Tuberculose: vers un nouveau vaccin ?

La Tuberculose est la 2e cause de mortalité parmi les maladies infectieuses après le SIDA. Elle tue une personne dans le monde toutes les 20 secondes dont 200 enfants par jour. 10% des personnes contaminées par le bacille de Koch (Mycobacterium tuberculosis) développe la maladie. En 2010, elle a tué 1,4 million de personnes, dont l’immense majorité résidait dans un pays pauvre.

On observe que le nombre de co-infections tuberculose / HIV reste élevé. Cette co-infection est responsable de 13% des décès de personnes atteintes du SIDA.

Enfin le nombre de souches de Mycobacterium tuberculosis résistantes aux antibiotiques est potentiellement en croissance constante et fait l’objet d’une surveillance draconienne. 450 000 nouveaux cas de tuberculoses résistantes sont recensés chaque année et on distingue, dors et déjà 2 types de tuberculoses ultra-résistantes. La tuberculose-MR, est une forme résistante au moins à l’isoniazide et la rifampicine, les deux médicaments anti-tuberculeux les plus puissants. La tuberculose-UR est une TB qui est résistante à n’importe quel fluoroquinolone, et au moins un des trois médicaments injectables de deuxième-ligne (capreomycine, kanamycine, et l’amikacine), en plus de la tuberculose-MR.

Chaque cas de tuberculose résistante, oblige, lorsque c’est possible, à recourir à un traitement de “seconde ligne”. Des médicaments moins efficaces, entraînant de graves effets secondaires, qui nécessitent d’être administrés pendant près de deux ans et coûtent près de 10 000 euros par personne dans les pays en développement (tarifs négociés par les ONG), alors que le coût du traitement d’une tuberculose simple n’excède pas 15 euros.

Si le vaccin classique BCG (Bacille de Calmette et Guérin) préparé à partir d’une souche atténuée de bacille tuberculeux bovin (Mycobacterium bovis) est efficace pour protéger les enfants il l’est beaucoup moins pour les adultes d’après l’Institut Pasteur. “L’efficacité du vaccin BCG est estimée entre 75 et 85% pour les formes graves du nourrisson et du jeune enfant, notamment méningite et tuberculose disséminée”, selon le ministère de la Santé. Le niveau de protection assuré par le BCG descend entre 50% et 75% pour la tuberculose de l’adulte et est insuffisant pour empêcher la transmission de la maladie et d’enrayer l’épidémie mondiale.

Des chercheurs de l’Unité de régulation immunitaire et vaccinologie (Institut Pasteur/Inserm) ont réussi à modifier le génome du bacille responsable de la tuberculose pour en obtenir “une souche non virulente chez la souris”, selon un communiqué commun de Pasteur et de l’Inserm.

Ces équipes coordonnées par le Dr Laleh Majlessi et le Pr Claude Leclerc ont pu établir que “les souris immunisées par la souche atténuée sont protégées très efficacement contre l’infection par Mycobacterium tuberculosis“.

Cette souche mutée provoque “une réaction immunitaire plus forte que le vaccin BCG chez la souris”.

C’est donc avec un grand espoir que ce vaccin est en voie de développement.

Pour autant notons que les thérapies curatives eux aussi tentent d’évoluer afin de faire face aux résistances. En effet, une étude co-financée par la National Institute of Allergy and Infectious Diseases (NIAID-NIH) a été présentée le 26 mars 2012 lors de la réunion annuelle de l’American Chemical Society et met en avant l’espoir porté par une combinaison de 2 médicaments déjà disponibles pour le traitement de la tuberculose (TB). Ainsi, le méropénème et le clavulanate, tous deux combinés parviennent non pas à “ralentir la croissance mais parvient à tuer la bactérie en laboratoire” explique le Pr Blanchard, professeur de biochimie à l’Ecole de Médecine Albert Einstein de l’Université Yeshiva de New York.

C’est en étudiant la beta-lactamase de Mycobacterium tuberculosis, que cette équipe a trouvé l’idée de la combinaison. Le Clavulanate (Acide Clavulanique) permet ainsi d’inhiber l’enzyme produite par Mycobacterium tuberculosis afin de protéger l’action du méropénème.

Dépêche AFP:

http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5ibRZGyfMDiQjbUkidklka7K95-Iw?docId=CNG.a3e7fc4ee748727fee33617a43df3bed.31

Autres sources:

Two drugs already on the market show promise against tuberculosis March 26, 2012

 http://www.santelog.com/news/allergies-pneumologie/tuberculose-une-bitherapie-efficace-contre-les-resistances_7950_lirelasuite.htm

Articles récents sur la tuberculose:

http://www.lepoint.fr/chroniqueurs-du-point/anne-jeanblanc/la-tuberculose-tue-une-personne-toutes-les-20-secondes-23-03-2012-1444308_57.php

http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/03/24/la-tuberculose-de-plus-en-plus-resistante_1675109_3244.html

Autres sources scientifique:

Foire aux questions sur la tuberculose ultra-résistante:  http://www.who.int/tb/challenges/xdr/faqs/fr/index.html

DOSSIER : Surcoût des événements indésirables associés aux soins, escares et IAS parmi les risques les plus coûteux.

L’Institut de recherche et documentation en économie de la santé (IRDS) nous propose un document de réflexion majeur dans l’estimation des surcoûts de la santé liés aux évennements indésirables liés aux soins.

Ainsi, l’IRDS a repris les indicateurs de sécurité des patients (Patients safety indicators, PSI) qui ont initialement été développés par l’Agency for Health Care Research and Quality (AHRQ) aux Éats-Unis à partir de donnés médico-administratives (MacDonald 2002 ; Romano, 2003). “Une quinzaine d’indicateurs PSI couvrant cinq grands domaines (infections nosocomiales, événements sentinelles, complications opératoires et postopératoires, obstétrique et autres événements indésirables associés aux soins) ont été privilégiés pour les comparaisons internationales, en prenant en compte la faisabilité et la pertinence des codes communs pour décrire les pathologies (Miller et Mattke, 2004).” explique le rapport.

Si les PSI ne fournissent pas un jugement sur la gravité des événements indésirables ils se concentrent néanmoins sur la notion d’événements indésirables présentant un caractère évitable (McDonald et al., 2002 ; Miller et al., 2001).

Deux bases de données hospitalières ont été mobilisées pour produire des estimations des coûts au niveau national: la base de l’Étude nationale de coût à méthodologie commune (ENCC) de l’année 2007 et celle du Programme de médicalisation des systèmes d’information (PMSI) de l’année 2007.

Les PSI retenus pour l’étude ont été:

PSI 3 – Escarre de décubitus

PSI 5 – Corps étranger oublié pendant une procédure de soins

PSI 7 – Infection liée aux soins médicaux (infection sur cathéter vasculaire)

PSI 10 – Désordre physiologique et métabolique postopératoire

PSI 12 – Embolie pulmonaire et thrombose veineuse profonde postopératoire

PSI 13 – Septicémie postopératoire

PSI 15 – Difficulté technique lors d’une procéure de soins –Lacéation ou piqûe accidentelle au cours d’un soin

PSI 18 – Traumatisme obstérical du vagin lors d’un accouchement par voie naturelle – avec instrument

PSI 19 – Traumatisme obstérical du vagin lors d’un accouchement par voie naturelle – sans instrument

A partir des neuf PSI retenus dans cette étude,  15 107 séjours ont été identifiés avec un événement indésirable lié aux soins au sein de l’ENCC 2007, soit un peu plus de 0,5 % du total des séours de l’ENCC (3 millions) contre 98 288 séjours repérés dans le PMSI-MCO de la même année, soit près de 0,5 % des séjours également.

Le rapport déclare que, “comme attendu, il existe de fortes disparités de surcoûts entre les différents PSI. Le surcoût moyen pondéré varie de 505 € pour les traumatismes obstétricaux lors d’un accouchement par voie naturelle (PSI 18/19) à 23 132 € pour les septicémies (PSI 13). Les infections associés aux soins (PSI 7) et désordres physiologiques et métaboliques post-opéatoire (PSI 10) affichent les coûs les plus élevés après le PSI 13, aux alentours de 10 000 €. Les surcoûs sont étroitement corrélés avec l’allongement des durées de séjours induit par la survenue de ces événements.”

“Les infections et les escarres sont parmi les événements indésirables qui prolongent les séjours de manière significative (respectivement 14,8 jours et 11,1 jours, soit des séjours 3 à 4 fois plus longs que la moyenne). “

La durée de séjour n’est pas le seul déterminant des surcoûts liés aux EIS, en effet son impact dépend de l’intensité des soins fournis.  notons tout de même que si le coût le plus élevé reste imputé au PSI 10 Désordre physiologique et métabolique postopératoire, dont le coût moyen est estimé à 10 881 € entraînant un coût total conséquent de 285 millions d’euros, soit près de 40 % du coût total des événements indésirables étudiés, le cas des septicémies et des escarres reste important avec les surcoûts qui sont respectivement de 174 millions (23 % du coût total des événements indésirables graves) et 125 millions d’euros (17 % du coû total des événements indésirables graves).

“Quelle que soit la méthode d’estimation, ce sont les Désordres physiologiques (PSI 10) qui ont le surcoût total le plus élevé, suivis par la prise en charge des septicémies (PSI 13), des escarres (PSI 3) et des embolies pulmonaires (PSI 12). Le PSI 10 représente un tiers du surcoût total des événements indésirables. A eux quatre, ces événements représentent plus de 90% du surcoût total des événements indésirables qui atteint 665 millions d’euros.” souligne le rapport.

 Source:  http://www.irdes.fr/EspaceRecherche/DocumentsDeTravail/DT44EstimationSurcoutsEvenementsIndesSoinsHopitalFrance.pdf

TJP

Plan national d’alerte sur les antibiotiques 2011-2016 Résumé

Préambule :

Dans les années 2000 la France était le pays européen le plus consommateur d’antibiotiques, 100 millions de prescriptions par an dont 80% en ville.

La résistance aux antibiotiques chez certaines espèces bactériennes, notamment chez les entérobactéries, a augmenté :

-          La résitance aux céphalosporines de 3e génération (C3G) chez Escherichia coli est en augmentation depuis 2005 (7% 2009vs 1% en 2005).

-          Il en est de même chez Klebsiella pneumoniae (17.8% en 2010 vs 4% en 2005)

De nouvelles résistances bactériennes ont émergé :

-          entérobactéries productrices de carbapenèmase (1 à 3 épisodes en 2004, 27 dans le premier semestre 2011)

-          Acinetobacter baumanii résistant à l’imipenème (22 signalements en 2004, 79 en 2010)

La question de l’utilisation massive d’antibiotiques et ces conséquences induites ont été prises en compte au niveau européen en novembre 2001 avec l’adoption de la recommandation 2002/77/CE du Conseil Européen, relative à l’utilisation prudente des agents microbiens en médecine humaine. Les états membres ont été invités à mettre en place une stratégie de surveillance,  une prescription  obligatoire de tous les antibiotiques, de bonnes pratiques en hygiène hospitalière et en vaccination.

L’European Centre for Disease Prevention and Control (ECDC) et l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) ont récemment inclus la résistance bactérienne dans leurs priorités.

Dans ce contexte le plan national d’alerte sur les antibiotiques 2011-2016 est le 3e plan  en France. Celui-ci prend en compte une dimension européenne et internationale, ainsi que la territorialisation coordonnée par les Agences Régionales de Santé (ARS)

Le plan vise une stratégie de juste utilisation des antibiotiques : pour une meilleure qualité de prise en charge des patients, une diminution des prescriptions et des consommations d’antibiotiques, un allègement de la pression de sélection et un moindre développement des résistances bactériennes aux antibiotiques.

 Cette stratégie s’articule autour de 3 axes stratégiques et se décline en 8 mesures et 21 actions.

-          axe I :             améliorer l’efficacité de la prise en charge des patients

-          axe II :            préserver l’efficacité des antibiotiques

-          axe III :          promouvoir la recherche

Pour chaque action sont définis : l’objectif opérationnel, le contexte, la description de l’action, les pilotes et partenaires de l’action les liens avec les autres plans de santé publique et les indicateurs de résultats.

Axe I : Améliorer l’efficacité de la prise en charge des patients

Mesure I.1  Améliorer les règles de prise en charge par les antibiotiques (4 actions)

Action 1 : Rationnaliser les protocoles et les référentiels de prescriptions des antibiotiques

Recenser, regrouper, actualiser ou élaborer des recommandations validées scientifiquement par spécialité médicale. Ces recommandations seront réunies dans des protocoles et des référentiels nationaux

Action 2 : Améliorer l’application  des référentiels et protocoles de prescription des antibiotiques

Mettre à disposition des prescripteurs des outils informatiques portant sur la connaissance, l’actualisation des recommandations et l’aide à la prescription des antibiotiques. http://antibioclic.com/

Améliorer et faire connaître le dossier internet consacré aux antibiotiques accessible à partir du site du ministère chargé de la santé. Recenser et promouvoir les logiciels d’aide à la prescription actualisés régulièrement et répondant aux critères de bonne utilisation des antibiotiques.

Action 3 : Développer les tests rapides d’orientation diagnostique (TOD) sur les agents microbiens et généraliser leur utilisation

Mettre en place un dispositif similaire au TOD angine pour les bandelettes urinaires. Encourager le développement de TOD à de nouvelles pathologies.

Action 4 : Organiser le conseil auprès des prescripteurs

Contexte : Circulaire n°2002-272 du 2 mai 2002 : développement du conseil auprès des professionnels de santé par la création des référents antibiotiques dans les établissements de santé et des centres de conseils en antibiothérapie.

L’action vise à élaborer un cahier des charges national définissant les missions et fonctions de ces centres conseils, à  renforcer les actions en réseau des référents en antibiothérapie, et à articuler en réseau les actions des centres conseils avec celles des référents des établissements de santé.

Mesure I.2 Informer et former les professionnels de santé

Action 5 : Mobiliser les professionnels de santé

Information sur les risques individuels et collectifs. Promouvoir les communications sur les actions engagées contre l’antibio-résistances, les anti-infectieux, les soins ou la microbiologie.

Action 6 : Adapter la formation initiale des professionnels de santé

Pour les prescripteurs :  études de cas cliniques illustrant les résistances aux antibiotiques

Pour  les autres professionnels de santé, création d’un module de formation spécifique sur  la juste utilisation des antibiotiques

Action 7 : Développer la formation continue et l’évaluation des pratiques professionnelles concernant la prescription d’antibiotiques

Action 8 : Développer l’auto- évaluation des prescriptions d’antibiotiques

Mesure I.3 sensibiliser la population aux enjeux d’une bonne prise en charge

Action 9 : Informer et sensibiliser le grand public

Action 10 : Informer et sensibiliser des groupes de population  particuliers

Les patients, les personnes s’occupant de jeunes enfants, les enfants en âge scolaire,  les personnes âgées. (dont le suivi  d’apparition des complications de l’antibiothérapie chez les personnes âgées : diarrhée à Clostridium difficile)

Axe II Préserver l’efficacité des antibiotiques existants

Mersure II.1 Renforcer la surveillance des consommations et des résistances

Identifier les couples bactérie/antibiotique à surveiller en priorité et de disposer d’informations actualisées dans des délais plus courts pour infléchir les actions conduites.

Action 11 : Surveiller la consommation d’antibiotiques

Mise à disposition de 2 outils sur le site du ministère  pour mettre en place le calcul des consommations. Recueil des consommations d’antibiotiques des établissements de santé, en ville. Mise à disposition des données de la France aux instances européennes.

Action 12 : Surveiller la résistance aux antibiotiques

Poursuite du recueil, de l’analyse et de l’exploitation des données de résistance bactérienne.

Croiser les informations sur les résistances bactériennes et sur les consommations d’antibiotiques. Identifier des couples bactéries/antibiotiques.

Publications de rapports de ces données et y associer les données de médecine vétérinaire

Mesure II.2 Réduire la pression de sélection des agents antimicrobiens et prévenir la diffusion des bactéries multi-résistantes.

Action 13 : Réduire la pression de sélection globale

Actions combinées des actions du plan dans le but d’une plus juste  utilisation d’antibiotiques permettant une diminution  de la consommation d’antibiotique et donc à une baisse de la  pression de sélection globale.

Action 14 : Réduire la pression sélective des classes d’antibiotiques les plus génératrices de résistances

Identifier et lister les classes d’antibiotiques génératrices de résistances puis effectuer un suivi spécifique des consommations et résistances associées. Sensibiliser les prescripteurs pour limiter l’utilisation de ces antibiotiques par des informations régulières.

Action 15 : Contrôler la diffusion des résistances

Mettre en place une politique spécifique concernant les bactéries émergentes. Veiller à ce que les  mesures de contrôle des bactéries endémiques soient efficacement appliquées.

Mettre à disposition des professionnels une expertise en microbiologie réactive (CNR Résistance aux antibiotiques et laboratoires experts) Consolider le signalement des infections nosocomiales en interne et aux structures nationales. Contrôle par les ARS de l’application des recommandations de contrôle des épisodes épidémiques.

Action 16 : Réduire la pression de sélection issue du domaine vétérinaire et prendre en compte les aspects environnementaux

Création par le ministère de l’agriculture et de la santé d’un comité national pour un usage raisonné des antibiotiques en médecine vétérinaire. La DGS participe à la gouvernance de ce comité dans le but de : faire le lien avec le plan antibiotiques humain, promouvoir les actions de diminution des pressions de sélection en  médecine vétérinaire avec objectif quantifié de consommation d’antibiotique (-25% sur la durée du plan).

Etablir  des tableaux de bords de consommation d’antibiotiques et de résistance par filière animale. Evaluer les bénéfices/risques d’une limitation des antibiotiques utilisés aussi en médecine humaine. Informer les professionnels des risques de l’antibiothérapie animale sur la santé humaine. Engager une réflexion et poursuivre les actions en cours  sur les rejets environnementaux d’antibiotiques et de bactéries résistantes.

Mesure II.3 Encadrer la dispensation des antibiotiques

Action 17 : Généraliser la prescription nominative et inscrire certains antibiotiques sur la liste des médicaments à dispensation contrôlée dans les établissements de santé.

Généraliser la prescription nominative des antibiotiques. Etablir un socle minimal à dispensation contrôlé. Demander à chaque établissements de santé d’établir sa propre liste d’antibiotiques à dispensation contrôlée en fonction du contexte de l’établissement (inclus la liste minimale national) Généraliser la réévaluation de l’antibiothérapie à 48-72h pour tous les antibiotiques.

Action 18 : Mettre en place des conditions d’utilisation spécifiques en ville

Etablir et mettre à jour la liste des antibiotiques de dernier recours. Utilisation de logiciel d’aide à la prescription pour limiter la consommation d’antibiotiques. Possibilité d’un statut spécifique des antibiotiques pour donner plus de force à leur protection.

Axe stratégique III : Promouvoir la recherche

Mesure III.1 définir les priorités en matière de recherche

Action 19 : Promouvoir la recherche fondamentale

Améliorer la compréhension des mécanismes d’action contre les bactéries, de genèse, de diffusion et de contrôle des résistances bactériennes. Identifier des pistes alternatives à l’antibiothérapie.

Action 20 : Encourager la recherche appliquée

Encourager la recherche sur les antibiotiques, sur les tests de diagnostic des résistances bactériennes. Evaluer l’impact des consommations sur l’écologie microbienne. Evaluer l’efficacité des mesures recommandées.

Action 21 : Développer la recherche socio-médico-économique

Améliorer la connaissance sur les déterminants aboutissants à une forte consommation d’antibiotiques en ville. Evaluer les conséquences de la résistance aux antibiotiques, les surcoûts induits, les effets des stratégies de prévention et de prise en charge des infections à bactéries résistantes. Améliorer la connaissance  de la qualité de prise en charge thérapeutique en ville et en établissement de santé.

 Source: ministère de la santé http://www.sante.gouv.fr/plan-national-d-alerte-sur-les-antibiotiques-2011-2016.html

LH

 Source forum:   http://biohygieniste.leforum.eu/t383-Plan-national-d-alerte-sur-les-antibiotiques-2011-2016.htm#p946

LABHYG BHN, Nomenclature des actes en laboratoire d’hygiène hospitalière.

L’activité du laboratoire d’hygiène hospitalière et environnemental entre dans le cadre des Missions Intérêt Général  et à l’Aide à la Contractualisation (MIGAC). Seule à ce jour la base de nomenclature de Monpellier permet la mise en valeur de cette activité encore peu mesurée à ce jour . Dans le but de permettre à certains une certaine facilité de mesure, le Forum des Biohygiénistes met à la disposition, et à titre gratuit, de l’ensemble de de ses membres un programme Excel/ Visual Basic sous versions LABHYG BHN 2011.3 et 2012.1 selon respectivement les bases de cotation RHN versions 3.2 et 4.0.

Ce programme permet de saisir, série par série les prélèvements d’air, d’eau , d’endoscopes, de laveurs-désinfecteur, de surfaces ou encore d’analyses de microbiologie alimentaire.  L’utilisation du programme commence tout d’abord par la détermination des différents type de prélèvement réalisés par le laboratoire puis la détermination des différentes unités des soins / clients.  La saisie des actes est aidée par un système de masques de saisies apparaissant tour à tour tout au long de la saisie avec une logique par étapes (pré-analytique / analytique / post analytique). Une fois les saisies terminées, 3 onglets permettent d’analyser la répartition des BHN par Code / Par type de prélèvements ainsi que Par unité de soins / Client.

TJP

Sources:

Logithèque Forum des Biohygiénistes:   http://biohygieniste.leforum.eu/portal.php?pid=27

Référentiel des actes hors nomenclature de Montpellier:  http://www.chu-montpellier.fr/publication/inter_pub/R300/rubrique.jsp

Sporicidie en 5 minutes, mythe ou réalité ?

Dans le cadre de la désinfection des endoscopes la sporicidie en 5 minutes devenait une aubaine dans le cadre d’une amélioration ergonomique, organisationnelle et d’un gain de temps de travail. L’annonce a forcément été prise à la hâte par certains établissements comme une solution matérielle a d’éventuelles difficultés organisationnelles ou de ressources humaines, mais qu’en est t’il réellement ?

La SF2H n’a pas tarder à prendre posistion sur cette annonce et explique qu’actuellement 3 normes sont disponibles pour la détermination ou l’évaluation de l’activité sporicide des désinfectants, une norme française (NF T72-230/231) et deux normes européennes (NF EN 14347 et NF EN 13704). La norme NF T72-230/231 est la méthode française de référence pour l’évaluation de l’activité sporicide des désinfectants. Cette norme de base, utilisable dans tous les domaines y compris médical, est toujours d’actualité n’ayant été que partiellement remplacée par les normes européennes NF EN 14347 et NF EN 13704. La norme NF EN 14347 est une norme européenne de phase 1 utilisable dans tous les domaines y compris le domaine médical. La norme NF EN 13704 est une norme européenne d’application de phase 2 étape 1 réservée aux désinfectants utilisés dans le domaine de l’agro-alimentaire, dans l’industrie, dans le domaine domestique et en collectivité.

La SF2H rapelle un fait important, “ la liste positive des désinfectants (LPD) de la SF2H retenait comme critère d’inclusion, pour les désinfectants de dispositifs médicaux thermosensibles (rubrique D), la conformité à la norme NF T72-230/231 ou à la norme NF EN 14347 (référence LPD juin 2009). La norme NF EN 13704, bien qu’existant depuis 2002, n’a jamais fait partie des critères de sélection de la LPD, du fait de conditions opératoires particulières, non adaptées au domaine médical.

La revendication d’un temps de contact réduit pour la désinfection de haut niveau repose sur l’utilisation, par certains fabricants, de la norme NF EN 13704, en l’état ou modifiée” explique la SF2H.

La SF2H attire son attention sur 4 points importants et nous ajouterons un 5ième point sur l’aspect COFRAC mis en avant par certains laboratoires.

1- La norme NF EN 13704 ne peut pas être prise en compte en l’état pour démontrer l’activité sporicide d’un désinfectant de DM. En effet, plusieurs éléments la rendent non adaptée à la désinfection des dispositifs médicaux critiques :

- une seule souche est obligatoire (Bacillus subtilis), alors que Bacillus cereus peut être une souche limitante pour des désinfectants à base d’acide peracétique ;

- la réduction de 3 log est insuffisante au vu de l’objectif visé.

2- Certains fabricants modifient actuellement les conditions opératoires de la norme NF EN 13704 (inoculum, réduction logarithmique, souches, …) pour l’adapter au domaine médical. Or, la norme NF EN 14885 « Application des Normes européennes relatives aux antiseptiques et désinfectants chimiques » précise que si une norme est modifiée dans sa méthode, les fabricants ne peuvent pas en revendiquer la conformité. La modification de la norme NF EN 13704 s’appuie sur un projet de révision de la norme NF EN 14885, non encore publié à ce jour. Ce projet s’oriente vers une utilisation possible à l’avenir de normes d’un autre domaine :

- en l’absence de norme adaptée, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui (2 normes de sporicidie à disposition) et ce qui ne sera pas non plus le cas dans les années qui viennent (norme médicale de phase 2-1 en projet),

- à condition de le justifier scientifiquement,

- sous réserve que l’ensemble des conditions opératoires soient adaptées au domaine d’application du produit.

Si ce principe devait être confirmé, il serait nécessaire d’établir une liste unique des conditions opératoires à mettre en oeuvre pour une adaptation au domaine médical, ceci pour éviter toute modification subjective de la norme par les fabricants. Il resterait toutefois l’impossibilité de revendiquer la conformité à la norme, principe a priori maintenu dans le projet de révision.

3- Dans l’attente de la norme médicale européenne de sporicidie de phase 2-1 (en projet) et conformément à la note d’information de la SF2H sur l’évolution des normes relatives aux antiseptiques et désinfectants entre 2009 et 2011, il est recommandé de continuer à prendre en compte les normes NF T 72-230 et NF EN 14347. Bien que de phase 1, ces deux normes peuvent être utilisées transitoirement en l’absence de norme de phase 2-1 adaptée au domaine médical. Elles sont utilisables en l’état sans modification de la méthode, ce qui permet aux fabricants d’en revendiquer la conformité.

4- Quelle que soit la norme de sporicidie utilisée, les établissements sont également mis en garde vis-à-vis de l’application des nouveaux temps de contact préconisés : ces temps ne doivent pas avoir été établis à la concentration d’emploi du produit mais pour des concentrations inférieures de façon à disposer d’une marge de sécurité. Cette marge est fondamentale compte-tenu du type de dispositif médical traité (critique), de l’instabilité chimique et/ou microbiologique de certaines formulations à base d’acide peracétique et du caractère manuel de la procédure de désinfection de haut niveau.”

5 – Non explicité par la SF2H. La couverture du COFRAC des essais réalisés par un laboratoire ne doit pas être un faire-valoir sur l’efficacité d’un produit. Attention !!! Le COFRAC couvre les essais selon un référentiel … mails il faut absolument vérifier que le référentiel utilisé (la norme utilisée dans le cadre de ces essais) soit en conformité avec le secteur d’application. Ainsi il faut toujours prendre connaissance des normes citées par les fournisseurs afin de prendre connaissance du champ d’application exacte. Rappelons enfin, pour tout résultat labellisé COFRAC, de prendre connaissance de la couverture effective de la labellisation. En effet il n’est pas rare que le logo ne couvre que partiellement la feuille de résultat présentée. Dans ce cas une information explicite doit se trouver sur ce dit document.

TJP

Sources:

Note technique de la commission Désinfection de la SF2H Janvier 2012

Le passage des aînés aux urgences augmente le risque infectieux

Au Canada,  une enquête réalisée lors de l’épidémie de H1N1 par le Dr Caroline Quach , pédiatre à l’Hôpital de Montréal pour enfants, avait montré que,  contrairement à ce que croyaient les chercheurs, chez les enfants, une visite à l’hôpital n’avait pas d’incidence sur le nombre d’infections respiratoires ou de gastro-entérites.

Une nouvelle étude, menée par des chercheurs de Montréal, Rivière-du-Loup et Toronto qui ont examiné les conditions de vie des aînés établis dans des CHSLD (Centre d’Hébergement de Soins de Longue Durée), a permis de comparer les taux d’infection entre les patients ayant visité les urgences et ceux qui ne s’y sont pas rendus. Ainsi le Dr Quach s’est entourée de plusieurs collègues connaissant bien population.

L’étude a été financée par l’Institut canadien pour la sécurité des patients (ICSP), le ministère de la Santé du Québec et les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC).

Ainsi, 1200 personnes de 65 ans et plus vivant dans 22 CHSLD de Montréal, Québec, Rivière-du-Loup et Toronto ont été suivies durant deux ans. parmi elles, 424 personnes ont dû se rendre aux urgences pour traiter autre chose qu’une infection respiratoire ou gastro-intestinale. En les comparant avec celles qui n’étaient pas allées aux urgences, les chercheurs ont découvert les risques associés pour les personnes âgées. Ainsi ces personnes sont trois fois plus à risque de souffrir d’une infection respiratoire ou gastro-intestinale dans la semaine qui suit leur visite aux urgences.

Les résultats de cette recherche ont été publiés dans la revue scientifique Journal de l’Association médicale canadienne.

«C’est tout à fait différent pour les personnes âgées, explique la Dre Quach. Cette étude démontre l’importance d’améliorer la prévention des infections dans les hôpitaux, notamment par le lavage des mains. Ça démontre aussi l’importance de l’aménagement de chambres individuelles dans les établissements. Quant aux CHSLD, il est clair qu’ils doivent prendre des précautions quand une personne revient des urgences. Il reste à définir comment.»

TJP

Références:

Do Pediatric Emergency Departments pose a Risk of Infection?  Quach C, Moore DL, Ducharme F, Chalut D.  BMC Pediatrics 11:2, 2011.

Risk of infection following a visit to the emergency department: a cohort study Caroline Quach MD MSc, Margaret McArthur RN, Allison McGeer MD MSc, and colleagues

sources internet vulgarisées:

http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/sante/201201/24/01-4488757-les-visites-aux-urgences-risquees-pour-les-personnes-agees.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_lire_aussi_4488848_article_POS1

http://www.cyberpresse.ca/la-tribune/actualites/201201/24/01-4488848-infections-la-salle-durgence-mise-en-cause-selon-une-etude.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_lire_aussi_4488757_article_POS1

Les projets 2012 du Forum des Biohygiénistes (FBH)

Pour l’année 2012 le forum des biohygiénistes a déjà un planning bien chargé:

Tout d’abord, 2 rendez-vous imminents avec le rendu très prochain de l’enquête des pratiques 2011 sur “les contrôles microbiologiques de l’environnement” et la publication du programme de calcul d’activité des laboratoires d’hygiène hospitalière LABHYG BHN dans sa version 2012.1 basée sur la base de cotation des RHN de Montpellier (version 4.0). Cette dernière version est dors et déjà en tests finaux par des biohygiénistes.

Nous lancerons ensuite le lancement du questionnaire de satisfaction des membres du forum. Cela fait 2 ans que la dernière enquête de satisfaction a été lancée, il est important pour le forum de renouveler l’opération pour connaître les attentes de ses membres.

Puis enfin, viendra le temps de lancer, l’enquête 2012 en fin d’année. Cette année nous opterons pour une enquête moins odacieuse, moins grande en terme de quantité de données à traiter. En effet la dernière enquête a été longue car les données récoltées étaient importantes et parfois complexes. Rappelons juste, que ce travail est entièrement bénévole.

En plus de ces actions le forum restera au cœur des problématiques des biohygiénistes et sera présent lors du 8ième congrès “Biologie et Hygiène Hospitalière” qui aura lieu le jeudi 05 avril à l’ENCPB ainsi que lors des après-midi thématiques organisés par l’Association des Biohygiénistes.

Le Forum des Biohygiénistes est surtout un outil de travail collaboratif. Chacun peut s’il le souhaite participer aux différentes actions du forum et/ ou rejoindre l’équipe administrative.

Jean-Philippe TABUT.

ADMIN.

2011 le rapport annuel de notre blog made in WordPress.com

Les lutins statisticiens chez WordPress.com ont préparé un rapport annuel 2011 pour ce blogue.

Voici un extrait:

Un cable car à San Francisco contient 60 personnes. Ce blog a été visité environ 1 900 fois en 2011. Si c’était un cable car, il aurait fallu à peu près 32 voyages pour transporter autant de personnes.

Cliquez ici pour voir le rapport complet.

Les Techniciens de Laboratoire médicaux dans le fichier ADELI

Selon l’article L.4352-4 du code de lasanté publique, issu de l’ordonnance n°2010-49 du 13 janvier 2010 relative à la biologie médicale, les techniciens de laboratoire médical sont soumis à l’obligation d’enregistrement auprès de l’organisme désigné à cette fin par le ministre chargé de la santé, en vue notamment de l’alimentation du répertoire d’identification nationale des professionnels de santé.

Hier, vendredi 16 décembre 2011, La DGOS a rappelé à l’ordre l’ensemble de la profession par courrier par diffusion auprès des présidentes et présidents d’employeurs d’établissements publics et privés, des syndicats de biologie médicale et de l’ANTAB (Association Nationale des Techniciens en Analyses Biomédicales).

Le Forum des Biohygiénistes et son Blog diffuse bien entendu le courrier comme il a été fortement demandé aux adminisatrions de sites internet spécialisés et d’associations.

Pourquoi s’inscrire au fichier ADELI ?

Ce que dit le site internet officiel :

ADELI signifie Automatisation Des Listes. C’est un répertoire national d’identification des professionnels de santé qui contient des informations telles que l’état civil, la situation professionnelle et l’activité exercée. Il permet de :

  • Dresser des listes départementales des professions réglementées par le Code de la santé publique et le Code de la famille et de l’aide sociale
  • Attribuer la carte professionnelle de santé (CPS) et la carte personnel d’établissement.
  • Informer les professionnels.
  • Mettre en place des dispositifs de défense civile et de protection sanitaire des populations civiles (plan ORSEC).
  • Elaborer des statistiques pour la fixation des quotas d’entrée dans les écoles de formation et la planification de l’évolution démographique des professions  ” source (www.ars.iledefrance.sante.fr)

La liste des professionnels qui doivent s’inscrire:

- assistant de service social, – audioprothésiste, – diététicien, – épithésiste, – ergothérapeute, – infirmier, infirmier de secteur psychiatrique, – manipulateur d’électroradiologie médicale, – masseur- kinésithérapeute, – oculariste, – opticien-lunetier, – orthopédiste-orthésiste, – orthoprothésiste, – orthoptiste, – orthophoniste, – ostéopathe – pédicure-podologue, – psychologue – podo-orthésiste, – psychomotricien, – psychothérapeute – technicien de laboratoire. “source: http://www.ars.iledefrance.sante.fr/ADELI.125921.0.html

Que dois je faire ???

Le courrier dit: “Il appartient à chaque technicien de laboratoire médical de prendre contact avec la délégation territoriale de l’Agence régionale de santé dont il dépend, chargée de la tenue de ce répertoire.”

Combien cela va t’il me couter ?

Rien. L’inscription est gratuite

Je ne veux pas m’inscrire suis-je obligé de m’inscrire ?

La loi est ce qu’elle est, on ne vous demande pas votre avis. Vous devez vous inscrire comme tous les professionnels des professions concernées. L’inscription au fichier ADELI est la condition sinéquanone pour continuer à exercer légalement.

J’ai peur d’être fliqué !

 Le traitement informatique du répertoire ADELI (après avis de la C.N.I.L. N°98-29 du 24/03/1998 est mis en oeuvre sous la responsabilité de la D.R.E.E.S. (ministère chargé de la santé) par l’arrêté du 27/05/1998 précisant sa finalité et les destinataires des informations. Conformément à la loi informatique et libertés du 06/01/1978, vous bénéficiez d’un droit d’accès et de rectification pour les données vous concernant auprès de l’Agence Régionale de Santé (ARS). où vous êtes enregistré.

TJP

Sources légales:

Ordonnance n° 2010-49 du 13 janvier 2010 relative à la biologie médicale   JORF n°0012 du 15 janvier 2010 page 819 texte n° 43

Lettre de la DGOS du 16/12/2011 Enregistrement des techniciens de laboratoire médical dans le fichier ADELI

http://www.ars.iledefrance.sante.fr/ADELI.125921.0.html

http://www.ars.iledefrance.sante.fr/Formalites-pour-s-enregistrer.125922.0.html

http://www.sante.gouv.fr/repertoire-adeli.html

Le Cuivre solution écologique et économique de lutte contre les infections nosocomiales ?

Le centre hospitalier de Rambouillet dans les Yvelines teste actuellement pendant une période d’un an l’efficacité du cuivre dans la lutte contre les infections nosocomiales. La stratégie est simple éliminer tout d’abord le risque d’infections manuportées qui représentent 70 à 90% des infections nosocomiales. Ainsi du cuivre a été mis en place sur les poignées de portes, le portes battantes, les interrupteurs, les tablettes de lit, les robinets labellisés Antimicrobial Copper … Le cuivre est capable de tuer 90 à 100% des bactéries, virus ou champignons déposés sur une surface cuivré. Le cuivre oxydé (vert de gris) et encore plus efficace que le cuivre à l’état brute.

Rien ne sert d’astiquer et d’entretenir ce cuivre pour le rendre brillant… plus l’aspect du cuivre est gris plus sa surface est microbicide.

“Tout couvrir de cuivre ne servirait à rien. Nous avons ciblé, avec les équipes des services concernés, les objets les plus fréquemment touchés” explique Dr Patrick Pina praticien hygiéniste à Rambouillet dans un article du quotidien METRO du 25 novembre 2011.

Le Député Hervé FERON a interrogé dans l’hémicycle, le 28 juin 2011, au cours de la séance publique des questions orales sans débat, la Secrétaire d’Etat en charge de la Santé, Nora BERRA sur le sujet d’une généralisation du cuivre à l’hôpital afin de de lutter contre les infections nosocomiales. 1

Le 4 avril dernier, l’Institut européen du cuivre (ECI) et l’Université de Southampton ont présenté une expérience en direct sur Internet, montrant l’efficacité naturelle du cuivre contre des germes tels que le staphylocoque doré, en comparaison avec l’inox. “Dans des espaces intérieurs et à une température ambiante de 22°C, une surface en cuivre détruit 99,9 % des staphylocoques dorés résistants à la méticilline qui se trouvent à son contact, tandis que l’inox n’a aucune incidence “, expliquait Dr William Keevil, chercheur en microbiologie et directeur de l’Unité de santé environnementale à l’université de Southampton. 2

Mais qu’en est il du coût financier ?

Hervé Féron député PS de Meurthe-et-Moselle interrogé par le quotidien METRO (25/11/2011) estime que le coût d’un équipement équivalent à celui réalisé à Rambouillet serait inférieur au coût total des infections nosocomiales manuportées limitées. L’investissement à l’hôpital de Rambouillet aurait été de 1500 € auxquels s’ajoutent 10 000€ de frais d’installation. Le Cigma de Laval, premier établissement en France à expérimenter le cuivre, a déboursé 35.000 €. 3

Au mois de juillet, les premiers résultats d’une étude américaine ont été présentés à la première Conférence Internationale sur la Prévention et le Contrôle des Infections (ICPIC) de Genève. Il a été affirmé que le cuivre permettrait de réduire in situ de 40% le nombre d’infections nosocomiales. Un rapport du Sénat sur les politiques de santé publique, estimait en 2006 entre 730 millions et 1,8 milliard d’euros le surcoût lié aux infections nosocomiales par an. On voit bien l’économie réelle annuelle qui pourrait se concrétiser si la baisse de 40% des infections nosocomiales se confirmait avec l’utilisation du cuivre dans nos hôpitaux.

TJP

Sources scientifiques récentes:

- “Role of copper in reducing hospital environment Contamination”. A.L. Casey, D. Adams, T.J. Karpanen, P.A. Lambert, B.D. Cookson, P. Nightingale, L. Miruszenko, R. Shillam, P. Christian and T.S.J. Elliott. Journal of Hospital Infection (2010); 74 (1): 72-77.

- “Inactivation of Influenza A Virus on Copper versus Stainless Steel Surfaces”. J.O. Noyce, H. Michels and C.W. Keevil. Applied and Environmental microbiology (2007); 73 (8): 2748–2750.

- “Potential use of copper surfaces to reduce survival of epidemic methicillin-resistant Staphylococcus aureus in the healthcare environment”. J.O. Noyce, H. Michels, C.W. Keevil. Journal of Hospital Infection (2006); 63: 289.

Autres sources:

1: Vidéo:  Hervé FERON interroge la Secrétaire d’Etat en charge de la Santé – le cuivre, antimicrobien dans la lutte contre les infections nosocomiales – 28 juin 2011

2: Institut européen du cuivre (ECI) et l’Université de Southampton “Antibiotic-Resistant Germs Eliminated by Copper in Live Global Broadcast”, http://www.antimicrobialtouchsurface.com/

3Assemblée Nationale, 13e legislature, Question N° : 1538 de M. Hervé Féron

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