Archives du 13 juillet 2011

l’Anses fait un point sur les infections à E. Coli O104:H4 et la consommation de graines germées

Hier l’Anses a publié sur son site un avis concernant l’état des lieux des connaissances et émet des recommandations pour la poursuite des études à mener sur les cas d’infections à E. Coli O104:H4 responsable de syndromes entero-hémorragiques .

Une source commune entre les cas d’Allemagne et les cas recensés à Bordeaux est suspectée, au vu des souches identiques retrouvées. Une enquête de traçabilité, coordonnée par l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a mis en évidence un lien avec la consommation de graines importées d’Égypte

« l’Agence a mis en place un groupe de travail réunissant des experts issus de ses laboratoires ainsi que du laboratoire national de référence (Vet-AgroSup, Lyon), du centre national de référence (Institut Pasteur, Paris) et de son laboratoire associé (CHU Robert Debré, Paris), de l’institut de veille sanitaire (InVS), de l’INRA (Avignon et Angers) et du Geves (Groupe d’étude et de contrôle des variétés et des semences) ainsi que de l’unité INSERM1043 de l’Ecole vétérinaire de Toulouse.  »

Pour le moment, la bactérie mise en évidence chez les malades (Escherichia coli O104:H4) n’a pu être détectée dans les graines elles-mêmes. Mais l’on sait qu’une très faible quantité de cette bactérie peut suffire à déclencher l’infection.

 » l’absence de détection de la bactérie pathogène dans les échantillons analysés ne signifie pas pour autant la non-contamination des lots de graines.
L’Anses recommande donc de poursuivre la recherche de la bactérie dans les graines en mettant en œuvre différents protocoles de détection identifiés au travers des expériences des différents laboratoires impliqués, en France et en Europe, et de rassembler au niveau européen suffisamment de lots de graines potentiellement contaminés pour permettre la poursuite de ces tests.  »

L’ANSES insiste sur la nécessité d’évaluer l’impact des procédés de germination mis en œuvre, d’évaluer l’efficacité des mesures de nettoyage et désinfection appliquées sur les surfaces et sur les matières premières et de développer les méthodes de détection de STEC pathogènes présentes dans les graines.

l’Anses rappelle les recommandations émises par l’autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) et les autorités françaises, à savoir de ne pas consommer de graines germées crues.

Sources:

https://docs.google.com/viewer?a=v&pid=explorer&chrome=true&srcid=0ByQsl_N-efBrOGUzZDRiNjktNTY0NS00YWMzLWIxZDktYTZhNzE5MmI5ZTlm&hl=en_US

EFSA Communiqué de presse 5 juillet 2011

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Neisseria gonorrhoeae H041 une nouvelle souche encore plus résistante

Comme beaucoup d’infections sexuellement transmissibles (I.S.T) , la blennorragie ou gonorrhée, couramment appelée « chaude-pisse » est en recrudescence en France ces dernières années comme l’indique l’INVS dans un communiqué du 19 août 2010. Elle touche essentiellement des sujets jeunes, le plus souvent des hommes (environ 85 %), chez qui elle provoque des urétrites douloureuses.

Une souche multi-résistante a été découverte au Japon par l’équipe suédoise du Pr Magnus Unemo, , grâce a des échantillons prélevés à Kyoto, qui a mis en évidence sa résistance à toutes les céphalosporines y compris celles de 3ième génération. L’annonce a été faite lors de la 19e conférence de la Société internationale pour la recherche sur les maladies sexuellement transmissibles.

L’évolution vers cette « super-résistance » n’est pas étonnante quand on observe la cinétique d’apparition des différentes résistances chez Neisseria gonorrhoeae.

« C’est une découverte à la fois alarmante et prévisible. Depuis que les antibiotiques sont devenus le traitement de base pour la gonorrhée dans les années 40, cette bactérie a montré une capacité remarquable à développer des mécanismes de résistance à tous les médicaments présentés pour la combattre  » explique le Pr Magnus Unemo

Outre les complications engendrées par une telle infection elle ouvre une voie d’accès aux autres IST telles que le HIV.

Il est encore prématuré de dire que la souche se diffusera au niveau mondial. Mais aux dires du Pr Magnus Unemo, le Japon serait un lieu traditionnel d’émergence de gonocoques qui se répandent dans le monde.

Rappelons enfin, qu’en présence de signes cliniques ou en cas de prise de risque (rapport non protégé avec un partenaire occasionnel ou avec des partenaires multiples), il est recommandé de consulter un médecin. Le traitement antibiotique doit être adapté selon les recommandations de l’Afssaps et comme pour toutes les IST, l’usage du préservatif est le meilleur moyen d’éviter une éventuelle contamination par le gonocoque.

sources scientifiques:

Communiqué de presse « Progression des infections à gonocoque en France »  INVS  Saint Maurice, le 19 août 2010

19e conférence de la Société internationale pour la recherche sur les maladies sexuellement transmissibles

sources presse:

http://www.sciencesetavenir.fr/actualite/sante/20110712.OBS6931/gonococcies-une-souche-bacterienne-multiresistante-isolee.html

http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/medecine/d/une-nouvelle-souche-de-gonorrhee-resistante-aux-antibiotiques_31359/

http://www.lefigaro.fr/sciences/2011/07/11/01008-20110711ARTFIG00387-un-supergonocoque-resistant-a-tous-les-antibiotiques-usuels.php