Archives de Catégorie: Actualités Scientifiques

La solution hydroalcoolique victime à tort d’une étude testant son mesusage en présence de bisphénol A

Aucune solution hydro-alcoolique (SHA) commercialisée en France ne contient de Bisphenol A.

« Selon une étude publiée dans la revue « Plos One », les solutions hydroalcooliques seraient dangereuses pour la santé, car favorisant l’absorption par la peau de bisphénol A, un perturbateur endocrinien nocif. Des arguments infondés, explique Pierre Parneix, président de la Société française d’hygiène hospitalière. »

Mais alors serait-on atteint de phobie compulsive face aux solutions hydro-alcooliques pourtant en place outre Rhin avec une dizaine d’années d’avance sur nous ?

Toutes les théories ont fusé sur les SHA depuis leur mise en place alors que pourtant elles ont véritablement révolutionné la médecine moderne face à la diffusion de bactéries multi-résistantes en prenant pour exemple majeur la baisse net de l’incidence du Staphylocoque doré résistant à la méticilline dans nos hôpitaux depuis la mise en place de la friction hydro-alcoolique.

Cette étude ne teste que le risque d’un mésusage grossier et absurde des SHA. Aucune personne dans la vie professionnelle ou dans la vie courante ne pourrait reproduire par inadvertance les conditions expérimentales de cette expérience.

« les chercheurs ont demandé dans ce cas précis aux volontaires de mettre une grosse dose de gel antibactérien sur leurs mains sans exercer de friction, puis leur ont collé un ticket de caisse dessus et observé si du bisphénol A (contenu dans ces bouts de papier) pénétrait dans la peau au bout de quatre minutes. » explique l’article du nouvelobs.

Le manque de culture scientifique serait-elle la cause d’une inquiétude exagérée ? Où la confiance envers les études alarmistes serait plus facile dans notre société moderne ?

Quoi qu’il en soit on ne le rappellera jamais trop que les solutions hydro-alcooliques s’utilisent dans des conditions précises d’utilisation :

– mains visiblement propres, sèches et sans bijoux

– ongles courts, sans vernis

– la friction doit avoir lieu au moins pendant 30 secondes et ne pas s’arrêter jusqu’à l’obtention complète de mains sèches.

 

On comprend bien vite que personne ne se présentera à la cafétéria avec les mains trempées de SHA pour récupérer la facturette et la tenir avec les mains dégoulinante de SHA avant de boire son café.

Sources : http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1400719-le-gel-antibacterien-nocif-pour-la-sante-faux-et-il-ne-contient-pas-de-bisphenol-a.html

 

 

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Bourbon : nouveau virus dû à la tique

INSEKTEN, PARASIT, EKTOPARASIT, INFEKTION, BLUTSAUGER, KRANKHEITSUEBERTRAEGER, KRANKHEIT, UEBERTRAEGER, HAUT, BISS, FUTTERUn nouveau virus, transmis par les tiques, aurait causé la mort d’un homme aux Etats Unis au printemps 2014.

Les autorités sanitaires américaines ont fait la découverte d’un nouveau virus. Ce virus, de la famille des thogotovirus, a été responsable du décès d’un homme au printemps 2014, dans le Kansas, , d’après le centre de contrôle et de prévention des maladies (CDC) dans son étude de cas publiée, en fin de semaine dernière, dans la revue EIDJ.

Les thogotovirus sont déjà associés à des transmissions par les tiques et les moustiques en Afrique, en Asie et en Europe,

Selon l’étude ; il est tombé malade quelques jours après plusieurs morsures de tiques, avec de la fièvre et des maux de tête. Malgré la prise d’antibiotiques, l’état de l’homme s’est aggravé, notamment ses fonctions rénales. Il ne pouvait pas non plus respirer de façon autonome puis il est décédé d’un arrêt cardio-pulmonaire, onze jours après l’apparition des symptômes.

Suite à de nombreux tests négatifs, un échantillon du sang de l’homme décédé a alors été envoyé à un laboratoire afin de procéder à des analyses approfondies. Par la technique Abbott Molecular Diagnostics (AMD) il a été déterminé qu’il s’agissait d’un nouveau virus. Ce virus est baptisé Bourbon, du nom du comté où il a été découvert.

Source scientifique :

http://wwwnc.cdc.gov/eid/article/21/5/15-0150_article

Autres sources :

http://www.allodocteurs.fr/actualite-sante-bourbon-le-nouveau-virus-mortel-decouvert-aux-usa-15652.asp?1=1

http://www.ouest-france.fr/etats-unis-bourbon-une-nouveau-virus-mortel-identifie-3207980

La cartographie microbienne du métro new-yorkais

pathomap2Des chercheurs de l’université américaine de Cornell ont publié vendredi 06 février la première carte des microbes trouvés dans les 960 km du métro new-yorkais.

La majorité des 637 espèces de bactéries, virus et champignons qui y ont été recensées ne présentent pas de danger. Mais les chercheurs ont fait une autre découverte : près de la moitié des séquences d’ADN collectées ne correspondait à aucun organisme connu, selon Cornell.

Une carte interactive (http://www.pathomap.org/map/) en ligne, du projet «PathoMap» qui avait été lancé en juin 2013, permet de visualiser l’étendue de la colonisation bactérienne quasiment station par station et par grandes familles bactériennes.

Une équipe composée de nombreux étudiants, avait collecté de l’ADN sur les tourniquets, les sièges, les portes, les poignées et autres surfaces du métro. Sur 4200 échantillons collectés, 1457 avaient ensuite été séquencés.

12% des bactéries retrouvées sont liées à des pathologies humaines, des bactéries multi-résitantes aux antibiotiques sont retrouvées dans 27% des prélèvements collectés. Les chercheurs ont même mis en évidence la présence de fragments d’ADN de Bacillus anthracis (agent de l’anthrax) dans 2 échantillons et de plasmide de Yersinia pestis (agent de la peste bubonique) dans 3 échantillons sans pour autant pouvoir retrouver ces germes en culture.

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Le Parisien indique: « La station de métro South Ferry, inondée durant l’ouragan Sandy en novembre 2012 et qui, à l’époque du projet n’avait pas rouvert, ils ont trouvé dix espèces de bactéries correspondant à un environnement marin. Elles ne se trouvaient dans aucune autre station. »

Sources sûres :

http://weill.cornell.edu/news/pr/2015/02/researchers-produce-first-map-of-new-york-city-subway-system-microbes-christopher-mason.html

http://www.pathomap.org/2015/02/05/interactive-viz-south-ferry-station/

http://www.cell.com/pb/assets/raw/journals/research/cell-systems/do-not-delete/CELS1_FINAL.pdf

Sources médias:

http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/2015/02/06/cartographie-des-microbes-du-metro-new-yorkais/

http://www.leparisien.fr/sciences/des-centaines-d-especes-de-bacteries-dans-le-metro-new-yorkais-07-02-2015-4514291.php

http://newyork.cbslocal.com/2015/02/05/pathomap-breaks-down-bacteria-other-microorganisms-at-citys-subway-stations/

Résistance aux antibiotiques : Appel de La Grande-Bretagne à une guerre internationale

Présentation1Comme s’il s’agissait d’un écho, suite à l’appel de la World Alliance Against Antibiotic Resistance du 23 juin (voir article « Résistance aux antibiotiques : l’appel de la World Alliance Against Antibiotic Resistance ».), le premier ministre britannique appelle à une action mondiale pour lutter contre la menace croissante de la résistance aux antibiotiques.

Le Figaro explique, La fondation Wellcome Trust contribuera pour 500 000 livres (630 000 euros) à l’initiative de David Cameron. « Ce n’est pas seulement un défi médical et scientifique, souligne le directeur du Wellcome Trust, le Dr Jeremy Farrar, mais aussi un défi économique et social ».

C’est à ce jour, la première puissance à prendre conscience de l’enjeu majeur de ce combat, à en prendre acte et à appeler les autres nations à rejoindre cette guerre à mener de manière mondiale. Ce combat ne peut être qu’efficace que si des actions internationales sont menées.

Il est important que d’autres nations (grandes et petites) rejoignent ce premier pas courageux britannique.

sources :

http://www.bbc.com/news/health-28123025

http://sante.lefigaro.fr/actualite/2014/07/02/22556-david-cameron-declare-guerre-mondiale-lantibio-resistance

https://fbhleblog.wordpress.com/2014/06/23/la-declaration-de-guerre-contre-la-resistance-bacterienne/

http://www.carevox.fr/sante-maladies/article/la-declaration-de-waaar-contre-la

La déclaration de guerre contre la résistance bactérienne

C’est une journée de mobilisation internationale aujourd’hui, l’ensemble des membres de l’ Alliance Contre le développement des Bactéries Multi-Résistantes (ACdeBMR) ou World Alliance Against Antibiotic Resistance » (WAAAR) dans sa version anglaise ont pour objectifs de diffuser cette déclaration du 23 juin 2014 afin de sensibiliser les hommes politiques de tous pays confondus de la position scientifique face à « l’invasion  » par les bactéries multi-résistantes aux antibiotiques.

 

Ci-dessous la déclaration en version intégrale:

 

L’augmentation du nombre de bactéries résistantes aux antibiotiques représente un danger majeur pour la santé de l’homme et des animaux. Cette augmentation très alarmante, jointe à une absence presque complète de nouveaux antibiotiques est un des problèmes de santé publique les plus graves de notre temps. Les antibiotiques sont une classe thérapeutique unique, avec un aspect sociétal, car leur usage et mésusage chez un patient, avec diffusion des bactéries devenues résistantes entre les personnes, les animaux et l’environnement, peut affecter leur efficacité chez d’autres patients. La cible des antibiotiques est les bactéries, organismes vivants qui peuvent en effet évoluer en acquérant des mécanismes de résistance très rapidement .Ces bactéries résistantes peuvent alors être transmises facilement à d’autres personnes, et du matériel génétique bactérien codant pour la résistance peut être transmis facilement entre bactéries. Des échecs liés à ces bactéries multi-résistantes, initialement limités au secteur hospitalier apparaissent maintenant dans la communauté. On estime le nombre de décès annuels liés à ces bactéries à 25.000 en Europe, et 23.000 aux USA, au minimum. Le cout de la résistance bactérienne est considérable, en raison de la diffusion de la maladie, des décès, et des soins.
Bien que la résistance aux antibiotiques soit une histoire sans fin, elle est directement liée au volume d’antibiotiques utilisés. Nous utilisons des quantités croissantes d’antibiotiques chez l’homme et les animaux, ce qui déverse ces produits dans la nature. L’impact environnemental de ce phénomène est considérable, entrainant le développement et la dissémination des gènes d’antibio-résistance.
Nous devons lutter contre ces phénomènes en adoptant des stratégies proactives comparables à celles utilisées pour les espèces en voie de disparition, dans une philosophie de développement durable. Préserver l’efficacité des antibiotiques et stabiliser l’écosystème bactérien doivent être un objectif global absolu.
Sauvegarder les antibiotiques nécessitera un effort considérable et concerté des patients et des prescripteurs pour appeler tous les responsables à assurer un accès facile à des antibiotiques efficaces. L’objectif de WAAAR est d’attirer l’attention sur l’urgence et la gravité du danger, et de coordonner un dialogue européen et international pour trouver des solutions efficaces. L’alliance, en particulier au travers de cette déclaration, est destinée à lutter pour la préservation des antibiotiques et à maintenir la pression chez les prescripteurs, les hommes et femmes politiques, les décideurs de santé publique, les économistes, les usagers du système de santé, l’industrie pharmaceutique, les agences internationales, et l’ensemble de la population. Les actions individuelles, malgré leur louable intention, sont vouées à l’échec sans un dialogue international, un sens commun du danger, et un large consensus sur les façons de procéder.

WAAAR propose les 10 actions suivantes :

1) Prise de conscience de tous les acteurs, incluant le public, de l’intensité du danger représenté par la résistance bactérienne. Coopération étroite entre les organisations internationales, politiques et/ou économiques, qui doivent prendre la tête de ce mouvement contre la résistance bactérienne.
2) Organisation dans chaque pays, idéalement par les ministères de la santé, d’un plan national de lutte contre la résistance bactérienne, financé, avec participation de tous les acteurs, en particulier les associations de consommateurs.
3) Accès permanent aux antibiotiques essentiels et de qualité, en particulier dans les pays en voie de développement.
4) Surveillance de la consommation des antibiotiques et de la résistance.
– Surveillance de la résistance bactérienne et des consommations d’antibiotiques au niveau de l’institution, de la région, et du pays (sur le modèle des « Centers for Diseases Control and Prevention »-CDC), avec statistiques comparatives (benchmarking), publiées en temps réel, ou au moins tous les 12 mois. Amélioration des capacités des laboratoires, avec centralisation technique et coordination.
5) Développement de tests diagnostiques rapides.
– Développement de nouveaux tests diagnostiques rapides et efficaces, et utilisation des tests disponibles pour traiter rapidement avec des antibiotiques ciblés, pour éviter les traitements inutiles, (en différentiant infections bactériennes et non bactériennes) et pour moduler la durée du traitement.
6) Utilisation prudente, contrôlée, et surveillée des antibiotiques (Antibiotic stewardship).
– Dans les hôpitaux, les structures de long séjour, et en ville.
– Dans l’élevage, l’agriculture, l’aquaculture et le monde vétérinaire, dans une philosophie « une seule santé ».
– Abandon des antibiotiques (systémiques et locaux) comme facteurs de croissance et utilisation exceptionnelle en prophylaxie, chez l’animal.
– Utilisation rationnelle des antibiotiques en métaphylaxie (prophylaxie si certains animaux sont malades, ou à risque élevé de l’être) et en traitement des animaux.
– Utilisation limitée, chez l’homme et l’animal, d’antibiotiques critiques pour l’homme (ex :carbapenemes).
– Elimination progressive de la vente des antibiotiques « sous le comptoir » (disponibles sans ordonnance).
7) Efforts éducationnels, et informationnels.
Programmes éducationnels dirigés vers les enfants/adolescents sur les antibiotiques, la résistance bactérienne et la prévention de l’infection (modèle: e Bug)
– Mise en place de larges campagnes d’information et de sensibilisation dirigée vers le public pour un emploi rationnel des antibiotiques.
– Programmes d’éducation pour les professionnels de santé, y compris les vétérinaires, dentistes, infirmier(è)s, pharmacien(s)s et autres écoles médicales et en formation médicale continue, sur une utilisation rationnelle des antibiotiques, comprenant les indications, les doses, et la durée de traitement. Education des éleveurs.
8) Prévention et contrôle de la transmission bactérienne.
– Efforts soutenus pour prévenir la transmission croisée des bactéries multi-résistantes , lors des soins médicaux, la production alimentaire, et l’élevage .
– Promotion internationale de l’hygiène des mains, et des mesures de contrôle de l’infection ayant démontré leur efficacité.
– Limitation de la contamination de l’eau de boisson par les BMR, de même que la contamination de l’environnement
– Utilisation des vaccins disponibles, chez l’homme et l’animal
9) Recherche fondamentale et appliquée et développement de nouveaux produits.
– Nouveaux modèles économiques pour supporter le coût de l’innovation tout en préservant les impératifs de santé publique.
– Augmentation des ressources destinées à réduire la résistance bactérienne chez l’homme et l’animal
– Facilitation de la recherche de nouveaux produits (antibiotiques et autres produits), et de vaccins, par des mécanismes de régulation permettant un développement accéléré
10) Demande auprès de l’UNESCO d’inscrire les antibiotiques au patrimoine mondial de l’humanité.

Nous vous exhortons à participer à cette croisade, dans votre domaine. Les antibiotiques, et le miracle thérapeutique qu’ils représentent, doivent être protégés. C’est une urgence absolue, et c’est notre devoir. S’il vous plait, aidez nous à agir MAINTENANT, en soutenant cette déclaration, en incitant à un meilleur usage des antibiotiques chez l’homme et l’animal, en accompagnant les actions politiques pour le soutien d’une meilleure éducation, l’organisation d’une surveillance intégrée, et le développement de la recherche.

A propos de WAAAR

WAAAR est un groupe de 700 personnes, en provenance de 55 pays différents, et représentant tous les acteurs (médecins, vétérinaires, chirurgiens, microbiologistes, infectiologues, pharmacien (nes), infirmier(e)s, biologistes de l’évolution, écologistes, environnementalistes, hommes et femmes politiques, usagers du système de santé). L’alliance est soutenue par 85 sociétés savantes, et 50 groupes professionnels divers.

Personnes soutenant la déclaration de Paris

Jacques Acar (France), Amani Alnimr (Saudi Arabia), Fatma Amer (Egypt), Massimo Antonelli (Italy),   Gérard Bapt (France), Yvana Balter (France), Yaron Bar-Lavie (Isreal), Philippe Berthelot (France), Jean Carlet (France), Yehuda Carmeli (Israel), Otto Cars (Sweden), Bernard Castan (France), Jean Daniel Chiche (France), Jon Cohen (UK), Peter Collignon (Australia), René Courcol (France), Pierre Dellamonica (France), George Dimopoulos (Greece), Ricardo Durlach (Argentina), Petra Gastemeier (Germany),), Abdul Ghafur (India), Don Goldman (USA), Thomas Gottlieb (Australia), Jennifer Grant (Canada), Susan Huang (USA), Françoise Leblanc-Jouffre (France), Joel Leroy (France), Ling Moi Lin (Singapore), Fernando Luis Lopez Cardozo (Brazil), John McGowan (USA), Jordi Mancebo (Spain), Shahen Mehtar (South Africa), Andrew Morris (USA), Babacar N’Doye (Senegal), Michael Niederman (USA), Gérard Nitenberg (France), Patrice Nordman (France), Steve Opal (USA), Jose Arthur Paiva (Portugal), Pierre Parneix (France), Trish Perl (USA), Didier Pittet (Switzerland), Jean François Pittet (USA), Garyphallia Poulakou (Greece), Céline Pulcini (France), Christain Rabaud (France), Claude Rambaud (France), Josette Raymond (France), Viviana Rodriguez (Argentina), ,Lynora Saxinger (Canada), Benoit Schlemmer (France), Sanjeev Singh (India), Jonathan Theodore (France),Gupta (UK), Cruz Cordero (Brazil), Philip Dellinger (USA), Michel Baussier (France), Xavier Lescure (France), Antoine Andremont (France), Jean-Pierre Hermet (France), Patrick Coloby (France), Dominique Peyramond (France), Jacques Gilquin (France), Andreas Voss (The Netherlands), Jan Kluytmans (The Netherlands), Peter Pronovost (USA), Jean Louis Vincent (Belgium), Ethan Rubinstein (Canada) , Vladimir Rudnov (Russia), Sophie Matheron (France) Remy Gauzit (France), Anny Poursinoff (France), Garance Upham (France), Xiao Yonghong (China), Rafael Canton (Spain), Mathias Pletz (Germany), Manuel Guzman (Venezuela), Gabriel Levy-Hara (Argentina), Jesus Rodriguez-Bano (Spain), Lindsay Grason (Australia), Chistian Chidiac (France), Alain Michel Ceretti (France), Claude Carlet (France), Philippe Thevenot (France), Bruno Housset (France), Pierre Weinbreck (France), Didier Payen de la Garanderie (France), Bruno Marchou (France), François Tremolières (France), Gilbert Mouthon (France), Michel Troadec (France), Olivier Romain (France), Robert Cohen (France), France Cazenave-Roblot (France), Marc Veilly (France), Nicolas Terzi (France), Benoit Guery (France), Dominique Valla (France), Claude Attali (France), Jean Pierre Aubert (France), Philippe Vanhems (France), Cecile Mourlan (France), Catherine Guignabert (France), Catherine Cordonnier (France), Louis Gazagne (France), Jean Brami (France), Bernard Garo (France), Thierry Calandra (Switzerland), Antonio Torres (Spain), Jos van der Meer (The Netherlands), Grant Waterer (Australia) Ibrahim Yusuf ( Nigeria), Emile Zein (Libanon), Sanjay Gupta (UK), Cruz Cordero (Brazil), Philip Dellinger (USA), Xavier Lescure (France), Antoine Andremont (France), Jean-Pierre Hermet (France), Patrick Coloby (France), Dominique Peyramond (France), Jacques Gilquin (France), Ethan Rubinstein (Canada) , Vladimir Rudnov (Russia), Sophie Matheron (France) Remy Gauzit (France), Garance Upham (France), Xiao Yonghong (China), Lindsay Grason (Australia), Claude Carlet (France), Pierre Weinbreck (France), Bruno Marchou (France), Michel Troadec (France), Louis Gazagne (France), Jean Brami (France), Bernard Garo (France), Alain Bousquet-Melou (France), Christian Brun-Buisson (France), Stephane Harbarth (Switzerland), Fabienne Tamion (France), Ian Gould (UK), Romain Carlet (France), Camille Carlet (France), André Cabié (France), Michel Dupont (France), Fernando Baquero (Spain), Serge Alfandari (France), Thierry Mayet (France), Emmanuelle Varon (France), Anne Lotthé (France), Gérard Larroussinie (France), Thierry Lavigne (France), Jean-Paul Mira (France), Françoise Ballereau (France), 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Sociétés savantes soutenant la déclaration de Paris

The Infectious Diseases Society of America (IDSA) (John Billington,David Relman)

American Society of Microbiology (ASM) (Janet Schoemaker)

European Society of Infectious Diseases and Clinical Microbiology (ESCMID) (Gunnar Kahlmeter, Murat Akova)

American Thoracic Society (ATS)(Dr Finn, Steve Crane)

American College of Chest Physicians (ACCP)(Darcy Marciniuk)

Society of Critical Care Medicine (SCCM)(Carol Thompson)

International Society of Infectious diseases (ISID)(Jon Cohen, Keith Klugman)

International society of Chemotherapy (Ian Gould)

Pan American Society of Infectious Diseases (Luis Bavestrello)

European Society of Intensive Care Medicine (ESICM)( Jean Daniel Chiche)

European Federation of orthopedy and traumatology (Manuel Cassiano-Neves)

British Society of Antimicrobial Chemotherapy (Nicholas Brown, Laura Piddock)

Société Libanaise de Médecine Interne (SLMI)( Emile Zein)

Association Tunisienne de Réanimation (ATR) (Fekri Abroug)

Société Tunisienne de Pathologie Infectieuse (STPI)

Sociedale Paulista de Infectiologia-Brazil (Rosana Richman)

Société Belge de Microbiologie Clinique (BVIKM/SBIMC)(Camelia Rossi)

Société Marocaine de Maladies Infectieuses (SMMI),

Australasian Society for Infectious Diseases (ASID), (David Looke)

Australian Society for Antimicrobials (ASA)(Thomas Gottlieb),

Hellenic Society of Intensive Care (Antonios Mavrommatis)

Israel Society for Infectious Diseases,

Brazilian Society of Infectiology,

Sociedad Española de Medecina Intensiva ,Critica y Unidades Coronarias (SEMICYUC) ( Luis Blanch, Miguel Sanchez Garcia, Francisco Alvarez Lerma)

Sociedad Española de Enfermedades Infecciosas y Microbiologia Clinic (SEIMC)(Jose M Miro),

Sociedad Española de Enfermedades Respiratorias (SEPAR )(Pilar de Lucas)

Hellenic Society of Antimicrobial Chemotherapy (Helen Giamarellou)

Italian Society of Anesthesiology, Analgesia and Intensive Care Medicine (SIAARTI)(Massimo Antonelli)

Société Marocaine d’Hygiène Hospitalière (Ouahid Barouti)

Paul-Ehrlich-Gesellschaft für Chemotherapie e.V.(Paul-Ehrlich-Society for Chemotherapy (Achim Horauf)

Sociedad Andaluza de Enfermedades Infecciosas (SAEI)( Andalusian Infectious Diseases Society)( Jesus Gomes Mateos)

Egyptian Society for Infection Control « ESIC »( APIC/Egypt Chapter)( Ossama Rassla)

Korean Society of Clinical Microbiology ( Nam Yong Lee)

Portuguese Society of Infectious  Diseases and Clinical Microbiology (Helena Ramos)

Portuguese society of intensive care (Joao Gouveia, Ricardo Matos)

Ho Chi Minh city Infection Control Society ( Thi Anh Thu Le)

 

The Mexican Society of Infectious Diseases and Clinical Microbiology (AMIMC)( Celia Alpuche Aranada)

Indian Medical Association (Dr Saini, Dr Vijayakoumar)

Association of physicians of India (Dr Muruganathan)

Belgium Infection control society (BICS) (Hilde Jansens)

Société Française de Médecine Générale (SFMG) (Pascale Arnould)

Société Française de Chirurgie Orthopédique et traumatologique (Bernard Augereau)

Association Française de Chirurgie (Jean Pierre Arnaud)

Association Française d’Urologie (AFU) (Patrick Coloby)

Société de Pathologie Infectieuse de Langue Française (SPILF)(Christian Rabaud)

Société Française de Microbiologie (SFM),( René Courcol)

Société Française d’Hygiène Hospitalière (SF2H) (Philippe Berthelot)

Société Française de Santé Publique (SFSP) (Pierre Lombrail)

Société de Réanimation de Langue Française (SRLF) (Djillali Annane)

Société Française d’Anesthésie Réanimation (SFAR)( Dan Benhamou)

Société de Pneumologie de Langue Française (SPLF) (Alain Didier)

Fédération Française de Pneumologie (Bruno Housset)

Société Française de Greffe de Moelle (SFGM)( Ibrahim Yacoub)

Société Française de Gériatrie et Gérontologie (SFGG)( Geneviève Ruault)

Société Française de Médicine Interne (SFMI)( Loic Guillevin)

Société Française de Dermatologie (SFD)( Olivier Chosidow)

Association vétérinaire équine française (AVEF)(Jean-Yves Gauchot)

Society of Infectious diseases Singapore ( Paul Anantharaja Tambyah)

Spanish society of anesthesiology and critical care (Fernando Gilsanz, Emilio Maseda)

Surgical Infection Society (SIS) (William Cheadle)

Lebanese Association for Medical Diagnosis and Auto-Immune Diseases(Lambda) (Georges Khalil)

Saudi Society of Medical Microbiology and Infectious Diseases (Huda Bukharie)

Belgian Society of Intensive Care Medicine (SIZ)(Alexander Wilmer)

Société Nationale des Groupements Techniques Veterinaires (SNGTV) (Christophe Brard)

Association Française Vétérinaire des Animaux de Compagnie (Eric Guaguere)

Société Française de Pharmacie Clinique (SFPC)(Marie-Claude Saux, Remi Varin)

Spanish Society of Infectious Diseases and Clinical Microbiology (José Miro, Rafael Canton)

United Kingdom Clinical Pharmacy Association (UKCPA )( Mark Gilchrist, Marie Matthews)

Associação de Medicina Intensiva Brasileira (AMIB)( Jose Mario Meira Teles)

Instituto Latino-Americano de Sepsis (ILAS)( Reinaldo Salomao)

Thoracic Society of Australia and New Zeland ( Matthew Peters, Peter Wark)

British Infection Association (Albert Mifsud)

Polish Society of Anesthesiology and Intensive Care ( Magolia Mikaszewska-Sokolewicz)

Federation Vétérinaire Européenne (FVE) ( Christophe Buhot, Jan Vaarten)

Slovenian Society of Intensive Medicine ( SZIM) (Matjaz Jereb)

Asia Pacific Society of Infection Control (APSIC) (Ling Moi Lin)

Infection Control Association of Singapore (ICAS) (Ling Moi Lin)

Federation of European Microbiological Societies (Bauke Oudega)

German Interdisciplinary Association of Intensive and Emergency Medicine (Dietmar Schneider, Michael Quintel, Elke Muhl)

Association Française des Vétérinaires d’animaux de compagnie ( Jean-François Rousselot)

Société de Pathologie Exotique (Jean Delmont)

Standing committee of European Doctors (Katrin Fjeldsted, Birgit Beger)

 

Other groups or associations

 

Association Le LIEN (Madeleine Madoré)

Association Le CISS (Claude Rambaud)

Fédération des Spécialités Médicales (FSM),

Association pour la chimiothérapie anti-infectieuse (ACAI),

Observatoire National d’épidémiologie de la Resistance Bactérienne aux antibiotiques(ONERBA)(Marie-Helène Nicolas-Chanoine)

Collège National des Généralistes Enseignants (CNGE)(Pierre louis Druais)

Collège national de médecine générale (CNMG),

Fédération Française de pneumologie (FFP) (Bruno Housset)

Groupe de Pathologie Infectieuse en Pédiatrie (GPIP)( Robert Cohen)

Collège des Enseignants de Maladies Infectieuses (CMIT),(Christian Michelet)

Fédération Française d’Infectiologie (FFI),(Christian Perrone)

Institut Maurice Rapin (IMR),(Christian Brun-Buisson)

Medqual (F. Ballereau),

Antibiolor (C Rabaud),

Observatoire du Risque Infectieux en Gériatrie (ORIG),

Réseaux de surveillance des antibiotiques et des bactéries multi-résistantes du Sud Est,

Le Forum des bio-hygiénistes,

Arab Alliance for a prudent use of antimicrobials (Ar-Apua),(Fatma Amer)

Association Phagespoir (Jérome Larché)

Programme National de lutte contre l’infection nosocomiale (PRONALIN, Senegal),

Réseau International pour la Planification et l’Amélioration de la Qualité, et de la Sécurité dans Services de Santé en Afrique (RIPAQS)(Bernard Chanfreau)

Infection Prevention and Control African Network (IPCAN), (Shaheen Mehtar)

Portuguese Intersectorial Alliance for the Preservation of the Antibiotics(APAPA) (Jose Arthur Paiva)

Association des médecins coordonnateurs en EHPAD,

Association de Lutte contre les Infections Associées aux Soins (ALIAS),

Ligue Africaine des Associations pour la Sécurité des patients (LIASEP),

ESGAP working group (ESCMID)(Jordi Rello)

Association des victimes d’infection nosocomiale (ADVIN),

Comité de pilotage des réseaux de surveillance ATB et BMR Sud EST.

Hellenic Sepsis Study Group (Evangelos Giamarellos-Bourboulis)

Institut de recherche en médecine générale (IRMG)

The Canadian Antimicrobial Resistance Alliance(CARA )

The Gulf Cooperation council (GCC)(Hanan Balkhy)
Center for infection control and the APIC-Saudi chapter. (Hanan Balkhy)

Global Sepsis Aliiance (Konrad Reinhart)

The Eastern Mediterranean Regional Network for Infection Control « EMRNIC »(Ossama Rassla)

 

Egyptian Patient Safety Association « EPSA » (Ossama Rassla) .

Groupo de infecçao e sepsis (José Arthur Paiva)

CCLIN Ouest (Maryse Aupée)

International Forum for Acute Care Trialists (InFACT) (John Marshal)

Infection Control Directorate (Ministry of Health-Kuwait)

National Committee for the proper use of antimicrobials (Ministry of Health-Kuwait).

Joseph Christopher Farmer)

Austrian Antibiotic Stewardship Group (Elisabeth Heisbourg)

Doctors without borders/médecins sans frontières (Arlène Chua, Richard Murphy)

Antimicrobial Stewardship Working Group of the International Society of Chemotherapy (ISC) (Gabriel Levy Hara)

Hellenic Sepsis Study Group ( Gogos Charalambos and Evangelos Giamarelos-Bourboulis)

International Sepsis Forum (Tom Van Der Poll)

Centre National de Référence de la Résistance aux Antibiotiques (Patrick Plésiat)

Groupe Hospitalier Diaconesses Croix St Simon (Anne Fabregue)

 

Sources :

http://www.waaar.org/

http://biohygieniste.leforum.eu/portal.php#A%20LA%20UNE

Article officiel:

https://docs.google.com/file/d/0BwnwRx4DEFCEXzFhQ0NTek1RdWM/edit

 

Premier rapport de l’OMS sur la menace mondiale des résistances aux antibiotiques.

9789241564748_eng-45678c5Très rapidement,

Ce document était publié depuis quelques temps sur la page A LA UNE du Forum, mais celle-ci évoluant vite il devenait important de publier un court article pour un accès à ce rapport et avant qu’il ne disparaisse de LA UNE du forum en raison des nouvelles actualités.

Vous trouverez ci-joint Le rapport de l’OMS en question en anglais et en français « WHO’s first global report on antibiotic resistance reveals serious, worldwide threat to public health »

 

 

 

 

 

 

 

– En anglais:

http://www.who.int/mediacentre/news/releases/2014/amr-report/en/

– En français:

http://www.who.int/mediacentre/news/releases/2014/amr-report/fr/

 

 

 

 

 

Déclaration de guerre, contre la résistance aux antibiotiques par la World Alliance Against Antibiotic Resistance

Le docteur Carlet a publié tout récemment « The PARIS declaration of WAAAR (World Alliance Against Antibiotic Resistance).

C’est donc dans son intégralité, que nous publions cette déclaration afin de soutenir cette association dans son effort titanesque afin de proposer des axes majeurs de réflexion pour faire face aux échecs de la « médecine antibiotique » d’aujourd’hui.

Pour information: La liste des membres de la World Alliance Against Antibiotic Resistance présente dans la publication ci-dessous n’est pas exhaustive celle-ci évoluant chaque jour.

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The PARIS declaration of WAAAR (World Alliance Against Antibiotic Resistance).

Jean Carlet, Viviana Rodriguez, Gérard Bapt, Benoit Schlemmer, Gérard Nitenberg, Joel Leroy, Patrice Nordman, Jean François Pittet, Amani Alnimr, Jennifer Grant, Yvon Barlavie, Andrew Morris, Grant Waterer,  Antonio Torres, Jordi Mancebo, John McGowan, Sanjeev Singh, Jon Cohen, Jonathan Theodore, Yvana Balter, Pierre Parneix, Josette Raymond, Steve Opal, Michael Niederman, Thomas Gottlieb, George Dimopoulos, Garyphallia Poulakou, Abdul Ghafur, Ricardo Durlach, Jose Arthur Paiva, Massimo Antonelli,  Otto Cars, Petra Gastemeier,Bernard Castan, Jos van der Meer, Jean Daniel Chiche, Lynora Saxinger, Trish Perl, Fatma Amer, Yehuda Carmelli, Fernando Luis Lopez Cardozo, Pierre Dellamonica, Françoise Leblanc-Jouffre, Jacques Acar, Didier Pittet, Susan Huang, Ibrahim Yusuf, Emile Zein, Ling Moi Lin, Shahen Mehtar, Babacar N’Doye, Peter Collignon, Claude Rambaud, Céline Pulcini, Christain Rabaud, Philippe Berthelot, René Courcol, Don Goldman, Sanjay Gupta, Cruz Cordero, Philip Dellinger, Michel Baussier, Xavier Lescure, Antoine Andremont, Jean-Pierre Hermet, Patrick, Coloby, Dominique Peyramond, Jacques Gilquin, Andreas Voss, Jan Kluytmans, Peter Pronovost, Jean Louis Vincent, Ethan Rubinstein, Vladimir Rudnov, Sophie Matheron, Remy Gauzit, Anny Poursinoff, Garance Upham, Xiao Yonghong, Rafael Canton, Mathias Pletz, Manuel Guzman, Gabriel Levy-Hara, Jesus Rodriguez-Bano, Lindsay Grason,  Andrew Morris, Chistian Chidiac, Alain Michel Ceretti, Claude Carlet, Philippe Thevenot, Bruno Housset, Pierre Weinbreck, Didier Payen de la Garanderie, Bruno Marchou, François Tremolières, Gilbert Mouthon, Michel Troadec, Olivier Romain, Robert Cohen, France Cazenave-Roblot, Marc Veilly, Nicholas Terzi, Benoit Guery, Dominique Valla, Claude Attali, Jean Pierre Aubert, Philippe Vanheims, Cecile Mourlan, Catherine Guignabert, Catherine Cordonnier, Louis Gazagne, Jean Brami, Bernard Garo, Alain Bousquet-Melou, Christian Brun-Buisson, Thierry Calandra, Stephane Harbarth, Fabienne Tamion, Ian Gould, Romain Carlet, Camille Carlet, André Cabié, Michel Dupont, Fernando Baquero, Serge Alfandari, Thierry Mayet, Emmanuelle Varon, Anne Lotthé, Gérard Larroussinie, Thierry Lavigne, Jean-Paul Mira, Françoise Ballereau, Marin Kollef, Elisabeth Heisbourg, Hajo Grundman, Paul Richman, James Hughes, Tim Walsh, David Vaughan, Pierre-François Laterre, Jessica Minion, Tatiana Galperine, Jean-Luc Schmit, Marie-Laure Joly-Guillou, Jacques Birgé, Konrad Reinhart, Thi Anh Thu Le, Vincent Jarlier, Marces Cyrillo, James Johnson, Naima Elmdaghri, Philippe Eggimann, Donald Craven, Agnes Riche, Olivier Lehiani, Jea-Paul Stahl, Alain Lepape,Laurent Thiriet, Mercedes Palomar, Alvaro Villanueva, Jean Christophe Lucet, Jean Yves Madec, Lucy Palmer, Eli Perencevich, Bruno Hoen, Daniel Floret, Pierre Tattevin, Bernard Page, Olivier Jonquet, Anne savey, Fabrice Bruneel, Bernard Garo, Aidan Hollis, Bertrand Guidet, Robert Weinstein, Dominique Jean, Benoit Misset, Maité Garrouste-Orgeas,Hervé Lelouet, Jean Luc Mainardi, Apostolos Armaganidis, Thierry May, Irène Frachon, Bernard Chanfreau, Antoine Andremont, Fredérique Benhourry, Nicolas Terzi, Pascal Chavanet, Jacques Fabry, Franck Mansour-Adeoti, Florian Carlet, Badreddine Kilani, Virginie Vitrat, Fekri Abroug, Keith Klugman, Claude Martin, Marthe Than Lecompte, Stephen Zinner, Joséphine  Zoungrana, Jordi Rello Condomines, Christelle Miquel on behalf of the WAAAR (World Alliance Against Antibiotic Resistance)

Supporting medical societies

International Society of Infectious diseases (ISID), -Société Française de Médecine Générale (SFMG), Société de Pathologie Infectieuse de Langue Française (SPILF), Société Française de Microbiologie (SFM), Société Française d’Hygiène Hospitalière (SF2H), Société Française de Santé Publique (SFSP), Société de Réanimation de Langue Française (SRLF), Société Française d’Anesthésie Réanimation (SFAR), Société de Pneumologie de Langue Française (SPLF), Société Libanaise de Médecine Interne (SLMI), Société Française de Greffe de Moelle (SFGM), Société Française de Gériatrie et Gérontologie (SFGG), Association Tunisienne de Réanimation (ATR), Société Tunisienne de Pathologie Infectieuse (STPI), Sociedale Paulista de Infectiologia-Brazil, Société Belge de Microbiologie Clinique (BVIKM/SBIMC), Société Marocaine de Maladies Infectieuses (SMMI), Société Française de Dermatologie (SFD), Australasian Society for Infectious Diseases (ASID), Australian Society for Antimicrobials (ASA), Austrian Antibiotic Stewardship Group, Hellenic Society of Intensive Care, Société Française de Médicine Interne (SFMI), European Society of Intensive Care Medicine (ESICM), Israel Society for Infectious Diseases, Brazilian Society of Infectiology, Sociedad Española de Medecina Intensiva , Critica y Unidades Coronarias Sociedad Española de Enfermedades Infecciosas y Microbiologia Clinic, Sociedad Española de Enfermedades Respiratorias ( SEPAR )

« The Infectious Diseases Society of America (IDSA) supports the principles contained in the World Alliance Against Antibiotic Resistance’s (WAAR) 2012 statement published in Antimicrobial Resistance and Infection Control »

Other groups or associations

– Association Le LIEN, Association Le CISS, Fédération des Spécialités Médicales (FSM), Association pour la chimiothérapie anti-infectieuse (ACAI),Observatoire National d’épidémiologie de la Resistance Bactérienne aux antibiotiques (ONERBA),Collège National des Généralistes Enseignants (CNGE), Collège national de médecine générale (CNMG), Fédération Française de pneumologie (FFP), Groupe de Pathologie Infectieuse en Pédiatrie (GPIP), Collège des Enseignants de Maladies Infectieuses (CEMIT), Fédération Française d’Infectiologie (FFI), Collège National de Pathologie Infectieuse (CNPI), Institut Maurice Rapin (IMR), Medqual (F. Ballereau), Antibiolor (C Rabaud), Observatoire du Risque Infectieux en Gériatrie (ORIG, Réseaux de surveillance des antibiotiques et des bactéries multi-résistantes du Sud Est), Le Forum des bio-hygiénistes, Arab Alliance for a prudent use of antimicrobials (Ar-Apua), Association Phagespoir, Programme National de lutte contre l’infection nosocomiale (PRONALIN, Senegal), Réseau International pour la Planification et l’Amélioration de la Qualité, et de la Sécurité dans Services de Santé en Afrique (RIPAQS), Infection Prevention and Control African Network (IPCAN), Association des médecins coordonnateurs en EHPAD, Association de Lutte contre les Infections Associées aux Soins (ALIAS), Ligue Africaine des Associations pour la Sécurité des patients (LIASEP), Portuguese alliance for the preservation of the antibiotic, ESGAP working group ( ESCMID), Association des victimes d’infection nosocomiale (ADVIN), Comité de pilotage des réseaux de surveillance ATB et BMR Sud EST. Hellenic Sepsis Study Group.

After saving countless lives, antibiotics are in danger of losing their effectiveness. The reasons are an alarming increase in bacterial resistance combined with an almost complete absence of new drugs in the antibiotic pipeline. Treatment failures are already occurring in patients with community acquired infections whose only unusual feature is causation by multidrug-resistant (MDR) bacteria. Hospital acquired infections are often due to multi-resistant bacteria, some of which are resistant to all available antibiotics. These failures will become increasingly common, some representing life-threatening situations. In addition, risks will increase sharply in patients who require procedures associated with high risks of infections if antibiotics are ineffective (e.g., major abdominal surgery, organ transplantation, and immunosuppressive treatments).

Antibiotics are unique medications in that their targets (bacteria) are living organisms capable of adapting by developing or acquiring mechanisms that confer resistance to antibiotics (e.g., mutations and the acquisition of resistance-gene vehicles). Despite this feature, which is shared by no other medication, antibiotic prescription is viewed as a trivial act, both in humans and in animals. Worldwide the volumes of antibiotics used in people, animals, aquaculture and even horticulture are huge, and in most countries continueto rise. The risk for the environment is paramount.

Clearly, there is a pressing need to protect the effectiveness of antibiotics (and of anti-infectious medications in general) via proactive strategies similar to those used to save endangered species, in keeping with the concept of sustainable development. Antibiotic drugs deserve to be put on the UNESCO list of intangible cultural heritage. Antibiotics are unique medications and must be prescribed only with good reason and when they will be effective. Each prescription should be thought through carefully, and the short-term benefits to the patient (which obviously deserve priority in the event of a bacterial infection) should be weighed against two categories of deleterious effects: short-term adverse effects on the patient – such as manifestations of intolerance or allergies, which are unacceptable if the antibiotic is not indispensable – and the negative medium-term effects on bacterial ecology, with the selection of MDR organisms. Selected MDR organisms subsequently cause infections in the community, of which that same patient is a member. The objective of achieving rational antibiotic prescribing practices requires an orchestrated effort by both the healthcare system users and the prescribers. Other strategies should be implemented concomitantly, such as campaigns to promote immunizations known to exert antibiotic-sparing effects (e.g., against influenza, measles, and pneumococcal disease…).

WAAAR is a cross-sectional action plan designed by a large  group of professionals and by the patient-support group of consumers to deal with the current emergency. This plan involves healthcare providers (in hospitals and private practice), veterinary medicine professionals, and environmental specialists. It is of immediate significance for current and future users of the healthcare system, as well as for all of us in the general population.

WAAAR is a group of about 510 individuals coming from 43 different countries representing all the key stakeholders ( MDs, Veterinarians, pharmacists…) including healthcare system users (LIEN, CISS, Patients for Patient Safety [WHO], and the Association for the defense of Victims of Nosocomial Infections [ADVIN] in Quebec). The Alliance receives support from 60 learned societies or professional groups in France and throughout the world. It is a nonprofit organization (French law of 1901) open to professionals and users worldwide. WAAAR has no conflict of interest, and does not receive resources from the industry.

SAFEGUARDING ANTIBIOTICS requires an orchestrated effort carried out jointly by healthcare system users and prescribers (in the broad sense of the term). Therefore, WAAAR has chosen as its primary objective to raise awareness among all stakeholders of the urgency and magnitude of the threat. The Alliance must lobby actively for antibiotics preservation beyond the circle of insiders in order to raise awareness among policy-makers, international health organizations, and the entire population. Such are the purposes of the Paris WAAAR declaration against antibiotic resistance.

The Alliance advocates a number of immediate measures:

  • A much more cautious and controlled approach to the use of antibiotics, in all areas (Antibiotic safety).
  • Relentless efforts to prevent cross-transmission of MDR organisms both in hospitals and in private practice.
  • Expansion of basic and applied research efforts in human and veterinary medicine.
  •  Development of new antibiotics.
  • Development of antibiotics or treatment strategies for veterinary medicine that have the smallest possible ecological impact (antibiotic safety).
  • Development of new vaccines.
  • Widespread  use of diagnostic tests, aiming to limitprescription of antibiotics to proven bacterial infections.
  • Ban of broad spectrum antibiotic (prophylaxis) use without an attempt to diagnose the cause of the infection, or the targeted micro-organisms (meta-phylaxis, surgery…).
  • Increased surveillance of antibiotic resistance and use, with regular feedback to healthcare professionals and public.
  • Education and training programs for healthcare professionals and consumers

The WAAAR declaration will be launched with the following methodology. A multidisciplinary international scientific committee will be set up, in order to define priorities. The first step of the process will be a meeting organized during the annual congress of the European Society of Intensive Care Medicine (ESICM), in Paris, in October 2013. Next an evidence based assessment of the literature will be made, and communication will be established between members of Waaar, representatives of all the large international and national medical societies, including the animal world, and environment specialists, by way of a Delphi system (step two). The third step will be the organization of a large one or two day- meeting, before or after the ESCMID meeting, in Barcelona, in May 2014. During this meeting, open to all stakeholders, the prepared document will be discussed by a few working groups, and a final session will come-up with the semi final document. This document will be sent to all people and societies participating in the Waaar declaration, and to all other  stakeholders, including politicians, international agencies like ECDC, OIE, European commission, European Parliament, CDC, FDA, and various agencies and structures in the countries involved in the Waaar declaration, for their approval and support. The final document will be launched during a press conference organized in September 2014.

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Pour plus d’informations:

Le site officiel de WAAAR:  http://www.waaar.org/

La montée inexorable de la résistance aux antibiotiques, une aubaine pour la phagothérapie ?

source: http://www.sciencephoto.com/media/249795/viewL’arrivée progressive des bactéries hautement résistantes confirme qu’il faudrait mettre en place des mesures quasi-militaires pour enrayer le phénomène d’évolution des résistances aux antibiotiques.

Le contrôle des rapatriements sanitaires n’ont qu’une fonctionnalité toute relative. Et les hôpitaux sont forcément tenus d’accueillir tout patient quel qu’il soit, bien qu’il ne soit pas rare que des choix médicaux « borderlines » soient soutenus localement pour éviter d’entrer dans des mesures de précautions généralisées avec des sectorisations de services et du personnel couteuses et presque insupportables dans des établissements déjà en mauvaise santé financière.

De grands choix mondiaux devraient être pris rapidement afin de freiner coûte que coûte cette montée diffusion des bactéries multi-résistantes.

Si le contrôle de la diffusion des Staphylocoques dorés résistants à la méthyciline semble se confirmer grâce à la généralisation des solutions hydro-alcooliques,  la guerre s’enlise complètement face aux bactéries productrices d’une béta-lactamase à spectre étendu (ou élargie).  L’arrivée récente des bactéries hautement résistantes confirme cet enlisement au travers d’une politique d’utilisation des antibiotiques complètement insatisfaisante.

Microsoft Word - 185.doc

Le grand challenge pour l’industrie de l’antibiotique est d’accepter une modération de l’utilisation de leurs produits. En effet si la médecine humaine est la première a être mise en cause dans la montée de ces résistances, la médecine vétérinaire elle aussi devrait revoir sa copie et au delà même toute la filière agricole.

L’industrie de l’antibiotique n’est plus en mesure d’apporter en temps et en heure les nouvelles molécules qui seraient capables de reprendre le contrôle de ces nouvelles souches bactériennes multi-résistantes. Chaque entreprise productrice d’antibiotiques devra développer de nouvelles technologies capables de remplacer les antibiotiques si elle souhaite rester compétitive face à un phénomène naturel. Ne serait ce pas un projet simple de développement durable ?

Les conflits d’intérêts sont enfin pris en compte dans les rapports d’enquêtes et dans chaque document scientifique afin de mieux percevoir les tenants et aboutissants de chacun des participants.

Comme dans toute bataille, il faut diversifier les armes … et la phagothérapie commence seulement a être acceptée de certains scientifiques comme hypothétique candidat.

La phagothérapie est une méthode scientifique de destruction des bactéries par l’utilisation de virus « bactériophages » dirigés spécifiquement contre ses bactéries. La méthode a été peut soutenue jusqu’alors car peut d’investisseurs ne souhaitaient s’y pencher eu égard à l’essor économique important et sûr des antibiotiques.

Les équipes scientifiques les plus performantes sur ce sujet travaillent « actuellement en Europe de l’Est (à Tbilissi en Géorgie et à Wroclaw en Pologne) car, à la différence des Etats-Unis et de l’Europe occidentale, les bactériophages ont continué à être utilisés après la découverte des antibiotiques » lit on sur phagespoirs.unblog.fr .

Il ne reste plus qu’à financer et cadrer le périmètre des études scientifiques nécessaires à la validation d’une telle méthode avant les tous premiers essais cliniques à grande échelle dans nos hôpitaux tout en respectant les brevets des chercheurs de l’est … Ce que l’occident peine scandaleusement à faire pour des raisons surtout financières …

source entête image: http://www.sciencephoto.com/media/249795/view

source graphique:  Impact de l’augmentation de l’incidence des entérobactéries productrices de bêta-lactamases à spectre étendu (EBLSE) sur l’application des précautions complémentaires dans un centre hospitalier universitaire (http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0369811412000958)

La spectrosco​pie optique en passe de revolutionner la mesure de la biocontamination

Sans titreLe développement de la microbiologie rapide a le vent en poupe.

Il devient de plus en plus insupportable d’attendre au rythme microbiologique le délai pour identifier un germe ou de pouvoir dénombrer les quantités bactériennes… souvent réalisées 24 à 48 heures après, lorsqu’il ne s’agit pas d’attendre 7 jours pour les flores fongiques. Parmi ces méthodes on peut citer des méthodes de biologie moléculaire telle que la PCR en temps réelle, biochimiques telle que l’ATPmétrie et maintenant physiques telle que  la Spectroscopie Optique.

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C’est après les événements de septembre 2011 aux Etats-Unis que cette technologie a été développée, alors que la crainte d’une attaque par arme biologique à base de spores de Bacillus anthracis modifiées était maximale. C’est l’armée américaine qui developpa cette technologie démarquée parmi d’autres prototypes. Le besoin était de pouvoir évaluer le risque de présence d’organismes viables mais non cultivables (VBNC). Ces VBNC sont tous ces micro-organismes capables de se mettre en état de dormance:

Tableau A: Micro-organismes possédant un état de dormance:

Aeromonas salmonicida Agrobacterium tumefaciens Alcaligenes eutrophus
Aquaspirillum sp. Burkholderia cepacia Burkholderia psudomallei
Camphylobacter coli Camphylobacter jejuni Camphylobacter lari
Cytophaga allerginae Enterobacter aerogenes Enterobacter cloacae
Enterococcus faecalis Enterococcus hirae Enterococcus faecium
Escherichia coli Francisella tularensis Helicobacter pylori
Klebsiella aerogenes Klebsiella pneumoniae Klebsiella planticola
Lactobacillus plantarum Lactococcus lactis Legionella pneumophilia
Listeria monocytogenes Micrococcus flavus Micrococcus luteus
Micrococcus varians Mycobacterium tuberculosis Mycobacterium smegmatis
Pasteurella piscida Pseudomonas aeruginosa Pseudomonas fluorescens
Pseudomonas putida Pseudomonas syringae Ralstonia solanacearum
Rhizobium leguminosarum Rhizobium meliloti Rhodococcus rhodochrous
Salmonella enteridis Salmonella typhi Salmonella typhirium
Serratia marcescens Shigella dysenteriae Sinorhizorium meliloti
Streptococcus faecalis Tenacibaculum sp. Vibrio anguillarum
Vibrio campbellii Vibrio cholerae Vibrio fischeri
Vibrio harveyi Vibrio mimicus Vibrio natriegens
Vibrio parahaemolyticus Vibrio proteolytica Vibrio shiloi
Vibrio vulnificus types 1 et 2 Xanthomonas campestris

La spectroscopie optique était déjà utilisée, dans les années 90, pour la détection des allergènes dans l’air. Elle a été adaptée et depuis 2005 sa sensibilité et  sa spécificité ont été améliorées afin de répondre aux besoins de l’industrie pharmaceutique et des environnements ultrapropres.

« Stress thermique, chimique, absence d’eau, passage d’un milieu hostile et carencé à un milieu nutritif riche, facteurs de croissance manquants, teneur en CO2 ou O2… Un rapport publié en 1997 par Heidelberg et al. indique que beaucoup de bactéries restent viables après avoir été aéroportées, mais perdent leur faculté de former des colonies. »

Il est dors et déjà reconnu que les aérobiocollecteurs possèdent une efficacité biologique et une efficacité physique d’impaction très variables d’un modèle à un autre selon la vitesse d’impaction, la conception des cribles ou l’utilisation de milieu complémentés.

L’ensemble des éléments cités plus haut rappelle simplement à la vigilance et à l’ouverture sur de nouvelles technologies plus sensibles, ceci même si les techniques classiques ont été éprouvées et ont fait leurs preuves depuis des années.

La position de la FDA est claire sur ce sujet : la division spécialisée dans l’évaluation des RMM voit d’un oeil favorable l’adoption de nouvelles technologies plus sensibles et résolutives permettant une meilleure connaissance et donc un meilleur contrôle des process.

Ce que promet déjà cette technique est « la détection simultanée de la taille et de la nature des contaminants ».

Le système Biovigilant:

« L’IMD-A de Biovigilant a été validé dans le laboratoire G-lab du groupe Yamatake à Fujisawa au Japon, niveau de sécurité P2. »

Ce nouveau système « utilise une propriété naturelle de certains métabolites présents dans les micro-organismes : l’émission d’un rayonnement de fluorescence en réponse à l’excitation induite par de la lumière laser. Le NADH (nicotinamide adénine dinucléotide oxydé) et la riboflavine sont deux coenzymes utilisés pour les formes végétatives et l’acide dipicolinique (constituant de la paroi) pour les formes sporulées. »

Deux informations seront données, la taille de la particule obtenue en diffraction de la lumière laser et, au même instant et en fonction de la détection ou non de la fluorescence, s’il s’agit d’une particule inerte ou biologique (figure ci-dessous, source: http://www.processpropre.fr/Archives-article/Fiche/941#)

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« La fluorescence est captée par un réflecteur semi-ellipsoïdal dont la fonction est de recueillir, d’amplifier considérablement et de focaliser le signal sur le tube photomultiplicateur.

La chambre optique a été mathématiquement modélisée (ci dessous), la forme particulière du réflecteur va collecter la fluorescence émise par le micro-organisme selon un angle de 270 degrés, amplifiant par un facteur 100 à 1 000 le signal par rapport à des systèmes optiques classiques, qui détectent la fluorescence sur quelques degrés, voire moins. Ce dispositif rend possible la visualisation en temps réel sans marquage préalable.

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Le coeur du système est conçu avec un niveau de bruit remarquablement bas, la fluorescence induite par une bactérie monodispersée étant très faible. De nombreux seuils, en fluorescence, en diffraction laser et sur des ratios de ces deux grandeurs ont été définis puis validés pour garantir la spécificité du système aux micro-organismes, bactéries, levures et moisissures.

Biovigilant a également développé une particule submicronique » (taille inférieure au micron)  « présentant une réponse en fluorescence comparable à celle d’une bactérie monodispersée. Cette dernière est utilisée pour vérifier le seuil de détection.

Le système va plutôt détecter les organismes viables, même si aucune garantie sur ce point n’est revendiquée par le concepteur. Dans le cas de destruction par des agents chimiques oxydants, les métabolites sont dénaturés et ne fluorescent plus. Dans le cas de destruction par la chaleur sèche ou chaleur humide le signal passe en dessous du seuil de détection après une durée très variable d’un micro-organisme à un autre, de quelques heures à quelques jours. »

Il est possible de trouver les informations de validation de la technique (matériel, souches, conditions environnementales, modélisations mathématiques) sur l’article source.

Conclusion

« L’IMD-A est un puissant outil analytique dont l’utilisation est particulièrement pertinente lors de media fill tests, d’analyses de risque ou encore lors d’investigations sur des sources potentielles de microcontaminations.

Le système apporte une solution en temps réel et indépendante des contraintes complexes de biocollection et de croissances rencontrées sur les méthodes classiques.

Cette technologie permet également un véritable contrôle en continu du niveau de contamination microbiologique et de fait s’intègre parfaitement dans des démarches de Quality by Design. »

Cependant, le système ne permet pas la récupération des germes pour une analyse ultérieure, ce qui dans de nombreux cas en hygiène hospitalière pose un véritable soucis dans les enquêtes épidémiologiques lors de cas d’infections. Aucune comparaison de souches par le biais d’une technique de biologie moléculaire n’est possible.

Source:

http://www.processpropre.fr/Archives-article/Fiche/941

autres sources:

http://www.biovigilant.com/PDFs/Articolo%20Bolotin.pdf  (en italien)

http://www.promedianet.it/pdf_articoli/lab_05_36-37.pdf (en italien)

La réduction de l’épuisement des infirmières fait réduire le nombre d’infections nosocomiales

 Jusqu’ici de nombreuses études ont mis en évidence des liens entre les infections nosocomiales et la surcharge de travail ou encore la dotation en personnel. C’est une étude américaine qui lance la première information scientifique liant fatigue professionnelle et infections nosocomiales.

L’étude met, en parallèle, en évidence de façon statistique, que pour chaque patient supplémentaire attribué à un infirmier on augmente d’un point la présence d’une infection urinaire et d’une infection du site opératoire dans l’établissement de santé.

Pour affirmer le lien entre épuisement et infections, les chercheurs ont analysé les données d’une enquête de 2006 concernant le travail de 7076 infirmières (95% de femmes) dans 161 hôpitaux (227 lits en moyenne par établissement) de Pennsylvanie puis ont fussioné ces données à celles du rapport sur les infections nosocomiales Health Care Cost Containment Conseil (PHC4) et celles de l’enquête annuelle de l’American Hospital Association (AHA).

L’échantillon d’hôpitaux inclu tous les hôpitaux qui ont participé à l’enquête de 2006 et l’échantillon d’infirmières inclu toutes les infirmières employées dans ces mêmes hôpitaux et qui ont répondu au questionnaire.

Les chercheurs ont choisi d’examiner 2 types d’infection, les infections des voies urinaires (7 cas pou 1000 patients) et les infections du site opératoire (5 cas pour 1000 patients). Ce sont les 2 infections les plus répandues rapportées par le PHC4.

Les caractéristiques des hôpitaux utilisés comme témoins ont été déterminés par le biais de l’Enquête annuelle de l’AHA en prenant en compte la taille (nombre de lits) , le status de l’enseignement, et les technologies employées par l’établissement. Le statut de l’enseignement a été défini par le nombre de médecins résidents et les boursiers en constraste des hôpitaux qui en sont dépourvus. Les hôpitaux ont été classés comme équipés de haute technologie s’ils avaient des installations pour chirurgie à cœur ouvert, de transplantations d’organes majeurs, ou des deux.

Le niveau de gravité des patients a été mesuré grâce aux données de l’enquête PHC4.

Les données sur la démographie des infirmières et l’épuisement professionnel ont été obtenus à partir de l’enquête infirmière de 2006. Le niveau d’épuisement (22 points de score) a été déterminé par un standard national Maslach Burnout Inventory-Human [Maslach and Jackson, The Maslach Burnout Inventory, 1981, 1986] MBI-HSS en permettant d’évaluer les 3 sous échelles ​​d’épuisement: épuisement émotionnel, la dépersonnalisation et accomplissement personnel. Plus d’un tiers des infirmières avaient un niveau d’épuisement élevé (27 points de score).

3 modèles de régression linéaire pour les deux types d’infections nosocomiales ont été réalisés afin d’évaluer l’effet individuel de dotation en personnel infirmier sur les taux d’infection et la mesure dans laquelle leur épuisement professionnel pourrait expliquer cet effet.  Dans le premier modèle, le taux d’infections nosocomiales et la dotation en personnel infirmier ont été régressés. En excluant l’épuisement professionnel, le coefficient de dotation en personnel dans ce modèle simple peut être interprété comme la somme de l’effet direct de la dotation en personnel sur le taux d’infection et de l’effet indirect de la dotation en personnel sur le taux d’infection en raison de son effet sur leur épuisement professionnel. Dans le deuxième modèle, les chercheurs ont estimé l’effet de l’épuisement professionnel infirmier sur les taux des 2 types d’infections en terme de fréquence, en excluant le niveau de dotation. Le troisième modèle inclus dotation en personnel infirmier et épuisement professionnel comme covariables. Les chercheurs ont ainsi utilisé ce modèle pour examiner si l’épuisement professionnel pourrait mettre en évidence un effet sur les taux d’infection mais aussi pour vérifier les influences de l’âge du personnel, des années d’expérience, du statut de l’enseignement, du niveau technologique, du nombre de lits et de la gravité des patients.

L’age moyen des infirmières était de 44 ans avec un expérience professionnelle de 17 ans en moyenne et en charge de 5,7 patients / infirmière.

L’étude met en évidence une association statistiquement significative entre la dotation d’infirmières/ le nombre de patients ou le le niveau d’épuisement élevé avec les deux types d’infections nosocomiales.

Les chercheurs affirment que si les hôpitaux parvenaient à diminuer la proportion d’infirmières souffrant d’épuisement professionnel (de 30% actuellement à 10%), un total de 4.160 infections pourraient être évitées et 41 millions de dollars par an pourraient être économisés.

Source de l’étude:   http://www.ajicjournal.org/article/S0196-6553(12)00709-2/fulltext