07/13/9901/sida-de-nouveaux-medicaments-pour-certains-pays-pas-pour-tous/

http://www.leparisien.fr/societe/sida-un-traitement-plus-efficace-que-prevu-18-07-2011-1536885.php

http://www.jim.fr/en_direct/pro_societe/e-docs/00/01/EA/BF/document_actu_pro.phtml

http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/infos-generales/medecine-sante/afp_00360950-sida-montee-en-puissance-des-antiretroviraux-en-matiere-de-prevention-193787.php